La Forge (, Kouznitsa) est une association littéraire active à Moscou de 1920 à 1932. Elle est à partir de 1928 une composante de l'Union pan-soviétique des associations d'écrivains prolétariens (VOAPP).
Historique À l'origine l'association la Forge est composé d'« écrivains prolétariens », qui ont quitté en le Proletkoult. Parmi eux, , Mikhaïl Guerassimov, , . Plus tard, ils sont rejoints par , Vladimir Kirillov, , S. Casino, , , et Fiodor Bassiounine (Kamanine). En , ils fondent le journal et ils retiennent en ce nom pour leur groupe.
Dès sa création, le groupe s'oppose aux tendances et écoles littéraires d'avant la révolution, notamment le Symbolisme, le Futurisme, et l'Imaginisme. Il se prononce dans ses manifestes pour la primauté de la littérature de classe, prolétarienne, l'extirpation des contenus « bourgeois » de la poésie, le respect du cadre formel dans la versification, et pour une expression authentique de l'esprit prolétarien. L'artiste-prolétaire devient médium de sa classe. La rhétorique de la Forge est complètement idéologique. Cependant, elle ne reconnaît pas au parti communiste la direction de la culture. Les écrivains de la Forge rejettent la NEP, et dénoncent une politique de trahison des principes de la révolution mondiale.
Le groupe prétend à un rôle de premier plan dans le développement de la nouvelle culture prolétarienne de la culture et à son initiative, le congrès russe des écrivains prolétariens est convoqué du 18 au . Ce congrès crée l'Association pan-russe des écrivains prolétaires et élit un conseil d'administration dont plus de la moitié est constituée de membres de la Forge.
Cependant, à partir de 1923, commence une période de scissions et de déclin. En , Semion Rodov, et quittent la Forge pour organiser une nouvelle association d'écrivains prolétariens, Octobre, qui supplante bientôt la Forge dans sa position de leader. En Mikahaïl Guerasimov et Vladimir quittent le groupe et également le parti communiste. À cette époque, le président du conseil d'administration de la Forge est G. Iakoubovski, et la direction comprend les romanciers Fiodor Gladkov, Vladimir Bakhletiev, , , et Alexeï Novikov-Priboï.
En 1924, la Forge fait bloc avec le Passage d'Alexandre Voronski, et tient une conférence conjointe contre l'Association moscovite des écrivains prolétariens (MAPP). Au début de l'année 1925, elle change radicalement de position, s'engageant aux côtés de la MAPP lors de la conférence pan-soviétique des écrivains prolétariens. En 1928, elle tente de créer une organisation de masse, capable de rivaliser avec l'association russe des écrivains prolétariens (RAPP), et tous les groupes régionaux sont réorganisés dans des sociétés pan-soviétiques des écrivains prolétariens de la Forge. La RAPP sort vainqueur en 1929 de ce conflit, et, en , le conseil central de la Forge se soumet, à certaines conditions. À la fin de 1930, la Forge est scindée en deux organisations : le groupe moscovite, dirigée par Bakhmetiev, et la Nouvelle Forge dirigée par . Toutes deux sont des composantes de la RAPP.
La Forge se réunissait le jeudi au 33, , à Moscou. Elle invitait à ces réunions les autres groupes littéraires de Moscou. Elle a publié dans les années 1920 les journaux , , , L'Avant-garde prolétarienne.
Selon l'historien allemand Wolfgang KasackКазак В. Лексикон русской литературы XX века = Lexikon der russischen Literatur ab 1917 / [пер. с нем.]. — : РИК «Культура», 1996. — XVIII, 491, с. — 5000 экз. — .. — С. 215. :
Notes et références
Bibliographie
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Catégorie:Organisme fondé en 1920 Catégorie:Assemblée d'écrivains Catégorie:Organisme disparu en 1932