Chassey-lès-Montbozon, en franc-comtois Chessé-lâ-Montbouzon, est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants se nomment les Chasséens.

La commune de Chassey-lès-Montbozon se singularise par une importante diversité de gisements archéologiques. En effet, toutes les périodes représentant l'échelle de l'évolution de l'homme en Europe ont laissé des traces sur cette commune.

Géographie La commune de Chassey est essentiellement rurale, avec un territoire consacré à l'agriculture : principalement l'élevage bovin (production de lait) et la culture de céréales. Le bourg est traversé par l'Ognon.

Situation Localisation Chassey-lès-Montbozon - Vue satellite de Chassey-lès-Montbozon est situé en Franche-Comté, au sud du département de la Haute-Saône, au cœur de la vallée de l'Ognon. Placée entre le massif vosgien et les plateaux du Jura, cette vallée reliant la grande plaine d'Alsace à la grande plaine de la Saône, forme une importante zone de passage fréquentée dès la Préhistoire. À vol d'oiseau, Paris est à , Lyon à 225, Marseille à Site calculant l'orthodromie d'après les longitudes et latitudes..

Un important carrefour routier antique a pu être mis en évidence. Au niveau de cette intersection, la voie s'éclate vers les directions des grandes cités gallo-romaines de la Gaule romanisée. Arrivant de Besançon (Vesontio), l'une des branches se dirige vers Luxeuil (Luxovium). Une autre part en direction de Mandeure (Epomanduodurum), une autre vers le centre de la Haute-Saône, direction Port-sur-Saône (Portus Abucini), par Marnay et GrayGérald Barbet, Rougemont-Chassey, La voie de l'histoire, 1998..

Chassey comprend deux hameaux : la Maison du Vau et la Forge de Bonnal.

Communes limitrophes Chassey-lès-Montbozon est limitrophe de 6 communes. Au nord et au nord-est se trouve la commune d'Esprels. À l'est, Bonnal et au sud-est Tressandans. Thieffrans se trouve au sud tandis qu'au sud-ouest Dampierre-sur-Linotte est limitrophe via l'ancienne commune de Presle. Le hameau de la Maison-du-Vau est à l'ouest tandis que Vallerois-le-Bois est au nord-ouest.

Commune française (France métropolitaine et Corse) la plus éloignée de Chassey-lès-Montbozon : Ouessant ().

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villersexel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Chassey-lès-Montbozon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vesoul, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (60,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (60,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,9 %), zones agricoles hétérogènes (17,1 %), terres arables (14,3 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (4,4 %), prairies (3,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement Au recensement de 1999http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/c_affiche.affiche?nivgeo=C&codgeo=70137&produit=P_LOGB&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR, 104 logements sont situés sur la commune, 100 % d'entre eux sont des logements individuels. En 2021, le nombre de logements a bondi à 130 dont 110 résidences principales (84,5%)..

+ Répartition des différents types de logements Types de logements Quantité Pourcentagerésidences principales11084,5 %résidences secondaires1713 %logements vacants32,5 %Total130100 %

Le parc de logements est très ancien. La date d'achèvement est antérieure à 1949 pour 62 % des logements et de 75 % à plus de trente cinq ans.

+ Ancienneté du parc de logements en 1999 Date d'achèvement Quantité Pourcentageavant 19495061,7 %entre 1949 et 19741113,6 %entre 1975 et 19891214,8 %1990 et après89,9 %

Voies de communications et transports La commune est située à proximité du passage de la LGV Rhin-Rhône. La commune est traversée par les routes départementales et . La https://routes.fandom.com/wiki/Route_départementale_française_D87_(70) résulte de travaux initiés par le Préfet de la Haute-Saône. en 1838. pour "l'établissement d'un chemin dans les bois de ladite commune pour le défruitement des coupes affouagères, d'après le projet de M. Pambet, architecte à Vesoul, montant à la somme de 4860 francs, non compris ses honoraireshttps://archives.haute-saone.fr/ark:/77977/vta940fd6da62e6ccac/daogrp/0/1/idsearch:RECH_5c588d3827a2e5298d422acc93a84896?id=https%3A%2F%2Farchives.haute-saone.fr%2Fark%3A%2F77977%2Fvta940fd6da62e6ccac%2Fcanvas%2F0%2F52."

