Hadancourt-le-Haut-Clocher est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. Géographie Description vignette|gauche|Ambiance du village : la rue de la Croix du Bellay. Hadancourt-le-Haut-Clocher est une commune rurale du Vexin français située à l'extrémité sud-ouest du département de l'Oise et limitrophe du département du Val-d'Oise.

D'un relief varié, son point culminant est le bois de la Molière. Depuis le point de vue de Saint-Cyr, au hameau de Lèvemont, on peut admirer un panorama très étendu sur le Nord-Ouest de la région parisienne, et y apercevoir par temps clair la tour Eiffel, à à vol d'oiseau.

+ Quelques distances depuis les agglomérations voisines Ville Commentaire Département Code Distance Magny-en-Vexin Marché, commerces Val-d'Oise 95 Chars Gare SNCF, commerces Val-d'Oise 95 Chaumont-en-Vexin Chef-lieu, commerces, gare SNCF Oise 60 Gisors Marché, commerces, gare SNCF Eure 27 Cergy-Pontoise Grande agglomération Val-d'Oise 95 Beauvais Préfecture, aéroport Oise 60 Paris Capitale Paris 75 Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle Aéroport international Val d'Oise 95

Communes limitrophes

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Hadancourt-le-Haut-ClocherLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Jaméricourt à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Hadancourt-le-Haut-Clocher est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne..

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (82,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (72,8 %), forêts (17,7 %), zones agricoles hétérogènes (9,5 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Lieux-dits, hameaux et écarts La commune se compose du village et de trois hameaux : Damval, Lèvemont, le Mesnil-Lance Levée.

Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 175, alors qu'il était de 159 en 2013 et de 147 en 2008.

Parmi ces logements, 86,8 % étaient des résidences principales, 7,8 % des résidences secondaires et 5,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,2 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Hadancourt-le-Haut-Clocher en 2018 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (7,8 %) supérieure à celle du département (2,5 %) mais inférieur à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 91 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (91,7 % en 2013), contre 61,4 % pour l'Oise et 57,5 % pour la France entière..

+ Le logement à Hadancourt-le-Haut-Clocher en 2018. Typologie Hadancourt-le-Haut-Clocher Oise. France entière. Résidences principales (en %)86,890,482,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)7,82,59,7 Logements vacants (en %)5,47,18,2

Voies de communication et transports La commune est desservie par les axes de circulation suivants : la RD 153 : route de Beauvais à Mantes-la-Jolie ., la D 915 , qui est le tracé initial de l'ancienne RN 15 : route de Pontoise à Dieppe qui passe à 2 km, à Lierville, au carrefour de « Branchu »,

Par les autoroutes A15, ou bien A13 / A14, Hadancourt-le-Haut-Clocher est à seulement une heure du centre de Paris.

La commune est desservie, en 2023, par les lignes 6106, 6133 et 6146 du réseau interurbain de l'Oise.. Elle est également desservie par la ligne 95-46 du réseau de bus du Vexin..

Le sentier de grande randonnée GR 11 y passe.

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes apud villam que dicitur Hadencuria (vers 1160) ; Lambertus presbiter de Hadencurt (1188) ; de hadencort (1237) ; hadencuria (1240) ; Hadencuria (1266) ; Hadancourt le haut clocher (1777) ; Hadancourt le Haut Clocher (1942)..

Le clocher, qui donne son nom au village, mesure 33 mètres de haut et trône à 138 mètres d'altitude. Il a dû être reconstruit plusieurs fois à cause des intempéries et tempêtes..

Le hameau Le Mesnil-Lance Levée doit son nom à un seigneur du : Gauthier Lance Levée.

On attribue à Damval la signification de « val de la Dame ».

Le hameau de Lèvemont a vu son accent voyager au cours des siècles. Il doit son nom à sa situation naturelle en hauteur, sur le rebord d'un relief important d'où l'on domine tout le voisinage, appelé la Molière de Serans.

Histoire Antiquité Une voie romaine traversait le territoire communal du nord-est au sud-ouest : sans doute la voie de Beauvais (60, Oise), Caesaromagus, vers Chartres (28, Eure-et-Loir), Autricum, par Saint-Clair-sur-Epte (95, Val-d'Oise), Petromantalum.

