Le muzain est une forme de neuvain, divisé en un quatrain suivi d'un quintil et non comme une simple strophe de neuf vers. Cette forme est particulièrement illustrée par le poète Abraham de Vermeil.

Histoire En 1600 paraît un recueil collectif, Seconde Partie des Muses françoises ralliées de diverses parts, publié par Matthieu Guillemot, à Paris. Cette anthologie contient la quasi-totalité des poèmes d'Abraham de Vermeil qui nous sont parvenus, dont vingt-neuf muzains. Il s'agit d'une . Selon Henri Lafay, .

Plus largement, Vermeil fait alterner quatrains et quintils dans de longs poèmes encomiastiques dédiés, entre autres, à Henri IV, Henri de Lorraine et Henri de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon.

Cependant, le muzain .

Technique Dans sa thèse sur Les strophes, publiée en 1912, Philippe Martinon présente .

Dans ses poèmes, . Vermeil emploie le muzain pour composer des hommages à ses grands modèles et les noms de Pindare, d'Homère, de Virgile, d'Horace, de Pétrarque, du Tasse et de Ronsard. Un autre muzain est même consacré à son propre nom en anagramme, peut-être trouvé d'abord par un de ses amis nommé Gourdin, :

« Les dédains, les rigueurs, les morts Me chassent comme chiens avides ; Amour bandant tous ses efforts M'abbat de ses mains homicides.

Et mourant je n'ai pour renom Que l'heur d'avoir esté sa fable : Pourquoi donc en tournant mon nom, Gourdin, ne treuves-tu sinon Ces mots, Ame d'heur amirable ? »

Anthologie La grande Anthologie de la poésie française publiée dans la Bibliothèque de la Pléiade cite deux muzains d'Abraham de Vermeil, dont celui-ci :

« Peux-tu bien être si cruelle Entre tant de douces beautés, Et peux-tu bien être si belle Entre tant d'aigres cruautés ?

Ces roses, ces lys qu’on ne touche Sans pâmer d'un baume vainqueur, Ces chants ravisseurs, belle bouche, Me sont un Printemps mais, farouche, Ce Non est l'Hiver de mon cœur. »

Bibliographie Ouvrages généraux .

Monographies édition critique avec une introduction et des notes par Henri Lafay,

Références

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