Ponchon est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Géographie Ponchon est située entre Noailles et Beauvais.

La superficie de la commune est de ; son altitude varie entre 83 et Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..

Hameaux et écarts La commune compte en 2016 cinq hameaux : Pierrepont, Roye, Framicourt, Houssoye et Blainville..

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Sillet, le fossé de Roye, le ruisseau de la Fontaine aux Moines et le ruisseau de Ponchon.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PonchonLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Sensée ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par le bassin versant du Thérain. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit est, en 2024, en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat intercommunal de la Vallée du Thérain (SIVT).

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Sud-ouest du bassin Parisien » et « Nord-est du bassin Parisien ».. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tillé à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Ponchon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (83,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,3 %), forêts (19 %), zones agricoles hétérogènes (12 %), prairies (10,7 %), zones urbanisées (5,9 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports La commune est desservie, en 2023, par les lignes 620, 621, 6101, 6138, 6141 et 6142 du réseau interurbain de l'Oise..

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ponchon (1178) ; Poncon (1220) ; Puncium (1245) ; de Ponchonio (1338) ; eccl. de Ponchon (XVe)..

La localité tire son nom d'un petit pont, construit à la l'époque romaine, sur le ru de Pierrepont, affluent du Sillet..

Histoire En 1824, Jean-François Sauce, dit Valencienne, et Dumontier créent à Ponchon, une activité nouvelle : le carreau de faïence stannifère, qui utilise l'argile à faible teneur en oxyde de fer de Saint-Sulpice. D'autres faïenceries s'installent progressivement dans les divers hameaux de la commune, jusqu'à la fin du , concurrencée par les faïenceries de Creil, Gien ou Longwy. La faïencerie Dupressoir, devenue Daignas en 1914, résiste jusqu'en 1921. « Durant la du , la production annuelle atteint 800 000 carreaux par atelier, soit 3, 5 millions pour l'ensemble, vendu à Rouen et Paris ». À la même époque, « chaque fabrique compte entre 15 et 35 salariés répartis en mouleurs, peintres et enfourneurs : 1851 : 60 salariés. 1856 : 144 salariés. 1861 : 168 salariés. 1872 : 105 salariés. 1892 : 91 salariés. 1901 : 71 salariés. Cette activité utilise essentiellement la force humaine ou animale. Seule, la faïencerie Decagny (anciennement Valencienne) dispose en 1885 d'une machine à vapeur. ».

En 1900, la commune comptait six fabriques de carreaux de faïence, un meunier, une scierie, cinq tableteries, sept épiceries et autant de cafés'.

En 1934, il y avait 3 brossiers, un tabletier, 4 épiciers et une pisciculture'.

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Noailles. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Chaumont-en-Vexin.

Intercommunalité La commune faisait partie de la communauté de communes du pays de Thelle, créée en 1996.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitantsSection III de l', sur Légifrance, le préfet de l'Oise a publié en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté de communes du Pays de Thelle et de la communauté de communes la Ruraloise, formant ainsi une intercommunalité de 42 communes et de ...

Les communes de Noailles, Berthecourt, Ponchon ont alors fait part, sans succès ., de leur souhait de rejoindre la Communauté d'agglomération du Beauvaisis (CAB), mais le président de la CCPT, Jean François Mancel, a rappelé que la fusion devait se réaliser « bloc à bloc », que la scission impliquait l'abandon des services assurés par l'intercommunalité à ces communes et que Caroline Cayeux, présidente de la CAB a indiqué que la CAB ne s'ouvrirait à aucune commune dissidente..

La nouvelle intercommunalité, dont est membre la commune est dénommée communauté de communes "la Thelloise", créée par un arrêté préfectoral du qui a pris effet le ..

Liste des maires vignette|La mairie.

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 37,3 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 21,0 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 51,47 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,89 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Équipements La commune compte une salle des fêtes, une école, une bibliothèque, deux terrains de sport (multisport et boules), ainsi que la mairie.

Économie En 2018, le village ne compte plus un seul commerce de proximité, (la boulangerie présente depuis les années 1910. a fermé), et quelques artisans (création de faïence dans l'ancien atelier Thémereau., plombier, chauffagiste, électricité, travaux publics) et un centre équestre.

Elle compte également une carrière, qui exploite un gisement de sablon, dont les matériaux sont utilisées par des entreprises de Hermes, Berthecourt, Noailles, Cauvigny, Abbecourt, Saint Sulpice ou Beauvais ..

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|L'Église Saint-Rémi. vignette|Le musée Raymond-Joly.

Ponchon ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire :

Église Saint-Remi, rue du pont Delettre (inscrite monument historique par arrêté du , peintures monumentales classées.) : Sa nef unique, non articulée, et recouverte d'un lambris en forme de voûte en berceau, remonte au . Ponchon est en effet l'une des paroisses primitives du diocèse de Beauvais. En tant que paroisse matrice de quatre villages voisins, elle bénéficie de certains privilèges sous l'Ancien Régime. Son sanctuaire roman est ainsi remplacé par un chœur gothique de dimensions plus généreuses à partir de la fin du . Son architecture est d'une sobre élégance. Apparemment, le chantier traîne en longueur, et le voûtement d'ogives du vaisseau central n'est achevé que vers 1230 environ. Sa chapelle latérale également commencée pendant le dernier quart du est déjà presque entièrement reconstruite dans ce contexte, car il fallut porter le nombre de travées de trois à deux, conformément au nombre de voûtes du vaisseau central. Le voûtement de la chapelle n'est jamais exécuté, mais on la dote cependant de deux nouvelles fenêtres, à la seconde moitié du et au début du . C'est à cette époque que l'ensemble de l'espace intérieur est pourvue d'une polychromie architecturale, et qu'une série de fresques est peinte tout autour de la nef. Réalisées en plusieurs tons d'ocre, elles mettent en scène un défilé continu de personnages, qui illustrent pour l'essentiel des épisodes de l'histoire biblique, avec un accent particulier sur la Genèse et la Passion du Christ. Environ les deux tiers sont conservés intacts, et l'église de Ponchon peut s'enorgueillir ainsi de posséder un trésor artistique d'une grande rareté, unique dans le département pour la superficie couverte, et remarquable pour la forte stylisation et son langage pictural expressif..

On peut également noter : Le musée municipal Raymond-Joly-Clare, 301, rue des Croisettes, legs du maître-graveur Raymond Joly-Clare, où sont exposées les médailles de sa collection.. L'atelier de faïences Thémereau, logement patronal construit en brique, à un étage carré et étage de comble construit en 1887 pour Théodule Warée, qui installe au hameau de Pierrepont un atelier de fabrication de brosses..