Kutupalong (en ) est un camp de réfugiés situé au Bangladesh (dans l'upazila d'Ukhia et le district de Cox's Bazar). Le camp héberge principalement des Rohingya fuyant les persécutions des musulmans en Birmanie. Le camp héberge plus de personnes en , environ selon une estimation d' et près d'un million en 2024 "Helvetas Bangladesh" 25.08.24."Ils vivent dans le plus grand camp de réfugiés du monde" , soit le camp de réfugiés le plus peuplé au monde.
Description
Le camp de Kutupalong est d'abord un camp contrôlé par le gouvernement bangladeshi et géré par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Il a été créé en 1992 pour accueillir les Rohingya fuyant la Birmanie. Le gouvernement contrôle un autre camp dans le district, celui de .
En , la population cumulée des deux camps est estimée à personnes.
À partir du , le flux de réfugiés augmente considérablement : entre fin août et début septembre, Rohingya fuient la Birmanie et plus de personnes entre et début 2018. Le camp officiel de Kutupalong ne peut gérer cet afflux et ces nouveaux réfugiés s'installent autour du camp, établissant divers bidonvilles. Ces différents bidonvilles (Ghumdum, Balukhali, Thangkhali…) croissent rapidement et se rejoignent. L'agrégation de ces bidonvilles est aussi appelée camp de Kutupalong, ou camp étendu de Kutupalong-Balukhali.
Le camp est situé le long de l'autoroute .
En , une estimation de la population du camp étendu est réalisée : il compte personnes (dont dans le camp officiel), soit le plus grand camp de réfugiés au monde, battant le camp de réfugiés de Dadaab, au Kenya qui comptait personnes en et le camp de en Ouganda.
Fin , le HCR estime que Rohingya sont arrivés au Bangladesh depuis le , principalement en 2017. Le camp de Kutupalong en héberge environ , selon une estimation d' et autres Rohingya sont hébergés dans le district.
En , l'OMS dresse un premier bilan d'une épidémie de diphtérie ayant débuté dans le camp en : 8645 cas et 45 décès, ce qui en fait, à cette date, la plus grande du .
Limitations progressives
À partir de , le gouvernement bangladais limite les communications par téléphone des réfugiés rohingya, les téléphones portables et cartes SIM saisis. Une clôture autour du camp pour empêcher les Rohingyas d'en sortir doit aussi être construite.
En , le gouvernement bangladais fait détruire un millier de boutiques des camps où les réfugiés pouvaient faire les courses. La raison officielle est que ces commerces étaient illégaux mais certains y voient la volonté de pousser les réfugiés à quitter les camps pour l'île de Bhasan Char.
Tentative de déplacement
Le gouvernement bangladais essaie, à partir de 2015, de déplacer, plus ou moins volontairement, une partie des réfugiés dans l'île de Bhasan Char. Ce déplacement est très critiqué car l'île isole les réfugiés du reste du monde, rend l'approvisionnement en eau et nourriture plus difficile et il y a de sérieux doutes sur la viabilité de l'île en cas de mousson (l'île est souvent submergée).
Références
Catégorie:Camp de réfugiés en Asie Catégorie:Rohingya Catégorie:Réfugié au Bangladesh Catégorie:Réfugié birman