Bellebrune est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Bellebrunois. Sa population est de au recensement de . Elle est membre de la communauté de communes de Desvres - Samer et de l'Association des communes de France aux noms burlesques et chantants.

Située dans le parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, la commune s'inscrit dans les « paysages boulonnais » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.

Le patrimoine architectural de la commune comprend le château de La Villeneuve qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques.

Géographie Localisation Localisée dans le nord-ouest du département du Pas-de-Calais, Bellebrune est une commune de la vallée du fleuve côtier le Wimereux, qui se situe à au nord-ouest de Desvres et à à l'est de Boulogne-sur-Mer (chef-lieu d'arrondissement)...

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Le territoire est inclus dans la boutonnière du Boulonnais. Au nord-ouest de l'Artois, cette dépression constituée de Monts et vallées présente des sols à dominante argileuse. L'altitude moyenne de la commune est donc assez faible, variant de au nord, à au sud du village, sur une crête des collines du Boulonnais constituant la limite entre les bassins de la Liane et du Wimereux.

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..

Lil est drainé par un cours d'eau majeur : le Wimereux, qui passe au nord de la commune, fleuve côtier d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune de Colembert et se jette dans la Manche à Wimereux.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de BellebruneLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Boulogne-sur-Mer à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages boulonnais » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ...

Les « paysages boulonnais » qui concernent , se délimitent : au nord, par les paysages des coteaux calaisiens et du Pays de Licques, à l’est, par le paysage du Haut pays d'Artois, et au sud, par les paysages Montreuillois..

Les « paysages boulonnais », constitués d'une boutonnière bordée d'une cuesta définissant un pays d'enclosure, sont essentiellement un paysage bocager composé de de son sol en herbe ou en forêt et de en herbage, avec, dans le sud et l'est, trois grandes forêts, celle de Boulogne, d'Hardelot et de Desvres et, au nord, le bassin de carrière avec l'extraction de la pierre de Marquise depuis le Moyen Âge et de la pierre marbrière dont l'extraction s'est développée au .

La boutonnière est formée de trois ensembles écopaysagers : le plateau calcaire d'Artois qui forme le haut Boulonnais, la boutonnière qui forme la cuvette du bas Boulonnais et la cuesta formée d'escarpements calcaires.

Dans ces paysages, on distingue trois entités : les vastes champs ouverts du Haut Boulonnais ; le bocage humide dans le Bas Boulonnais ; la couronne de la cuesta avec son dénivelé important et son caractère boisé.

Milieux naturels et biodiversité Espace protégé

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée..

le parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, d’une superficie de réparties sur , géré par le syndicat mixte d'aménagement et de gestion du parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale..

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Bellebrune comprend quatre ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. : la forêt domaniale de Boulogne-sur-Mer et ses lisières. La forêt domaniale de Boulogne-sur-Mer s’étend entre la RN 42 et la RN 1, en arrière de l’agglomération de Boulogne-sur-Mer. Elle appartient au vaste complexe bocager et forestier de la Liane et du bas-Boulonnais. ; la vallée du Wimereux entre Wimille et Belle-et-Houllefort. Cette partie de la vallée du Wimereux, située au nord de la RN 42, en marge de la cuvette du bas Boulonnais, marque les limites entre les terrains jurassiques et le bassin calcaire de Marquise-Rinxent. ; le bocage et bois de Bellebrune. Le site est constitué d’un ensemble forestier et d’un complexe bocager établis l’un et l’autre sur les argiles et marnes de l’Oxfordien. La géomorphologie est assez plane malgré quelques vallonnements. ; le réservoir biologique du Wimereux. À l’instar de la Liane, le Wimereux est un bassin côtier qui présente un intérêt majeur pour les migrateurs amphihalins...

et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : le complexe bocager du Bas-Boulonnais et de la Liane. Le complexe bocager du bas-Boulonnais et de la Liane s’étend entre Saint-Martin-Boulogne et Saint-Léonard à l’ouest et Quesques et Lottinghen à l’est. Il correspond à la cuvette herbagère du bas-Boulonnais..

Urbanisme Typologie Au , Bellebrune est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Boulogne-sur-Mer, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (82,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (35,3 %), prairies (31,7 %), forêts (17,4 %), zones agricoles hétérogènes (15,5 %), zones urbanisées (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports Voies de communication La commune est desservie par les routes départementales D 238 et D 252, est traversée dans sa partie nord par la RN 42, reliant Boulogne-sur-Mer et Saint-Omer, et se situe à de l'autoroute A 16 reliant la région parisienne à la frontière avec la Belgique...

Transports

La commune se trouve à de la gare de Boulogne-Ville, située sur les lignes de Longueau à Boulogne-Ville et de Boulogne-Ville à Calais-Maritime. C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains des réseaux , TERGV et ..

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Bere Bronna en 1116 ; Bellebrona vers 1157 ; Belebrunna en 1172 ; Belebrone en 1206 ; Bereborna au ; Bielbrone en 1301 ; Belleborne, Bellebourne en 1346 ; Verbronne au ; Bellebroune en 1479 ; Belbronne en 1553., Bellebrune depuis 1793 et 1801.

Albert Dauzat, suivi en cela par Ernest Nègre, avance l'hypothèse de l'anthroponyme germanique Bero suivi du germanique brunno / brunna « source », d’où le sens global de « source de Bero ».. En réalité, le germanique brunnen (*brunnō) peut avoir aussi le sens de « puits, fontaine ».. Quant à Bero, il a subi l'attraction de l'adjectif féminin d'oïl belle, facilité par le passage fréquent de -r- à -l-, puis fut francisé au fil du temps en Belle brune.

Remarque : l'élément allemand brunnen a été traduit par fontaine (du latin fontana) dans des toponymes romans de même structure influencés par le germanique, comme en témoigne Gaillefontaine (Seine-Maritime, Goislenfontana vers 1043), supplantés par la formule plus romane Fontaine + nom de personne cf. Fontaine-Bellenger ou Fontaine-Guérard (Eure).

La forme flamande est Bellebronne..

Bellebrune est membre de l'Association des communes de France aux noms burlesques et chantants.

Histoire Bellebrune était autrefois l'une des douze baronnies du comté de Boulogne..

Politique et administration Découpage territorial

La commune se trouve dans l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer du département du Pas-de-Calais depuis 1801. Commune et intercommunalités

La commune est membre de la communauté de communes de Desvres - Samer qui regroupe communes et totalise en .

Circonscriptions administratives

La commune faisait partie du canton de Henneveux en 1793 et est rattachée au canton de Desvres depuis 1801.

Circonscriptions électorales

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la sixième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires

Liste des maires

Politique environnementale