Maignelay-Montigny est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie Localisation vignette|gauche|Maignelay-Montigny (Oise) vue depuis la D938.

Maignelay-Montigny est un bourg du Plateau Picard située dans le Beauvaisis, au nord du département de l'Oise, à mi-chemin de Beauvais et de Compiègne.

La commune est la ville-centre de son unité urbaine et se trouve dans la zone d'emploi de Creil ainsi que dans le bassin de vie de Saint-Just-en-Chaussée.

Communes limitrophes

Géologie et relief La commune s'étend sur une large plaine à vocation agricole parsemée de nombreux bois. Ce territoire dans l'ensemble assez plat, parcouru par quelques vallons ou anciennes vallées sèches, a une altitude moyenne pas très élevée (de , au-dessus du niveau de la mer à l'église Sainte-Marie-Madeleine à à l'église Saint-Martin de Montigny).

En 1839, Louis Graves indiquait que Maignelay était un , et, pour Montigny, son

Hydrographie vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Maignelay-MontignyLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Artois-Picardie et Seine-Normandie.

Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.

La commune de Maignelay-Montigny, dépourvue de rivières, possède toutefois la curieuse particularité d'être située sur la ligne de partage des eaux, entre le bassin de l'Oise et celui de la Somme. De sorte que si le territoire (y compris l'ensemble du canton) est pauvre en eaux superficielles, il n'en est pas de même pour les eaux souterraines, abondantes, qui se trouvent souvent à une grande profondeur. D'où l'existence à Maignelay-Montigny de deux stations de pompage importantes, celle du Bois des Planiques et celle du Pont Maillet pour l'alimentation en eau potable.

Ce problème d'alimentation en eau se pose de manière assez semblable dans les autres communes du canton de Maignelay et, en partie, sur l'ensemble du Plateau Picard. Les puits d'alimentation des communes doivent en moyenne être forés jusqu'à de profondeurCommission des Annales des mines, Annales des mines, éd. Dunod, 1926, . pour pouvoir trouver de l'eau potable. Par le passé, il a parfois fallu descendre jusqu'à , à Méry-la-Bataille et à Welles-Pérennes..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Godenvillers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Maignelay-Montigny est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle appartient à l'unité urbaine de Maignelay-MontignyUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée..

La commune est en outre hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (79,6 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (78,8 %), forêts (10,7 %), zones urbanisées (10,5 %)..

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Habitat et logement En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2016 et de en 2011..

Parmi ces logements, 93,1 % étaient des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 5,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 81 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 19 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Maignelay-Montigny en 2021 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1 %) par rapport au département (2,4 %) et à la France entière (9,7 %).

+ Le logement à Maignelay-Montigny en 2021. Typologie Maignelay-Montigny. Oise. France entière. Résidences principales (en %)93,190,582,2 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)12,49,7 Logements vacants (en %)5,978,1

Voies de communication et transports Maignelay-Montigny disposait autrefois d'une gare située sur la ligne de Saint-Just-en-Chaussée à Douai. Depuis la fermeture de la ligne, la desserte est assurée par de la commune est effectuée par des autocars.

La commune est desservie, en 2023, par les lignes 684, 685, 6304, 6309 et 6328 du réseau interurbain de l'Oise..

Energie La commune dispose d'un réseau de distribution du gaz naturel transporté par GRDF depuis 1994 ..

Toponymie Maignelay s'est aussi appelé Maigneliers ou Magnelers. C'est ainsi qu'il est qualifié dans les lettres patentes de 1587 qui lui donnent le nouveau nom d'Halluin. Il est encore répertorié comme Magnelers dans le Dictionnaire des Gaules d'Expilly (1766)Expilly, Dict... des Gaules et de la France, to 4 (1766), page 481..

Maignelay-Montigny est une commune créée en 1971 par la fusion de Maignelay et de Montigny.

Histoire

Maignelay Moyen Âge Maignelay, à l'origine petite localité de quelques dizaines de foyers seulement, était surtout connue comme « place fortifiée », dès le . C'est la famille « Tristan » (dite de Maignelay) qui occupa le château fort et qui contrôla la plupart des villages et terres de la région pendant environ trois cents ans.

