Jean Marie Boussard, né le à Cry (Yonne) et mort le à Paris, est un architecte français.
Biographie
Jean Marie Boussard est né dans une famille bourgeoise de l'Yonne. Il est le fils de Marie Louis Gabriel Boussard, médecin âgé de 31 ans, et de Anne-Joséphine Élisabeth Benoit, âgée de 23 ans. Son grand-père paternel était marchand de bois..
Après ses études primaires passées dans l'Yonne, Jean Boussard monte à Paris où il rejoint l'atelier d'Alexis Paccard à l’École des Beaux-Arts au milieu des années 1860. Fait remarquable, il ne concourt pas pour le traditionnel prix de Rome.
Sa carrière débute véritablement lorsqu'il intègre les Postes et Télégraphes en 1872. C'est pour le compte de cette administration qu'il construit ses bâtiments les plus prestigieux durant le dernier quart du siècle. Il fait appel à des illustrateurs et graveurs, tels Georges Garen qui fut son élève..
L'architecte s'illustre aussi dans le domaine de l'architecture domestique. Il réalise ainsi, principalement dans les 5 et 16 arrondissements de Paris, plusieurs immeubles d'habitation richement décorés. Il fait édifier également des villas « romaines » en banlieue parisienne et en province, telle celle d'Épinal (Vosges).
Enfin, Jean Boussard s'intéresse de près à l'architecture funéraire et conçoit plusieurs projets de tombeaux à Paris comme en province. Le plus abouti semble être celui de la famille De Courtais situé à Doyet (Allier).
Son agence est située 38 rue Ribera à Paris, dans un immeuble qu'il a lui même construit..
Parallèlement à sa carrière de bâtisseur, Jean Boussard s'illustre dans le domaine de l'édition. Ainsi est-il à l'origine de nombreux recueils d'architectures et d'articles publiés dans les revues Le Moniteur des architectes, la Revue générale d'architecture et des travaux publics ou La Semaine des constructeurs ainsi que dans L'Encyclopédie d'architecture..
Jean Marie Boussard meurt le en son domicile du 41 rue Ribera, à Paris ; il est inhumé au cimetière de Cry, dans un tombeau de famille qu'il a lui-même dessiné en 1887.
Distinction
Réalisations Immeubles et maisons d'habitation 48-50 rue des Bernardins à Paris (1879). Sur le pan coupé de la rue des Écoles, médaillon de Gaspard Monge (1746-1818). 66 avenue Kléber et 2 rue Cimarosa à Paris (1880). Immeuble non signé de cinq étages à sept et six fenêtres. La double porte semble postérieure. Médaillon de Domenico Cimarosa au coin. 93 avenue Kléber à Paris (1880). Immeuble signé et daté, de 6 étages et 7 fenêtres. Grand balcon filant au 5e étage. 24 boulevard Saint-Germain à Paris (1881). 7-9 place des Ternes (La cité mondaine) à Paris (1881-1882). Grand immeuble de 6 étages signé et daté dont les entrées se rejoignent sur une cour circulaire à 25 fenêtres. Fenêtres au coin et sur l'avenue de Wagram. Le sol des entrées est signé par l'entreprise Corbassière. Balcon filant en pierre au étage. 21 boulevard Saint-Germain à Paris (1881-1882, gravé). Immeuble de 6 étages tous différents avec 8 fenêtres par étage, signé J. Boussard. Fronton remarquable. Grand vestibule de classe. De part et d'autre de la double porte d'entrée, deux cariatides, sans bras ni jambes, se font face. 21 rue Greneta à Paris (1885). Immeuble de six étages à neuf fenêtres, signé. 17 rue des Bernardins à Paris (1890). Maison romaine d’Épinal (1892). Maison particulière d'une industrielle devenue siège de la bibliothèque municipale, aujourd'hui service des affaires culturelles de la ville d’Épinal. 4 rue Jean-Goujon à Paris (1894). 41 et 45 rue Ribera à Paris (1894). 40 et 42 rue Ribera et 5 rue Dangeau à Paris (1894). 76 et 78 avenue Mozart, 2 rue de l'Yvette et 13-15, rue de la Cure (arrière) à Paris (1896). 37 rue Ribera à Paris (1898). Hôtel particulier de trois étages, construit par l'architecte pour lui-mêmeDemandes de permis de construire parisiens, volume 6, Archives départementales de Paris.et aujourd'hui démoli. Château des Hautes-Montées (Château de la Chênaie) à Orléans (1898), 1 rue de l'Yvette à Paris (1911). 4 rue de l'Yvette à Paris (1911). 6 rue Jasmin, à Paris (1914-1916). 3 boulevard du 11-Novembre à Auxerre. Hôtel particulier. Villa La Montagne à Champigny-sur-Marne.
Architecture postale Hôtel des Postes d'Angers (1887). Désaffecté et actuellement occupé par un café. Caisse nationale d'épargne, rue Saint-Romain à Paris (1890). Actuellement siège de La Banque postale. Caisse d'épargne à Saint-Florentin (1890). Actuellement hôtel de ville. Hôtel des Téléphones (Central Gutenberg), 46bis rue du Louvre et 55 rue Jean-Jacques-Rousseau à Paris (1890). Partiellement incendié en 1908 et remanié par Charles Giroud. Grande Poste de Bordeaux (1892). Hôtel des Postes de Fontainebleau (1893). Central téléphonique Chaudron, 22 rue Chaudron à Paris (1896). Désaffecté et remplacé par le Central téléphonique de La Villette. Central téléphonique Gobelins, 40 boulevard de Port-Royal, Paris (1896) ; modifié en 1957. Poste téléphonique, 27 rue des Renaudes à Paris (1897) Hôtel des Postes d'Orléans (1898). Central téléphonique Ségur, 55 avenue de Saxe à Paris (1899-1900). Modifié à plusieurs reprises, actuellement partie de l'Hôtel Hilton Paris Eiffel.
Monuments funéraires Tombeau de la famille Boussard (1887) Tombeau de Charles Bontemps à Meudon Tombeau Florens à Paris.
Publications Ouvrages gravés . . . . . . . Recueil des tombeaux les plus remarquables exécutés de nos jours et représentés en perspective, Paris, Librairie polytechniques de J. Baudry, s.d., 52 pl. Monographies . .
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . .
Liens externes
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