Bailleul-le-Soc est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Bailleulois et les Bailleuloises. Géographie Localisation La commune de Bailleul-le-Soc se situe à au sud d'Amiens, à à l'est de Beauvais, à à l'ouest de Compiègne et à au nord de Paris..

Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Paris, dans la zone d'emploi de Compiègne et dans le bassin de vie d'Estrées-Saint-Denis

Communes limitrophes

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

La commune s'étend entre d'altitude. La mairie du village se situe à d'altitude. Le point le plus élevé se situe au lieu-dit Derrière Eloge à limite nord-ouest du territoire avec Fouilleuse. Le point le plus bas se trouve à la limite nord-est du territoire, au niveau de la rencontre des limites communales de Estrées-Saint-Denis et de Rouvillers. Le chef-lieu Bailleul-le-Soc se situe entre d'altitude, le hameau d'Éraine entre , le hameau d'Éloges-les-Bois à , la ferme d'Ereuse à et la ferme de Saint-Julien-le-Pauvre à d'altitude. Le territoire communal est constitué par une vaste plaine ponctuée de quelques vallons tel la Tranchée de Saint-Julien et le Fond de la Motte au sud et la Fosse des Essarts à l'ouest.

Il s'agit d'une grande commune dont le territoire est découvert et dépourvu d'eauLouis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 56. La craie occupe le pays de Bailleul-le-SocLouis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 12 et 13, formant la limite avec le plateau de PicardieHistoire de Clermont-en-Beauvaisis, des origines à nos jours, Claude Teillet, 1995, page 13, Office d'édition du livre d'histoire. Les terres sont recouvertes d'un diluvium argileux, roux ou brunâtre, compacte, ayant ordinairement plusieurs mètres d'épaisseur. Les cailloux sont accumulés au fond de cette couche dans le voisinage de la roche crayeuse. Cette espèce de sol constitue la plaine de Bailleul-le-Soc, on la voit à Saint-Julien-le-Pauvre et Éreuse. La commune se trouve en zone de sismicité 1, c'est-à-dire très faiblement exposée aux risques de tremblement de terre..

Hydrographie vignette|upright=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Bailleul-le-SocLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.

Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Margny-lès-Compiègne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Hormis les espaces bâtis, qui représentent de la superficie (3,5 %), la commune se compose à 90,6 % de cultures sur . L'ensemble des espaces boisés que sont les bois d'Eraine et d'Eloge ainsi que les quelques parcelles au nord-ouest et près de la ferme de Saint-Julien-le-Pauvre totalisent , soit 5 % du territoire. Les vergers et prairies totalisent ..

Urbanisme Typologie Au , Bailleul-le-Soc est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne..

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (94 %), forêts (3,5 %), zones urbanisées (2,5 %)..

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Hameaux et lieux-dits La commune est composée de cinq hameaux : Bailleul-le-Soc, chef-lieu au centre du territoire ; Éraine, au nord-est ; Éloge-les-Bois, au nord-ouest ; Éreuse, à l'est ; La ferme de Saint-Julien-le-Pauvre, au sud-est.

Morphologie urbaine Le village de Bailleul, situé au milieu d'une grande plaine, comprenait en 1890 aux habitations regroupées en plusieurs rues partant d'une place appelée place de la Ville : les principales rues étaient la rue d'En-Bas, la Grande-Rue, la rue Neuve, la rue du Chat et la rue de la Marquenelle31. Éraine est un hameau placé au nord de Bailleul-le-Soc, (qui comprenait en 1890) aux habitations disposées en une large rue32. Aujourd'hui, le village se compose des rues suivantes : la rue du Chat, la rue Lambine, la rue Neuve, la rue de la Chapelle-Lorette, la route d'Ereuse, la Grande-Rue, la rue des Ongres, la rue des Charrons et de la rue Marquenelle.

Habitat et logement En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 280, alors qu'il était de 266 en 2016 et de 252 en 2011..

Parmi ces logements, 91,6 % étaient des résidences principales, 2,6 % des résidences secondaires et 5,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5,1 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Bailleul-le-Soc en 2021 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (2,6 %) supérieure à celle du département (2,4 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).

