Lamécourt est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France. Géographie Localisation Lamécourt est située à au nord de Paris, à l'est de Beauvais, à l'ouest de Compiègne et à au sud d'Amiens.
Le sentier de grande randonnée 124A passe dans la commune.
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Paris, dans la zone d'emploi de Creil et dans le bassin de vie de Clermont.
Communes limitrophes
Géologie et relief En 1838, Louis Graves indique que le territoire communal
vignette|Le plateau picard depuis l'est de la commune, à d'altitude. Le territoire communal, s'étend entre à la limite sud de la commune et au-dessus du niveau de la mer au nord-ouest du territoire et se situe principalement entre 85 et d'altitude. Sa superficie est de
Le cimetière se trouve à . Une majorité de la partie ouest de la commune culmine à plus de alors que la partie est se stabilise à plus de .129. Le territoire, de figure à peu près carrée, est traversé du nord au sud par un large vallon dépourvu d'eau, sur les pentes duquel le chef-lieu est bâtiLouis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 118.
La craie noduleuseHistoire de Clermont-en-Beauvaisis, des origines à nos jours, Claude Teillet, page 13, Office d'édition du livre d'histoire occupe le vallon de Lamécourt. Il n'y a pas de craie jaune sur le territoire, mais toute la masse crayeuse est mêlée de nœuds plus durs, ayant l'aspect du silex corné, répandus irrégulièrement dans la roche dont ils augmentent la pesanteur, et qu'ils rendent plus difficile à tailler. On y trouve également une immense quantité de cailloux en abondance. Ils sont brisés en petits fragments entre Argenlieu et le chef-lieuLouis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, pages 12 et 13. La commune se trouve en zone de sismicité 1, très faiblement exposée aux tremblements de terre..
Hydrographie vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de LamécourtLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.
Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.
Cependant, une mare se trouve au sud du village. La formation du vallon explique une ancienne présence d'eau dans la commune. Les zones les moins élevées du territoire, dans le fond du vallon, sont situées au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Godenvillers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels Hormis les zones bâties du village qui couvrent , soit 4 % de la surface communale, le territoire comprend de zones agricoles (85 %), 7 % d'espaces boisés () que comprend le bois de la Touffe à l'est, le bois du Quesnoy au nord-est, le Larris de Culmont au sud ainsi qu'une parcelle à la limite septentrionale du chef-lieu. Les vergers et prairies rassemblent et les délaissés urbains et ruraux comptabilisent 0,6 % de l'ensemble des milieux.. Le larris du Culmont est inscrit en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1..
Urbanisme Typologie Au , Lamécourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne..
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (86,3 %), zones agricoles hétérogènes (7,3 %), forêts (6,4 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Hameaux et lieux-dits La population est concentrée dans l'unique chef-lieu de la commune. Les lieux-dits sont au nombre de cinq : la Croix Blanche et le Quesnoy au nord ; la Couture du Hêtre au sud-est ainsi que le Champ Boulet et le Chemin Tournant à l'ouest.
Habitat et logement En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 83, alors qu'il était de 83 en 2016 et de 82 en 2011..
Parmi ces logements, 96,3 % étaient des résidences principales, 1,2 % des résidences secondaires et 2,4 % des logements vacants. Ces logements étaient tous des maisons individuelles.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Lamécourt en 2021 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,2 %) par rapport au département (2,4 %) et à la France entière (9,7 %).
+ Le logement à Lamécourt en 2021. Typologie Lamécourt. Oise. France entière. Résidences principales (en %)96,390,582,2 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)1,22,49,7 Logements vacants (en %)2,478,1
Voies de communications et transports La commune de Lamécourt est desservie par une route départementale et deux routes communales : la route départementale 127 (D 127), reliant Fitz-James à Montiers est le principal axe communal. En venant d'Erquery, il traverse la commune et le village par la rue de la Mare avant de se diriger vers Cuignières, au nord. La rue de la Cavée, à l'ouest du village, vers Avrechy alors que la Grande-Rue, à l'est, rejoint Rémécourt.