Connu depuis le Moyen Âge, l'ancien village de Maignelay, avec alors seulement dix feux recensés au , c'est-à-dire dix maisons réunissant environ une trentaine d'habitants, dépendait entièrement de la position dominante des seigneurs du lieu et de leur puissant château-forteresse, maintenant fort dégradé... tandis que la commune de Montigny, plus importante avec ses 160 feux situés sur une ancienne voie romaine, avec une population d'environ 5 à 600 habitants, était déjà un gros village organisé en Commune dès 1155.

Temps modernes La seigneurie de Maignelay appartint à la famille Tristan jusqu'en 1498, où elle passa aux d'Halluin (ou d'Hallwin, famille originaire des Flandres). Elle est érigée en 1565 par le roi Charles IX en marquisat au bénéfice de Charles de Hallwin (Charles d'Halluin), partisan du prince de Condé, l'un des chefs huguenots, et qui se soumit au roi en 1562 et se mit au service des rois Charles IX et Henri III puis devint gouverneur de Metz en 1573. En 1587, cette terre est érigée en duché-pairie d'Hallwin pour le même, tandis que le nom de Magnelers est transféré à Tricot pour être porté par le fils aîné du duc sous le titre de marquis "pour l'honneur et conservation du nom de marquis de Magnelers"On peut lire les lettres patentes dans le Père Anselme, Histoire de la Maison de France (1728), to 3 p. 900-903.. Le duché, très étendu, comprend bien les 12 paroisses prévues par la coutume, savoir le marquisat de Maignelay, Montigny-Coivrel, Tricot, Neufroy (?), Ravenel, Rollot et Fermiers (ou Fief-Marié ?) en partie, Frestry (Le Frestoy), Vaux (même lieu), Le Tronquoy en partie (même lieu), Royaucourt, Domfront, Godenvillers, Montgérain, et Le Plessis sous Fournival (Le Plessier ?)On trouve une nomenclature à peine différente dans un hommage rendu par le duc de La Rochefoucauld en 1743 : Neufroy a disparu, Doméliers est ajouté, Domfront est réduit au fief du Pont, le Plessis est devenu le Plessier-sous-Fournival (qui pourrait être le Plesseret à Fournival, selon Levantal). Voir Babelon, Nouveaux Hommages... (1989), to 2, N° 1838 ; Christophe Levantal, Ducs et Pairs... (1996), p 1078. . Après l'extinction de ce duché-pairie en 1656, depuis vendu en 1743, Louis XV accorde à l'acquéreur, le duc Louis Alexandre de La Rochefoucauld, de nouvelles lettres-patentes érigeant le marquisat de Maignelay en duché.

À partir du , l'ancien village de Maignelay va commencer à se spécialiser et deviendra un centre commercial d'importance pour l'ensemble de sa région, avec ses .

Époque contemporaine En 1839 se trouvaient à Maignelay une briqueterie et un moulin à vent. Une partie de la population fabriquait des cordes de tille et de chanvre, fabriquait de la taillanderie ou cousait des gants.

Montigny Moyen Âge Montigny, village plus important de quelques centaines de foyers, bénéficiait d'une charte « communale » octroyée en 1155 par Louis VII le JeunePages "Histoire" du site municipal officiel, résumant brièvement les recherches de la Société historique de Maignelay-Montigny...

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La seigneurie est réunie à celle de Maignelay vers 1347 par le mariage d'Isabeau de Wace, dame de Montigny, avec Jean Tristan, échanson de France.

Temps modernes En dehors de l'agriculture qui était aussi son activité dominante, il sera longtemps réputé également pour l'existence de nombreuses carrières (une trentaine souvent creusées dans les cours ou les jardins des maisons individuelles) d'où l'on extrayait de la pierre de taille... Montigny a été longtemps renommé pour l'habileté de ses maçons qui bâtirent les deux églises de la commune actuelle et un certain nombre d'autres édifices religieux des environs. Enfin pendant longtemps on y fabriqua aussi, à domicile, beaucoup de gants et de bas.

Époque contemporaine En 1839, on compte à Montigny des carrières et cinq moulins à vent. Les habitants sont agriculteurs, maçons, charpentiers ou vivent de la couture des gants.

Depuis la fusion