Jonquières est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. Géographie Description Jonquières est un gros village périurbain du Compiègnois dans le département de l'Oise, situé sur la rive droite de l'Oise à de la rivière à vol d'oiseau, dans la plaine d'Estrées, entre Clermont et Compiègne, sur l'itinéraire de la RN 31 Rouen - Reims et non loin de l'autoroute A1 et de la LGV Nord, à l'ouest.

Le chef-lieu d'arrondissement de Compiègne est éloigné de , et le chef-lieu d'arrondissement de Clermont de . La distance orthodromique avec la capitale, au sud-ouest, est de , et le chef-lieu de département Beauvais est distant de .

Louis Graves indiquait en 1832 que la commune comprenait « une partie des coteaux sablonneux qui traversent de l'Est à l'Ouest la région moyenne du canton; le Mont-Hard, le Montduette, la butte du Moulin, dépendent de cette commune dont le territoire fort tourmenté s'étend principalement dans la direction du Nord au Sud. Le village est placé entre les buttes, de Montduette et de Mont-Hard ; ses rues sont larges et en bon état à cause de leur nature sablonneuse, sur Google Livres. ».

Communes limitrophes

Géologie et relief vignette|Vue sur le Mont d'Huette depuis le sud. Le territoire communal s'étend sur , à une altitude comprise entre 55 et .

Quatre buttes boisées cantonnent le village, dont trois se situent, au moins en partie, sur le territoire communal : le Bocquet au sud-est (Le Meux), le mont Hart au sud-ouest, le mont Clergé au nord-ouest et le mont d'Huette, le plus élevé, culminant à d'altitude.. Ces buttes sont constitues géologiquement, à leur base par des sables dits de Bracheux (réservoirs d'une nappe phréatique), surmontés d'argile à lignite et de sables, avec une couche de calcaire grossier au sommet.

Le relief de la commune est vallonné autour du village, mais devient plus plat vers le nord.

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de JonquièresLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Margny-lès-Compiègne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Paysages Jonquières apparaît comme un village de transition entre la vallée de l'Oise au sud, la Plaine d'Estrées-Saint-Denis à l'ouest et le plateau de Margny-lès-Compiègne au nord.

Hormis les quatre buttes, d'autres parties de la commune sont couvertes de forêts, la plus étendue étant le bois de Caubrières au nord du hameau de Montplaisir..

Urbanisme La terre argileuse de la commune a permis la fabrication de tuiles et briques qui contribuent à l'architecture caractéristique du village.

Typologie Au , Jonquières est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Compiègne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (60,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,3 %), forêts (34,5 %), zones urbanisées (5,5 %), prairies (3,5 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Lieux-dits, hameaux et écarts Jonquières comporte un hameau, Montplaisir, à au nord-nord-est du village.

Habitat et logement En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 275, alors qu'il était de 261 en 2015 et de 243 en 2010.

Parmi ces logements, 93,1 % étaient des résidences principales, 3,3 % des résidences secondaires et 3,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,3 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Jonquières en 2020 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3,3 %) supérieure à celle du département (2,4 %) mais inférieure et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 81,2 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (81,4 % en 2015), contre 61,4 % pour l'Oise et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Jonquières en 2020. Typologie Jonquières. Oise. France entière. Résidences principales (en %)93,190,582,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)3,32,49,7 Logements vacants (en %)3,67,18,2

Voies de communication et transports Sur le plan des voies communication, le principal axe routier est représenté par la RN 31, qui passe à plus d'un kilomètre de distance au nord du village, dans un sens est-ouest. Sur la commune voisine de Canly, existe un échangeur avec l'autoroute A1.

Le village lui-même est traversé du nord au sud par une route départementale, la RD 98. En direction du sud, elle se dirige vers Le Meux et l'échangeur avec la voie rapide de la RD 200 Compiègne - Creil. Depuis le carrefour au centre de Jonquières, part la RD 10 en direction de l'ouest, vers Canly et Sacy-le-Petit où elle donne accès à la RD 1017, près de Pont-Sainte-Maxence. Une voie communal relie Jonquières aux différents hameaux de sa commune voisine à l'est, Jaux.

