Rosoy-en-Multien - dans l'ancien pays de Multien -, est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Petit village rural de au dernier recensement de , bien exposé au sud, Rosoy se développe par la proximité de la région parisienne avec l'aéroport de Roissy et par Meaux, la ville la plus importante de la région.

Ses habitants, par décision du conseil municipal de , s'appellent les Rosaliens.

Géographie left|vignette|Localisation vignette|redresse=0.7|Cadastre vers 1840.

Localisation Le territoire, en forme d'amande, est orienté nord-sud. Ses communes limitrophes, au nombre de 7, appartiennent, au nord, au département de l'Oise, et au sud, à celui de Seine-et-Marne (voir plans ci-contre). Le village est à à l'est d'Acy-en-Multien, à au nord de Meaux, à au sud-est de Crépy-en-Valois et à environ de Paris par la route, soit respectivement 3, 17, 17, à vol d'oiseau.

Géologie et relief

La commune, comme le Multien, est une cuvette géologique sédimentaire.

Ses sols sont de l'ère Tertiaire. Ils se caractérisent par des sables, calcaires et marnes. Son terroir est constitué d'un riche plateau agricole recouvert de limon. Il est coupé par un large vallon où coule la rivière de Gergogne.

Son altitude moyenne est d'une centaine de mètres avec un point culminant à 143 m au lieu-dit L'Orme plaideur.

De grands bois, de vastes prairies agrémentent les paysages de ce territoire foncièrement agricole.

Lieux-dits Ils sont le reflet de certaines spécificités souvent oubliées du terroirPour plus de détails, voir Lieu-dit. Imaginés par les Anciens pour désigner et caractériser certains endroits, leur origine peut parfois remonter au Moyen Âge.

Certains lieux sont explicites comme les Vignes, la Garenne, la Fosse aux Loups, le Fond des Forêts, l'Orme Plaideur, le Moulin à l'Huile, le Bois de Rochet, les Longues Rayes, la Pierre Sorcière, l'Eau Répandue, l'Arpent des Paresseux, Brise Dos, la Bruyère des Malades…

D'autres ont un sens moins évident comme Chantereine (là où chantent les grenouilles, du lat. *RANA), le Bois de Chaumont (mont dénudé), les Justices (lieu de justice et/ou d'exécution ?), les Chaufours (fours à chaux ?), Glatigny (dérivé du substantif glatia « glaise » ?), le Pavé de la Cornue (en forme de corne, bête à corne, femme trompée, bifurcation, récipient de bois pour porter les raisins ou vipère ?).

D'autres, encore, semblent bien mystérieux comme les Éblois, la Nacelle, la Ternaillère, Laurence, le Pont Hermand, Saulnachéron…

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Gergogne.

La Gergogne, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Bouillancy et se jette dans l'Ourcq à May-en-Multien, après avoir traversé . Elle borde le village au sud sur toute sa longueur et son lit a été transformé. On y remarque des étangs artificiels et un canal déversoir pour le service de l'ancien moulin ; plus loin, aux limites de May-en-Multien et de Rouvres - et anciennement vers Migny, attaché partiellement à Rosoy - des cressonnières, alimentées par de multiples fontainesUne, au lieu-dit « les Neuf Fontaines », sur May ; une autre, qui n'est plus en culture, à la « Fontaine de Migny », sur Rouvres., sont exploitées depuis longtemps par des familles de Rosoy.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Rosoy-en-MultienLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Sensée ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par le bassin versant de la Marne. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit est, en 2024, en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat intercommunal d'assainissement de Marne-la-Vallée (SIAM).

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Changis-sur-Marne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Rosoy-en-Multien est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (75 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,2 %), forêts (20 %), prairies (8,8 %), zones urbanisées (5 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports Réseau routier La commune est traversée par la route départementale D 332, ancienne route nationale 332. Cette voie permet de relier l'est de Meaux à Compiègne. Elle a son origine à May-en-Multien, sur la départementale D 405, ancienne nationale N 36 de Fontainebleau, Meaux à Soissons ; après May, elle traverse le village de Rosoy, du sud-est au nord-ouest, passe ensuite à Acy, se dirige vers Crépy-en-Valois… pour atteindre Compiègne. Des voies secondaires relient le village à Étavigny, Rouvres, le moulin de May, Vincy. Un ancien chemin, reliant Paris à la Ferté-Milon, traverse le village. « Il arrive de Vincy à Rosoy [par le chemin blanc], forme la sente de Rosoy à Rouvres par le bois de Migny [… pour tomber plus loin] sur le chemin d'Autheuil à La FertéGraves, voir Bibliographie, .. »