Des vestiges gallo-romains ont été trouvés dans différents lieux de la commune : en bordure du CD 153 (route de Beauvais à Mantes-la-Jolie 78, Yvelines), au lieu-dit « chemin de Lierville » cinq sites gallo-romains présentant des céramiques ; près des « Grands Bois », et au sud du village près du vieux chemin vers Nucourt (95, Val-d'Oise), des tegulae et imbrices (tuiles plates ou rondes) ; au sud-ouest, sans doute les restes de trois bâtiments. Mais c'est à la limite des communes de Hadancourt et de Serans (60, Oise) qu'a été mis au jour un site gallo-romain remarquable, comportant au moins dix bâtiments, dont l'importance est attestée par la découverte de et d'un hypocauste (chauffage central gallo-romain), ainsi que de nombreux morceaux de céramique, dont certains signés. Les sources de Lèvemont ont été captées pour alimenter l'ensemble du siteMarie-Solange Dubreucq, "Hadancourt-le-Haut-Clocher", Les Cahiers de la S.G.B.E., (1995), p. 18-30.

Ancien Régime

Les seigneurs Parmi les seigneurs ayant eu en possession les terres de Hadancourt, les Gaudechard (ou Godechar) de Bachivillers (60, Oise), sont seigneurs vers 1470.

Dans la première moitié du , les hameaux du Mesnil-Lance Levée et de Damval ont pour seigneur Ferry de Boulainvilliers., très vraisemblablement à la suite de son mariage vers 1530 avec Isabelle de Mornay de Buhy., les Mornay étant apparentés aux Gaudechart de Bachivillers. Les Boulainvilliers conservent ces domaines jusque dans la première moitié du , avec notamment Philippe de Boulainvilliers, seigneur de Damval (alors orthographié "Dampval"), marié à Denise de Fossés en 1592, et Léonor/Léonard de Boulainvilliers-Dampval, chevalier de Malte.

Par la suite, Hadancourt, Lèvemont et Damval ont appartenu au à la famille Pasquier de Franclieu. par Alexis Pasquier de Franclieu, dont la fille Charlotte Élisabeth épouse en 1724 Pierre-Anne de Courten († 1744 à Kembs, dans l'actuel département du Haut-Rhin). La famille de Courten qui est originaire du Valais suisse transmet ensuite, toujours par alliance, ses possessions dans le Vexin à la famille Le Bouteiller de Cléry de Serans à l'occasion du mariage en 1746 de leur fille Elisabeth-Claire de Courten avec son cousin germain Charles-Alexis de Cléry de Serans. Le fils de Charles-Alexis et d'Elisabeth-Claire, Charles-François de Cléry, naquit à Damval le , et deviendra à 52 ans, en 1800, maire de Serans.

Notons que le manoir seigneurial de Hadancourt avait, lui, cessé d'exister bien longtemps avant la Révolution.

Les hameaux Damval correspond à une ancienne seigneurie (évoquée ci-dessus), dont le manoir a été détruit vers 1780. La chapelle qui en dépendait était encore visible vers le milieu du . Un plan de 1811 en montre encore des bâtiments.

Lèvemont était le siège d'un prieuré (ou cure) sous patronage de l'abbaye de Saint-Germer-de-Fly (60, Oise). Le bâtiment subsiste sous la forme d'une jolie propriété, que l'on voit en arrivant à Lèvemont. Entourée dans le passé de nombreuses maisons, se tenait à Lèvemont une église paroissiale dédiée à saint Cyr et sainte Julitte (et non Juliette), martyrs du . Ornée notamment de chapiteaux romans historiés, grossièrement sculptés, l'historien Frion, en 1859, date son origine du , et Régnier, en 1921, en fait une description très détaillée. Lèvemont compte 22 feux en 1712, 24 en 1789, soit un peu plus de 80 habitants, mais dont 10 ont besoin d'assistance. À la Révolution française, Lèvemont est institué comme commune. Mais en 1806, ses habitants demandent leur rattachement à Hadancourt par lettre au préfet. Cette fusion ne sera toutefois obtenue qu'une vingtaine d'années plus tard, par ordonnance royale du .