+ Le logement à Bailleul-le-Soc en 2021. Typologie Bailleul-le-Soc. Oise. France entière. Résidences principales (en %)91,690,582,2 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)2,62,49,7 Logements vacants (en %)5,878,1

Voies de communication et transports La commune est desservie par quatre routes départementales : la D 75, la D 101, la D 152 et la : la route départementale 75, reliant Rieux à Rouvillers, arrive sur le territoire par le sud et pénètre dans le village par la rue Marquenelle. Elle quitte le village par la Grande-Rue puis traverse le hameau d'Éraine par l'allée des Acacias. La route départementale 101, débutant à Bulles et se terminant à Estrées-Saint-Denis, arrive depuis l'ouest en passant à Éloges-les-Bois, puis entre dans le village par la rue du Chat. Elle croise ensuite la D 75 puis quitte le chef-lieu par la rue des Charrons avant de rejoindre Estrées-Saint-Denis. La route départementale 152, reliant Montgérain à Blincourt, passe à Éraine où elle croise la D 75 puis aux fermes d'Ereuse et de Saint-Julien-le-Pauvre où son itinéraire croise la D 101 entre ces deux sites. La route départementale 161, débutant à Catenoy, rejoint la D 75 au sud de Bailleul-le-Soc. Plusieurs routes communales traversent le territoire communal : entre Éraine et Estrées-Saint-Denis, entre Ereuse et Bailleul-le-Soc.

La gare la plus proche de la commune est celle d'Estrées-Saint-Denis à à l'est sur la ligne d'Ormoy-Villers à Boves reliant en partie Compiègne à Amiens. Située sur la ligne de Creil à Jeumont, la gare de Pont-Sainte-Maxence se trouve à au sud.

La commune est desservie, en 2023, par les lignes 659, 6301, 6304 et 6343 du réseau interurbain de l'Oise.. Bailleul-le-Soc est relié par une navettes de regroupement pédagogique intercommunal (ligne 6810) aux communes de Cressonsacq, Beaupuits, Grandvillers-aux-Bois et Rouvillers par le hameau d'Éraine.

Le circuit n° 6 de cyclotourisme de l'Oise passe à Éraine..

Toponymie La commune porta différents noms au cours de son histoire : Ballol au , Bailluel en 1187, Baillol en 1199, Baillol-le-Chotte en 1357, Bailleul-le-Sot en 1373 puis Bailleul-le-Socq au venant du latin Baillolium siccum (« Bailleul-le-Sec »). Le village aurait pris son nom, d'après certains étymologistes, du celtique bali, « avenue d'arbres », d'où le diminutif baliolum, « petite avenue ». D'autre part, on pourrait voir dans Bailleul la racine baille, baillum, « lieu fermé de palissades ». Ce toponyme est issu d'un dérivé du picard et de l'ancien français baille.. La ville a été nommée d'après la palissade qui l'entourait.

« Bailleul-le-Sec » en 1536., du fait que son territoire est découvert et dépourvu d'eau.

Le hameau d'Éraine s'appelait en 1285, puis et . La ferme d'Éreuse se nommait en 1145, et vers 1150, en 1206 et en 1228. Si on voulait écrire correctement le nom d'Éloges-les-Bois, il faudrait l'appeler les , ou les : ce sont les deux noms sous lesquels ce hameau a été désigné du au . On avait l'habitude de dire , si bien qu'on ne tarda pas à perdre de vue l'origine de l'appellation et à écrire : , orthographe qui a persisté. Les loges étaient, à l'origine, des cabanes construites de planches et de branchages dans les bois défrichés32 et 33.

Histoire Moyen Âge À côté de l'abbaye de Saint-Denis, qui, au , est le propriétaire du bois appelé la forêt de Saint-Denis, d'autres religieux viennent défricher la contrée, qui reste entièrement boisée jusqu'en 1150. Les plus anciens possesseurs de l'autre partie de ces bois sont les moines de l'abbaye de Saint-Wandrille, près de Rouen ou plutôt les religieux d'un de leurs prieurés, fondé en 693 à Rivecourt par le roi Childebert IV en l'honneur de saint Wandrille : c'est sans doute ce roi ou l'un de ces successeurs qui donne à ce prieuré le bois dénommé depuis forêt de Saint-Wandrille.