Réseau ferroviaire et transports en commun La gare la plus proche est la gare de Lizy-sur-Ourcq située à au sud-est. Elle est desservie par les trains de la ligne P du Transilien circulant entre les gares de Paris-Est, ou Meaux et de La Ferté-Milon. La gare de Meaux est plus éloignée, mais la fréquence des trains vers Paris est plus importante.

La commune est desservie, en 2023, par les lignes 6432 et 6496 du réseau interurbain de l'Oise.. La ligne 54 du réseau de bus Meaux et Ourcq dessert également la commune..

Aéroports Rosoy se situe à environ de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle par la route. Il n'existe aucune liaison directe vers cet aéroport par des transports en commun. Néanmoins, il existe un service à partir de la gare de Lizy-sur-Ourcq : la ligne 67 du réseau de bus Brie et 2 Morin qui relie la gare de La Ferté-sous-Jouarre à Roissy.

Toponymie Rosoy-en-Multien Le nom de la localité est attesté sous les formes Rosetum en 1014Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, 1963, Rosetum in Bria, Rosetum in Meldico puis Rozoi ou Rosoi-en-MulcienGraves, voir Bibliographie., et enfin Rozoy ou Rosoy-en-Multien. vignette|Rosoy dans le Multien, et Migny (Milly ici) vers 1600. Acy, Rouvres n'apparaissent pas.

Ce toponyme est issu d'un gallo-roman *RAUSETU > ancien français rosoi, rosei « lieu où il y a des roseaux »Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. Cit.Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) ., c'est-à-dire « roselière ». Vers la Gergogne, les étangs sont encore couverts de roseaux.

En ancien français ros signifiait « roseau », le mot rosel était un diminutif, encore attesté dans certains dialectes (d'où le dérivé roselière), devenu « roseau » en français central.. C'est un mot issu du vieux bas francique *raus(a). Le suffixe gallo-roman -ETU (latinisé en -etum dans les textes rédigés en latin médiéval) servait à dériver des noms de végétaux pour indiquer « un ensemble de végétaux appartenant à la même espèce ». Il est encore productif aujourd'hui sous une forme féminine issue de -ETA> -aie, d'où chênaie, hêtraie, roseraie, etc.

Les formes en -oi / -oy sont plutôt caractéristiques du nord et de l'est, les formes en -ay /-ey de l'ouest. Ainsi note-t-on Rosay en Haute-Normandie, attesté sous la forme Rausedo en 750-775, de même signification..

Un rapprochement avec le nom de la rose n'est pas justifié, bien que cette fleur figure sur la plupart des blasons des communes de type Rosay, Rosoy. Outre le fait que le terme d'ancien français rosoi, rosei « lieu où il y a des roseaux » ne soit jamais attesté avec le sens de « roseraie » dans les textes anciens, le suffixe -ETU n'est en principe jamais associé à un nom de fleur, mais au nom d'une plante, arbuste ou arbre. Ainsi le mot roseraie est-il formé sur le nom du rosier. Il n'y a en outre, pas de formation analogue dans le sud de la France, car la variante occitane rausa n'a pas le sens général qu'a le mot roseau en français et est circonscrite à une petite partie du domaine occitan.

Le Multien est un pays traditionnel du Bassin parisien, répertorié dans la grande région naturelle d'Île-de-France. La forme Rosetum in Meldico précise que le village se trouve in Meldico dont la racine est Meld (voir Meldes) avec le suffixe gaulois -ica. « Le pays de Meaux, le Multien, Melcianus, ne peut provenir que de Meldis, Meaux… »Source sur l'étymologie de Multien : Michel Roblin, Petromanlalum, Saint-Clair et le Vexin, Journal des savants 1976, volume 1, numéro 1, . .

Migny Le nom de ce hameau, aujourd'hui disparu, lié par l'Histoire à Rosoy, peut avoir plusieurs origines.