Jonquières ne dispose plus de gare sur son territoire, la station de chemin de fer la plus proche, la gare du Meux - La Croix-Saint-Ouen, étant éloignée de quatre kilomètres et desservie par les trains omnibus TER Hauts-de-France de la ligne C14 Compiègne - Paris. Du lundi au vendredi, s'y arrêtent huit trains pour Paris et neuf trains pour Compiègne, la fréquence étant moindre le week-end. Le temps de parcours est de 57 min pour Paris et de 8 min pour Compiègne ..

Sur le plan des transports en commun routiers, Jonquières est desservie, en 2023, par les lignes 659 et 661 du réseau interurbain de l'Oise.. La commune est également desservie par la ligne 107 du réseau TIC et par la ligne 14 du service de transport à la demande AlloTIC.

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Junkerioe (1132) ; de Juncheriis (1174) ; de Junkeriis (1221) ; Junkieres (1227) ; Juncherioe (1230) ; Junkeriacum (1232) ; Jonkerioe (1238) ; Ionkiers (1245) ; Jonquieres (1245) ; Jonquiers (1245) ; les mares de Ionquiers (1245) ; Junchieres (1284) ; apud Jonquerias (1293) ; Joncquieres (1373) ; Joncqueres (1539) ; ecclesia sancti Nicolai de Jonquieres (XVIe) ; Joncquierre (XVIe) ; Jonquiere (1625) ; Jonquières (1840)..

De l'ancien picard jonkiere., pluriel de l'oïl jonquière, « terrain où il pousse du jonc »..

Histoire Préhistoire Sur le mont d'Huette se trouvait un camp chasséen, c'est-à-dire datant du Néolithique moyen qui s'est développée entre environ 4350 et en France et dans le nord de l'Italie. Le Chasséen se caractérise notamment par sa production lithique et céramique. Ce campement situé près d'une petite source dite de la Fontaine Gellée mesurait environ de longueur sur de largeur, soit une superficie de près de , qui était délimité par un fossé doublé d'une palissade coupant l'intérieur du plateau en arc de cercle, sur Persée (portail)., l'ensemble permettant de surveiller l'Oise.

Moyen Âge En 1836 des tombes gallo-romaines ou mérovingiennes ont été mises à jour à Jonquières.

Au Moyen Âge, le finage de Jonquières relève pour partie du domaine royal, pour partie au seigneur du Fayel, et pour partie à l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne dont relevait le prieuré de Bouquy, aujourd'hui situé à Jaux. Louis VII le Jeune accorde une charte communale aux habitants.

Temps modernes Charles de Dampierre de Jonquières (1500-1556), seigneur du lieu, se convertit au protestantisme. Un de ses successeurs, Jacques de Dampierre, hérite en 1665 de la seigneurie, mais, à la suite de la révocation de l'édit de Nantes en 1685, il refuse d'abjurer sa foi et préfère émigrer en Hollande. A cette époque, la communauté protestante du village est assez nombreuse. Les biens signeuriaux reviennent à une parente qui embrasse la foi catholique. Une de ses descendantes épouse un gros propriétaire terrien. Une ferme et un lieu-dit “Le château” sont les derniers témoins de cette propriété, sur Gallica..

La paroisse de Jonquières dépend alors du doyenné de Coudun, diocèse de Beauvais, du bailliage de Compiègne, de l'élection de Compiègne et de la généralité de Paris.

Révolution française et Empire Lors de la Révolution française, Jean-Baptiste Joseph Delambre entreprend la mesure d'un arc du méridien de Paris, entre Dunkerque et Barcelone, pour servir à l'établissement du système métrique. Pour cela, il effectue des mesures de triangulation à Jonquières.

Époque contemporaine En 1820 une mire est implantée sur la “montagne” entre le dernier moulin du village et la maison du meunier.

De 1807 à 1834, l'église n'a plus de desservant et se dégrade. En 1834, Théodore Cyrille Deligny, originaire de Francières et tout juste ordonné prêtre, est nommé curé de Jonquières et entreprend la restauration de l'église.