Noroy est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Noroysiens.

Géographie Localisation vignette|Communes limitrophes. Noroy est une commune située à 66 km au nord de Paris, 30 km à l'est de Beauvais, 24 km à l'ouest de Compiègne et à 52 km au sud d'Amiens..

Topographie et géologie La commune s'étend de au sud de la commune à d'altitude à la limite sud-ouest du territoire. Elle se situe sur le plateau picard, laissant apparaître plusieurs points culminants au-dessus de au-dessus du niveau de la mer, comme la (159 mètres) au sud-est et la au nord (125 mètres). Le relief peu marqué s'exprime par la présence de plusieurs vallées sèches s'orientant au nord et au sud. Le village s'étale de 127 à au-dessus du niveau de la mer.. La commune se trouve en zone de sismicité 1, c'est-à-dire à très faible risque sismique..

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.

Les seuls élements aquatiques sur le territoire sont un petit étang situé au sud du village ainsi qu'une mare rue Dufour. La présence de vallons témoigne d'une ancienne présence de ruisseaux, s'orientant au sud vers le bassin versant de la Brêche et au nord vers le bassin versant de l'Aronde. Le village n'est pas situé au-dessus de nappes phréatiques sous-affleurantes, qui lesquelles se situent uniquement au point le plus bas du territoire communal..

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de NoroyLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Godenvillers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels Hormis le bâti, qui s'étend sur une vingtaine d'hectares, la surface communale est composée à plus de 75 % de cultures sur 412 hectares. Les espaces boisés sont majoritairement présents sur les coteaux au sud avec les bois du Grand Terrier, des Cailloux, de la Vieille Carrière, du Cerbullé, et du Courroie. On retrouve également quelques parcelles à l'est du village au lieu-dit la Motte et près de la Montagne Sèche, rassemblant au total 70 hectares pour 12.8 % de la superficie. Enfin, la commune comprend 48 hectares de vergers et prairies..

Urbanisme Typologie Au , Noroy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (88,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,8 %), forêts (11,9 %), zones urbanisées (5 %), zones agricoles hétérogènes (3,4 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Hameaux et lieux-dits La commune ne possède pas de hameaux, les espaces bâtis se situent uniquement au chef-lieu.

Morphologie urbaine

Voies de communication et transports La commune est traversée par 3 routes départementales : la D37, la D 101, la D 557. La route départementale 37, de Breuil-le-Sec à Neufvy-sur-Aronde bien que longeant la limite communale au sud, est le principal axe de circulation permettant d'accéder à l'agglomération de Clermont, la plus proche. La route départementale 101, de Bulles à Estrées-Saint-Denis traverse le territoire d'est en ouest et constitue la rue principale du village (rue Saint-Jean-des-Pleurs). La route départementale 557 relie quant à elle le chef-lieu à Lieuvillers au nord. Le village est également desservi par plusieurs routes communales en provenance de Rémécourt et de Trois-Etots.

Les gares SNCF les plus proches sont celles d'Avrechy et de Saint-Remy-en-l'Eau à moins de à l'ouest. La gare de Saint-Just-en-Chaussée, mieux desservie, se trouve à au nord-ouest. Ces gares sont toutes situées sur la ligne de Paris-Nord à Lille.

La commune est desservie, en 2023, par les lignes 6304 et 6341 du réseau interurbain de l'Oise.. La commune fait partie du réseau TADAM, service de transport collectif à la demande, mis en place à titre expérimental par la communauté de communes du Plateau Picard. Elle est reliée à l'un des 8 points de destination situés à Saint-Just-en-Chaussée, Maignelay-Montigny, La Neuville-Roy et Tricot au départ des 98 points d'origine du territoire.. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal (ligne 6803) relie le village au groupe scolaire de Lieuvillers, avec la commune de Cernoy.

L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à à l'ouest et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se situe à au sud-est. Il n'existe pas de liaisons par transports en commun entre la commune et ces aéroports.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Noerium (1150) ; Noeretum (1173) ; Petrus de Noereto (1173) ; de Noereto (1198) ; de Noerio (vers 1200) ; Noeroi (1203) ; Symon dominus de Noeroy (1218) ; Noueroi (1222) ; Nosroy (1244) ; « la grange dimeresche de Nooroi » (1252) ; Nouroy (1255) ; Nouenroi (1258) ; Jehenne de Nover[oi] (1258) ; Noueroy (1258) ; Simon de Noerio (XIIIe) ; le granche de Noueroy (vers 1290) ; Nouroy en Beauvoisis (1466) ; eccl. de Nourroi (XVIe) ; Nourroy (1613) ; Noroy (1652) ; Norroi (XVIIe) ; Nourné (1794)..

