Ormoy-Villers est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Ormoisiens.

Géographie Située dans un milieu rural, Ormoy-Villers se trouve à quelques minutes en voiture de la ville de Crépy-en-Valois et se situe sur un axe Compiègne - Paris. Ormoy-Villers ne se trouve qu'à 35 minutes de la zone commerciale de Compiègne, celle de Creil-Saint-Maximin, ainsi que celle de Claye-Souilly. La commune se trouve aussi à environ 30 minutes de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'Ormoy-VillersLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Plessis-Belleville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Ormoy-Villers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (50,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (49,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,6 %), terres arables (44,5 %), zones urbanisées (4,9 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports La gare d'Ormoy-Villers est desservie par des trains de la ligne K du Transilien effectuant des missions entre les gares de Paris-Nord et de Crépy-en-Valois.

La commune est desservie, en 2023, par les lignes 691 et 6442 du réseau interurbain de l'Oise..

Toponymie

Ormoy est citée sous les formes de Ulmeto en 1182Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, , ., apud Ulmaium vers 1200, Ulmeium en 1245, ife Urmeio en 1258, d'Ormay vers 1269, Ormerum vers 1330, Ulmerium, Ormeyum in mediis campis, Ourmoy vers 1380, Ormoy en 1410, Ormoy-emmi-les-Champs, OrmoiLouis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Annuaire de l'Oise, 1836, , ., en 1793 le nom de la commune est orthographié Ormoi Villers ; sur la carte de Cassini la commune est dénommée Ormoy-Esmy-les-Champs puis le Bull. des Lois de 1801 évoque, Ormoy-mi-les-Champs, et le village devient ensuite Ormoy-Villers.

Ormoy remonte à un type toponymique gallo-roman *ULMETU (latin ulmus « orme »), le suffixe -ETU (autrement noté -etum) est un suffixe à valeur collective utilisé pour désigner un ensemble de végétaux appartenant à la même espèce, d'où le sens global pour Ormoy de lieu planté d'ormes. La forme féminine du suffixe : -ETA a donné le suffixe -aie, encore productif dans cet usage (ormaie, saulaie, etc.). Les formes anciennes d'Ormoy montrent une évolution -ei > -oy caractéristique du picard et de l'Est de la France, alors qu'il est resté plus généralement -ei, noté -ey ou -ay ailleurs dans le domaine d'oïl (cf. picard le Quesnoy = normand ). Le déterminant complémentaire emmi-les-Champs signifie au milieu des champs .

Petit-Villers est mentionné en tant que Villares in mediis campis, Villares super Ulmeium, Villers-emmi-les-Champs, Vilers, Villers-sur-Ormoy, VilliersIbid., ..

Dans la région, l'usage veut que le nom Villers, seul ou placé en tête d'un composé, se prononce « vilère », en tant qu'appellatif toponymique suffixé -villers, il se dit « vilé »Vie et Langage, Numéros 214 à 225,Larousse, 1970, ..

Le village d'Ormoy est cité dans une bulle du pape Lucien III. Le village de Villers-Esmi-les-Champs (actuellement Petit Villers) lui a été associé en 1773.

Préhistoire Toute la zone a connu une occupation préhistorique.

Le préhistorien Étienne Patte a notamment découvert des haches polies, des éclats de silex, une pointe de flèche et un menhir (en 1909) sur le « Mont de Rouville » au lieu-dit « le champ de bataille » dans le bois Ormoy-Villers, presque à la limite des communes d'Ormoy et de Rouville, ainsi qu'un « polissoir à cuvette » à Ormoy-VillersLe polissoir d'Ormoy-Villers (Oise) BSPF, 24 mars 1910Patte, E. (1926). Menhir du Mont-de-Rouville et Polissoirs à Ormoy-Villers (Oise).—Polissoir de Mareuil-sur-Ourcq. Bulletin de la Société préhistorique de France, 23(7/8), 162-166. (qui a ensuite disparu). Il signale un dolmen à peu près à égale distance entre Nanteuil-le-Haudoin et Ormoy-Villers (avec silex du Grand-Pressigny) ; rem : des débris d'un autre dolmen ont été à l'époque signalé au sommet de la Côte du Camp à Mareuil-sur-Ourcq.