Les gares SNCF la plus proches sont situées à Avrechy à à l'ouest et à Clermont à au sud-ouest, sur la ligne Paris-Nord - Lille.
La commune est desservie, en 2023, par la ligne 6341 du réseau interurbain de l'Oise.. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal (ligne 6833) relie l'école primaire communale aux communes de Saint-Aubin-sous-Erquery, Erquery et Rémécourt.
Le sentier de grande randonnée 124A (GR 124A), branche du GR124, reliant Litz à Orrouy, traverse le territoire communal d'ouest en est. Il passe à proximité du lieu-dit , longe la limite ouest de la commune puis arrive dans le village par le chemin d'Avrechy. L'itinéraire traverse le village par la rue de la Cavée et la Grande-Rue. Il quitte le territoire en passant au nord du bois de la Touffe. Le circuit du GEP Centre Oise appelé passe sur le territoire communal. Partant de Fitz-James et arrivant d'Erquery par le lieu-dit , son parcours rejoint ensuite le village par la rue de la Terrière. Au carrefour des rues de la Mare et de la Grande-Rue, l'itinéraire rejoint le GR 124AGEP Centre Oise, 14 Randonnées en Centre Oise, description page 15 et carte page 16.
Toponymie La commune s'est appelée en 1190 puis . Le nom de apparaît en 1793 pour se transformer en aujourd'hui.
Histoire Temps modernes Dès 1524, la seigneurie de Lamécourt, relevant en plein fief du château de Clermont, appartenait à la maison de Hangest, qui la réunit à sa terre d'Argenlieu, érigée pour elle en vicomté. Elle y demeure incorporée jusqu'en 1789, époque où elle est entre les mains des héritiers du marquis de La Valette, après être restée près d'un siècle en la possession de la maison Gon d'Argenlieu.
vignette|Lamécourt, carte de Cassini, . Jusqu'en 1668, Lamécourt n'est qu'un simple vicariat dépendant de la paroisse de Cuignières : à cette date, les habitants réclamèrent l'érection de leur église en cure indépendante, disant qu'ils manquaient souvent de vicaire et de sacrements, et que les eaux sauvages les empêchaient parfois d'aller à la messe à Cuignières. Du reste, le revenu du vicariat de Lamécourt, (consistant en seize muids de grain et deux muids de vin par an) était suffisant pour l'entretien d'un curé. La dame d'Argenlieu avait donné une maison pour servir de presbytère : les habitants s'engagent à la rendre habitable et à faire toutes les réparations du chœur et de l'église. Le , Nicolas Choart de Buzanval, évêque de Beauvais, se rend à Lamécourt ; le curé de Cuignières renonce, en sa présence, à ses droits sur les offrandes et les dîmes, et le , le vicariat est érigé en cure, dont la collation demeurait à l'évêque.
Révolution française et Empire Le , les habitants, réunis dans l'auditoire, rédigent leur cahier de doléances qui comprend 17 articles, dont les principaux ont pour but de réclamer : l'abolition des privilèges en matière d'impôts, la suppression de la gabelle et des aides, l'établissement d'un cadastre, le règlement des dîmes, la défense aux seigneurs et à leurs gens de chasser dans les grains et dans les vignes, la répression de l'agiotage sur les grains, l'attribution aux bureaux de charité des paroisses des biens des abbayes qui ont un nombre infime de religieux, l'augmentation du nombre des cavaliers de la maréchaussée, la taxation des salaires des médecins et chirurgiens, le vote par tête.
Les députés de la paroisse, à l'assemblée du bailliage de Clermont, sont : Louis Coutellier, laboureur, et Pierre-Antoine Lardy, vigneron149.
Époque contemporaine On avait annexé la commune de Lamécourt à celle de Rémécourt en 1827, mais on lui rendit son autonomie en 1835.
La population n'avait d'autre occupation que l'agriculture ; il y avait à Lamécourt, en 1789, huit vignerons, qui cultivaient 15 arpents de vignes ; au début du , on y fabriquait encore quelques toiles de chanvre dites de ménages. En 1838, la commune est propriétaire d'une école et compte une carrière. La population vit alors exclusivement de l'agriculture.