Le dessin « Daênâs sogdiennes » (), aussi connu comme « Divinités sogdiennes » (.; ) ou « Deux divinités féminines », est une peinture monochrome découverte par Paul Pelliot aux grottes de Mogao, qui se trouve dans la Bibliothèque nationale de France. Il a été peint au (fin de la dynastie Tang et la période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes) et est probablement associée au culte zoroastrien des Sogdiens.. L’historien voit dans les dépenses de « papier à image » en rapport avec le culte mazdéen des feuilles « de papier pour peindre les divinités mazdéennes destinées au », cette peinture en serait un exemple..

Description Les deux dames, assises face-à-face, la tête ceinte d’une auréole. Les deux sont représentées avec divers attributs : la dame à gauche, qui est assise sur un trône rectangulaire soutenu par une rangée de pétales de lotus, tient une coupe et un chien sur un plateau. Celle de droite est assise sur un chien ou loup, elle à quatre bras, les deux supérieurs soutenant les disques du soleil et de la lune, les deux inférieurs tenant un scorpion et un serpent. Les deux femmes portent une coiffure caractéristique, surmontée d’une sorte de bulbe (ou en forme de pêche) qui ne paraît pas chinoise.

Analyses vignette|180px|Les dames ouïghoures portent la même coiffure, . La peinture avait été publiée dans l’ouvrage de Jao Tsung-i en 1978, mais n’a suscité l’intérêt des chercheurs depuis qu’il était affiché dans l’exposition Serinde en 1995.

La coiffure en forme de pêche ressemble à la coiffure de la princesse ouïghoure. Le vêtement de celle de gauche, tout au moins, ne semble pas correspondre à la mode chinoise de l’époque. Les deux divinités représentées sont l’expression de croyances étrangères.

Selon Jiang Boqin, un professeur de l’Université Sun-Yat-sen, c’est une peinture zoroastrienne, et la dame à quatre bras est une déesse sogdienne ou zoroastrienne dont le nom est ., la déesse originaire de Mésopotamie.. L’historien Zhang Guangda croit que la femme à gauche représente Daênâ, celle de droite représente Daēva. Jiang Boqin d’accord avec Zhang Guangda que la femme à gauche étant Daênâ, mais il a déterminé que celle à droite est la déesse Nanā..

Notes

Références

Liens externes

Catégorie:Zoroastrisme Catégorie:Dynastie Tang Catégorie:Période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes Catégorie:Peinture religieuse Catégorie:Peinture chinoise Catégorie:Document conservé à la Bibliothèque nationale de France Catégorie:Religion dans la Chine médiévale