Toponymie Chace, 1183 (A. Rhône, 48 H. 3082), 1199 (AHS. H. 195), 1275 (pouillé). Chacey, 1406 (TOB.II.15)Dictionnaire des Communes de la Haute-Saône.. Nom de personne d’origine latine Cassius et suffixe -acum. Lès ou lez : ancienne préposition signifiant « à côté de », issu du latin latus (cf. latitude).

Avant la Révolution et la création des départements, la commune s'appelait Chassey-lès-Rougemont.

En franc-comtois, nous pouvons traduire ces différentes versions par : Chessé, Chessé-lâ-Roudgemont ou Chessé-lâ-Montbouzon.

Histoire Au Pré Guillemin, des fouilles ont permis de mettre au jour un site d'occupation gallo-romaine, sans doute un port fluvial, avec en particulier des stylets en fer servant probablement à écrire sur des tablettes.

Sur le territoire de la commune se trouvaient au des forges, pour exploiter le minerai de fer, et même un haut fourneau au . L'activité périclita en 1860.

Prieuré de Marast Mathieu de Musigny fut institué prieur de Marast en 1402 par Thibaut de Dompaire, abbé de ChaumouseyJean-Pierre Billy, Marast le prieuré retrouvé, 1993. . Il prit possession du Prieuré_de_Marast l'année suivante. Lorsqu'un seigneur ou un ecclésiastique de haut rang voyageait, il avait toujours le droit de loger chez un de ses vassaux ; ainsi le prieur de Marast avait le "droit de gîte" chez certains de ses sujets dans plusieurs villages voisins. Ainsi, le prieur de Marast avait notamment le droit de gîte à Chassey. Il arrive avec un équipage de neuf personnes et les habitants de Chassey devaient les accueillir, les loger et les nourrir, ainsi que leurs chevaux et leurs chiens. Comme le prieur trouvait que ce qu'on mettait à sa disposition ne convenait pas à son rang, il descendit à l'hôtellerie du lieu et condamna les habitants de Chassey à payer la dépense.

Les Templiers et les Hospitaliers

L'ordre du Temple avait une grange et une ferme au hameau de la Maison-du-Vau, annexe de la commanderie de Sales. À la dissolution de l'ordre, la Maison-du-Vau fit partie de la commanderie de La Villedieu-en-Fontenette au sein du grand prieuré d'Auvergne de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem..

Héraldique L'ancienne maison de Chassey portait D'azur, à la fasce d'argent, accompagnée de deux étoiles d'Or.

Cette famille connut une certaine importance durant le Moyen Âge: Guillaume de Chassey est choisi en 1272 par le duc de Bourgogne Hugues IV comme témoin pour l'hommage rendu au roi Philippe III le Hardi pour le duché de Bourgogne.

Marguerite de Chassey est l'épouse en 1466 de Jean Carondelet, grand chancelier de Flandre et de BourgogneArchives généalogiques et hisroriques de la noblesse de France par P. Louis Lainé 1836.

Quartiers et lieux-dits La commune est constituée de deux hameaux distincts. Le hameau de la Maison-du-Vau Au recensement de 1654, la Maison du Vault est composée de 2 ménages dont les chefs sont Jean-Gabriel Picque et Jean Leblan. En 1657, il y a 3 ménages soit 18 habitants. Le est comptabilisé 2 ménages, à savoir Jean-Gabriel Picque âgé de 40 ans avec sa femme et ses 4 enfants et Germain Phillibert, d'Autricourt, granger du procureur Janvoin de Vesoul, âgé également de 40 ans avec sa femme et ses 2 enfants, soit au total 10 habitants.

Hameau qui fut commune en 1790 (93 hab.) et en l'an VIII (82 hab.) réuni à Chassey par décret du .

Selon Paul Delsalle, des français immigrés sont à l’origine de la création du « villaige de la Maison dudit Vaux » « car auparavant y ny avoit village ny forme ny apparance de villaige » En effet, à partir de 1550 le Comté de Bourgogne, qui n‘appartient pas alors au royaume de France, reçoit des immigrés en grand nombre : « plus de vingt mil personnes». Les populations locales s’en émeuvent, cet afflux provoquerait en effet la cherté des prix et selon le parlement de Dole « estans la plupart d’entre eux gens banniz, homicides, fabricateurs de faulce monnoie ». En 1546-1548, un conflit opposa Guillaume de Nassau prince d’Orange, en tant que seigneur de Rougemont et Florent de Vaudrey, en tant que seigneur de Vallerois le Bois qui revendiquent chacun la propriété de la « Maison du Vau » également dénommée « Grange de Vaux ».