, née le ) est une femme politique japonaise. Elle est membre du Parti libéral-démocrate du Japon et membre de la Chambre des représentants pour le Bloc de représentation proportionnelle Chūgoku.. En , elle devient secrétaire parlementaire chargée des Affaires intérieures et des Communications dans le cabinet Kishida, puis démissionne en décembre de la même année après plusieurs controversesM. Nakajima et Y. Ono, History of sexist, anti-LGBTQ remarks by Japanese vice-minister Mio Sugita, The Mainichi (24 août 2022)..

Éducation et carrière Sugita est diplômée de la faculté d'agronomie de l'université de Tottori (1990)..

Elle a travaillé comme fonctionnaire dans une administration locale. Elle a été membre du Parti de la Restauration du Japon et du Parti pour le Kokoro japonais avant de rejoindre le Parti Libéral Démocrate du Japon.. Elle est élue pour la première fois à la Chambre des représentants en 2012. Elle est classée à l'extrême droite.

En , le PLD retire à Mio Sugita ses charges au sein du parti à la suite d'irrégularités dans ses rapports financiers. En , elle annonce sa décision de ne pas se présenter aux élections législatives de la fin du mois, sans pour autant renoncer à la politique.

En , le PLD annonce que Mio Sugita sera de nouveau candidate pour le parti aux prochaines élections, ce qui suscite quelques critiques parmi ses parlementaires. Elle se présente en vain lors des élections à la Chambre des conseillers de juillet 2025.

C'est de nouveau sans succès qu'elle se présente aux élections législatives de février 2026.

Positions politiques et controverses

Jardins d'enfants En , Sugita a écrit un article dans le Sankei Shinbun dans lequel elle présentait son opposition à l'augmentation du nombre de crèches..

Femmes de réconfort En 2013. Sugita s'est associée à d'autres membres du Parti de la Restauration du Japon, Yuzuru Nishida et Hiromu Nakamaru, pour demander le retrait d'une statue à Glendale, dans le Comté de Los Angeles, en Californie. Cette statue commémore 200 000 « femmes de réconfort » de Corée et d'autres pays, « esclaves sexuelles des soldats japonais pendant la Seconde Guerre mondiale ».. D’après les adversaires de cette statue, dont Sugita, et leur nombre est artificiellement exagéré... Les trois personnalités politiques ont également indiqué qu'elles voulaient que le Ministère Japonais des Affaires Étrangères revienne sur les excuses officielles prononcées dans les années 1990 sur le sujet.

En , Sugita a été condamnée en appel par le tribunal d'Osaka pour avoir diffamé des professeurs d’université menant des recherches sur les femmes de réconfort.

Commentaires sur le viol Sugita est apparue en 2018 dans le documentaire de la BBC Japan's Secret Shame. consacré au viol présumé de Shiori Ito. Dans une interview, Sugita a déclaré : . ainsi que ..

Sugita semble se moquer d'Ito, "Makura eigyo daishippai" (Technique de vente de l'oreiller: échec total)..

Sollicitée pour un commentaire à propos du documentaire par le Mainichi Shimbun, Sugita a déclaré que la vidéo avait été modifiée et ses propos dénaturés, et qu'elle envisageait de montrer ses propres images de l'interview.

Sugita a été critiquée par Lully Miura, professeure de l'Université de Tokyo qui a écrit, .

Elle déclare en , afin de justifier l'acquittement controversé de plusieurs hommes accusés de viols et d'inceste, que « les femmes peuvent mentir autant qu'elles veulent. »

Commentaire sur les personnes LGBT vignette|Manifestation après des déclarations de Mio Sugita, juillet 2018. Après de nombreuses publications antiféministes et anti-LGBT dans le magazine Shincho 45, en , Sugita y écrit un article dans lequel elle décrit les couples LGBT+ comme .. Elle y fait valoir que .. Ses commentaires controversés ont été dénoncés par diverses personnalités politiques japonaises, y compris Kanako Otsuji, l'ancien premier ministre japonais Yukio Hatoyama et l'ancien secrétaire parlementaire Shunsuke Takei..

En réponse à cet article, les 27 et , des milliers de manifestants se sont rassemblés à Tokyo devant le siège du Parti Libéral Démocrate pour demander au parti sa démission, ainsi qu'à Osaka.P. Mesmer, Au Japon, la communauté LGBT se mobilise contre le « discours de haine » d’une députée, Le Monde (30 juillet 2018).Patrick Carland-Echavarria, We Do Not Live to Be Productive: LGBT Activism and the Politics of Productivity in Contemporary Japan, The Asia-Pacific Journal - Japan Focus 20, 2, 1 (Article ID 5669) (15 janvier 2022).. Le , le PLD a annoncé sur son site internet qu'il avait recommandé à Sugita de se renseigner sur le sujet et d’être mieux informée sur la question des différences sexuellesLDP ‘instructs’ Sugita to educate herself after anti-gay article, The Asahi Shimbun (3 août 2018).. Après que le magazine Shincho 45 a publié un numéro complet pour prendre la défense de l'article de Sugita, la maison d’édition Shinchosha s'est publiquement excusée pour cette série d'articles et a pris la décision d’arrêter la publication du magazineJustin McCurry, Japanese magazine to close after Abe ally's 'homophobic' article, The Guardian (26 septembre 2018)..

Procès en diffamation En 2019, quatre professeurs du Kansai, spécialistes en théorie du genre et en féminisme, ont intenté un procès en diffamation contre Mio Sugita après qu'elle a critiqué dans des vidéos sur internet et sur son compte Twitter leur usage de subsides gouvernementaux pour faire des recherches sur l’égalité des genres et sur les femmes de confortGender theory professors sue LDP’s Sugita for critical remarks, The Asahi Shimbun (13 février 2019)..

En , Mio Sugita a été condamnée pour diffamation par le tribunal d'appel de Tokyo pour avoir montré son approbation en cliquant en-dessous de messages Twitter diffamatoires envers Shiori Itō, une journaliste luttant pour faire reconnaître le viol dont elle a été victimeAgence Kyodo, Damages awarded to Japan's #MeToo symbol over defamatory tweet likes, The Mainichi (20 octobre 2022)..

Commentaires sur les Aïnous et les zainichi En 2016, sur son blog, Mio Sugita s'est moquée d'Aïnous et de zainichi qui témoignaient de l'existence de discriminations au Japon. En , le de Sapporo a reconnu que ces écrits constituaient une violation des droits de l'homme des Aïnous et a demandé à Sugita de les effacerShu Furukawa, Japan lawmaker's post against Ainu deemed to have violated human rights, The Mainichi (21 septembre 2023) ; LDP Sugita’s social media post insulting Ainu is human rights violation, Japan Press Weekly (25 septembre 2023)..

Références

Liens externes

Site Officiel

Catégorie:Naissance en avril 1967 Catégorie:Personnalité de l'extrême droite japonaise Catégorie:Membre de la Chambre des représentants du Japon Catégorie:Révisionnisme japonais Catégorie:Député de la 48e législature de la Chambre des représentants du Japon Catégorie:Soutien politique de la secte Moon Catégorie:Personnalité de l'Association pour la restauration du Japon Catégorie:Personnalité du Parti pour le Kokoro japonais Catégorie:Personnalité du Parti libéral-démocrate (Japon) Catégorie:Naissance à Kobe