Jean-Baptiste Royer, né le à Cuiseaux (généralité de Bourgogne, actuel département de Saône-et-Loire), mort le à Besançon, est un ecclésiastique et un homme politique de la Révolution française.
Entre 1789 et 1798, il est député à l'Assemblée nationale constituante, à la Convention nationale et au Conseil des Cinq-Cents. Entre 1791 et 1792, il est évêque constitutionnel de l'Ain puis, entre 1798 et 1801, évêque constitutionnel de la Seine.
Biographie
Mandat à la Constituante En 1789, Jean-Baptiste Royer, alors curé de Chavanne (département de Haute-Saône), est élu représentant suppléant du clergé pour le bailliage d'Aval aux États généraux. Il est admis à siéger dès le début de la session parlementaire, à la faveur de la démission d'Ignace François Xavier Bruet, curé d'Arbois.
Mandat à la Convention La monarchie constitutionnelle, mise en application de la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Royer, devenu évêque du département de l'Ain, est réélu député, le troisième sur six, à la Convention nationale..
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention et le bannissement à la paix et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul MaratArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793, p. 71., qui le dénonce un mois plus tard dans son journal comme « membre de la faction des hommes d’État ».. En mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.. En octobre, il est décrété d'arrestation sur motion de Jean Pierre André Amar, membre du Comité de sûreté générale : il fait partie des soixante-treize députés qui ont protesté contre l'arrestation des députés girondins le 2 juin 1793.. Lui et les autres signataires sont réintégrés à leur siège en frimaire an III ()..
thumb|left|L’interrogatoire de « Louis le dernier » par la Convention.Fin , il constitua avec Grégoire, Desbois et Saurine le groupe des « Évêques réunis à Paris » qui se donna pour mission de régénérer l’Église de France gravement affaiblie par la campagne de déchristianisation et les démissions d’évêques et de prêtres.thumb|left|Notre-Dame de Paris au . Élu par ses collègues, conformément au décret des deux tiers, le au Conseil des Cinq-Cents, il y siégea jusqu'au , devint évêque constitutionnel de la Seine, siégant à Paris, et fut installé à Notre-Dame de Paris le . Compromis dans le discrédit de l'Église constitutionnelle, il démissionna en et se retira à Besançon auprès de l'archevêque Claude Le Coz, qui le fit chanoine de Besançon. Royer adressa au pape la rétractation de ses serments révolutionnaires, et se voua, dans les dernières années de sa vie, au service des malades.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Rodney J. Dean, L'abbé Grégoire et l'Église constitutionnelle après la Terreur 1794-1797, Paris, 2008. , tome 5, Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises, première série, 1787 à 1799, tome .
Articles connexes Diocèse de Belley Liste des députés de l'Ain Histoire de l'Ain
Liens externes
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