Histoire Une activité économique à l'époque de l'empire romain est attestée par la découverte en 1840 d'un trésor de cinq cents monnaies, dans les fondations d'une maison du villageRoblin Michel (1965). Le culte de saint Martin dans la région de Senlis. In: Journal des savants, n° pp. 543-563; http://www.persee.fr/doc/jds_0021-8103_1965_num_3_1_1112.

Au la seigneurie d'Ormoy appartenait déjà au chevalier Colard d'Ormoy. Le château fut détruit au cours de la jacquerie en 1358, reconstruit en 1711 et démoli lors de la Révolution française. Une ferme subsiste avec les restes du château, une autre datant du XVII se trouve avec les traces d'une église au Petit-Villers. L'église Saint-Martin (IMH) qui date des et s et ne possède pas de clocher, est rattachée au groupement touristique des « 35 clochers » de la vallée de l'Automne. Une partie du territoire communal est boisée (Bois-du-Roi)

Ormoy, village de plaine situé au cœur d'une grande région agricole, sur la route de Crépy-en-Valois à Nanteuil-le-Haudouin, s'adosse au massif forestier du Bois-du-Roi où l'on trouve au lieu-dit la Terrière un mégalithe haut de 7 m surnommé la Pierre au coq. Ce massif forestier, dans les premiers au nord de Paris, s'inscrit dans un riche et rare complexe écopaysager de grand intérêt faunique et floristique (ZNIEFF, ZICO, ZPS, Natura 2000).

Ce village était aussi un important centre de tri, nœud ferroviaire avec de nombreux raccordements permettant, et ce dès 1861, de relier Amiens à la ligne de Paris-Soissons, à celle de Paris-Reims, ainsi qu'à une ligne allant à Chantilly via Senlis et une dernière allant à Mareuil-sur-Ourcq.

En 1939, le village se trouve sur le tracé de la ligne Chauvineau, une série de fortifications légères chargées d'assurer une dernière couverture de Paris en cas d'invasion.

Les 11 et de violents combats opposent des soldats français appartenant notamment aux 8e, 30e et 61e BCP, appuyées sur la ligne Chauvineau aux forces allemandes. Ceux-ci entraînent des destructions dans le village.

Politique et administration

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 33,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 20,7 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50,45 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,11 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Héraldique

Lieux et monuments vignette|redresse|Chœur de l'église. vignette|redresse|La pierre au Coq, bloc de grès, curieuse formation naturelle dans le bois du Roi.

Monument historique

Ormoy-Villers ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

Église Saint-Martin, place de l'Église / Grande-Rue (inscrite monument historique par arrêté du .) : Sa partie la plus ancienne, le chevet du chœur, est de style roman et date de la première moitié du . Au cours de la seconde moitié du , le chœur de deux travées a été voûté d'ogives, et au , sa superficie a été doublée par l'adjonction d'un collatéral, mais peu de vestiges subsistent de cette époque. L'église souffre lourdement sous la guerre de Cent Ans, et les parties orientales sont en grande partie rebâties à la période gothique flamboyant, à la fin du . La nef et son bas-côté, sans style véritable, pourraient comporter des parties du , mais le mur du nord date sans doute de la reconstruction flamboyante, et la façade est moderne. Sur le plan architectural, l'église Saint-Martin n'offre rien de bien remarquable. C'est une petite église rurale dont la relative complexité témoigne des vicissitudes du temps. Sa silhouette particulière, avec un pignon percé de deux fenêtres orienté vers le sud, et un bas-côté rustique, empêchent la confusion avec toute autre église des environs. L'intérieur, un peu sombre et voûté à un niveau assez bas, vaut surtout pour son ensemble de mobilier cohérent du ..

Autres éléments du patrimoine

Monuments Préhistoriques : Un menhir et deux polissoirs ont été découverts au début du XXème siècle au Mont-de-Rouville par Etienne Patte. Les deux polissoirs ont été mis à l'abri par leur inventeur, mais le menhir doit être toujours en place. Plusieurs fermes de caractère, présentant une architecture typique de la région dans un bon état de conservation. La mare (à l'entrée ouest du village) : jadis importante pour la lutte contre d'éventuels incendies et l'abreuvage des troupeaux, mais aujourd'hui disparue dans la plupart de villages.