Le Neuvième livre de madrigaux à cinq voix (titre original en italien, ) est un recueil de quatorze madrigaux composé et publié par Luca Marenzio en 1599 à Venise, l'année de sa mort.
Œuvre de maturité, le Neuvième livre de madrigaux contient certaines pièces parmi les plus avancées de tout le répertoire de la musique vocale de la fin de la Renaissance en Italie caractéristiques de la seconda pratica également illustrée dans les recueils contemporains de Gesualdo et Monteverdi.
Présentation Effectif vocal Le Neuvième livre de madrigaux de Marenzio est composé pour cinq voix, à savoir le canto correspondant à la voix supérieure, souvent tenue dans les interprétations modernes par une soprano, la deuxième voix dite alto (mezzo-soprano ou contralto), le tenore (ténor), le basso (basse), et le quinto. Cette dernière partie n'équivaut pas à une tessiture précise, mais pouvait être chantée par une deuxième soprano, alto ou ténor selon les madrigaux.
Poèmes mis en musique Pour son Neuvième livre de madrigaux, Marenzio : Cosi nel mio parlar (Dante Alighieri) Amor, i hò molti (Pétrarque) Dura legge d'Amor (Pétrarque) Chiaro segno Amor (Pétrarque) Se sì alto pon gir (Pétrarque) L'aura che'l verde Lauro (Pétrarque) Il vago e bello Armillo (Livio Celiano, nom de plume du père Angelo Grillo) Solo e pensoso (Pétrarque) Vivo in guerra mendico (Antonio Ongaro) Fiume ch'à l'onde (Antonio Ongaro) Parto ò non parto (Giovanni Battista Guarini) Credete voi ch'i' viva (Giovanni Battista Guarini) Crudele acerba inesorabil morte (Pétrarque) La bella man vi stringo (Giovanni Battista Guarini)
En plaçant dès le début un poème de Dante, pratiquement ignoré dans la production de madrigaux de la fin du , et par la présence .
Publication Le Neuvième Livre de madrigaux à cinq voix de Marenzio est publié en 1599 à Venise par l'éditeur Angelo Gardano. L'œuvre est dédiée à Vincenzo Gonzaga, en qui Marenzio espérait trouver un nouveau protecteur, après la mort et la disgrâce de ses précédents mécènes de la maison d'Este.
Analyse vignette|gauche|upright=2|alt=Partition|Ligne de Canto de Solo e pensoso, d'abord en rondes sur une ligne chromatique ascendante et descendante sur une octave.
Plusieurs madrigaux du Neuvième Livre de Marenzio ont été critiqués pour leurs audaces harmoniques et leurs , comme Dura legge d'Amor ou Solo e pensoso, dont le soprano développe un par l'emploi d'un cantus firmus chromatique ascendant et descendant qui sert de .
Le recueil est caractéristique de la seconda pratica également illustrée dans les recueils contemporains de Gesualdo (Troisième livre de madrigaux de 1595 et Quatrième livre de madrigaux de 1596) et Monteverdi (Quatrième livre de madrigaux de 1603).
Postérité Même si, , le musicologue Alfred Einstein considère qu'.
Discographie
Luca Marenzio, Nono Libro di Madrigali a cinque voci, La Venexiana (1999, Glossa GCD 920906)
Bibliographie Ouvrages généraux
Monographies
Notes discographiques
Références
Liens externes
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