Le toponyme, orthographié au Moyen Âge Noeroi, proviendrait du bas latin Nucaretum, du picard noier nuier « noyer » et serait l'indication d'un lieu planté de noyers..

Histoire Le long de l'antique chemin de Fouilleuse à Lieuvillers qui subsiste actuellement comme chemin d'exploitation, des relevés aériens ont décelé les fondations de villas gallo-romaines[i[i] Georges-Pierre Woimant Carte archéologique de la Gaule, L'Oise, 1975 pp338-339

[ii] A.P.-M. Bazot, Cimetière mérovingien de Noroy, Mémoires de la Société des antiquaires de Picardie, 3e série, t II, 1868, pp 1-74 (consultable sur Gallica)

[iii] Le cadastre « napoléonien » de 1823

[iv] AD 60, cote H 237

[v] R. Descimon et P. Hamon (études réunies par) Les noblesses à l'époque moderne, Revue d'histoire moderne et contemporaine n°46-1, janvier-mars 1999

[vi] Louis Graves, Les Précis statistiques du département de l'Oise, cantons de Resson/Matz & Ribécourt, t XIII, p 48

[vii] AD 60, 1Q 3-724

[viii] AD 60, 1Q 3-724

[ix] AD 60, 3Q 8439

[x] Bruno Jurkiewicz Le Plateau picard pendant la Grande Guerre, collection Tranchées, YSEC, 2018 et archives communales déposées récemment aux AD de l'Oise

[xi] Yves Dodeman Noroy au fil du temps, édité par la commune de Noroy en 2020, pp 80-81].

Sous les Mérovingiens, une petite agglomération se crée dans le vallon du Cerbullé. Les fouilles exécutées en 1863 et 1864 ont révélé l'existence d'un cimetière de 349 sépultures[ii]. Les nombreux artefacts découverts ont été déposés au Musée de Picardie, à Amiens.

La toponymie[iii] nous apprend qu'une motte féodale existait au nord-est de la commune, à cheval sur celle de Trois-Etots, au lieu-dit La Motte Héron. À la suite, vraisemblablement, des périodes d'insécurité des , le seigneur du lieu construisit un château fort dont les restes subsistent encore actuellement au centre du village.

Le premier nom d'un seigneur de Noroy apparait dans le chartrier de l'abbaye Saint-Martin-aux-Bois[iv]. Il s'agit de Pierre de Noroy, chevalier, en 1173. En 1373, nous trouvons Colart dit Le Borgne, écuyer, qui tient du châtel de Clermont, la seigneurie de Nouroy.

La seigneurie est acquise au par Guillaume Bochart, gentilhomme servant du roi Charles VII, dont la famille est originaire de Vézelay, en Bourgogne[v].

Après les destructions de la Guerre de Cent ans qui affectent toute la région[vi], Jean II Bochart qui a épousé une riche héritière, Jeanne Simon, la nièce de l'évêque de Paris, reconstruit[vii] et décore richement l'église de Noroy qui est consacrée en 1522 sous le vocable de l'Assomption de Notre-Dame.

À la Révolution, les héritiers du dernier seigneur ayant émigré, les propriétés sont saisies et vendues comme biens nationaux[viii]. En 1843, le château et la ferme sont allotis par adjudication à onze habitants de la commune[ix].

En , c'est la première bataille de la Marne ; les Allemands occupent Noroy pendant une semaine. Ensuite, des troupes françaises seront en cantonnement[x] à Noroy en 1915, en 1917 et en 1918, lors de la seconde bataille de la Marne.

En 1940, au cours d'un combat de retardement, le Groupement de reconnaissance divisionnaire 97 perd plusieurs soldats sur le territoire de la commune dont son commandant, le lieutenant-colonel Lacombe de La Tour[xi].

Politique et administration

Distinctions et labels

La commune a obtenu deux fleurs au concours des villes et villages fleuris 2013..

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 37,9 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 15,9 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50,2 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,89 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Lieux et monuments La commune possède un monument historique sur son territoire.