La grotte Bérelle est une citerne souterraine gallo-romaine située sous l'esplanade du lycée de Saint-Just à Lyon, en France.

Mentions historiques Du au , elle est citée par les historiens et fréquemment visitée. La grotte Bérelle est présente sur le plan de la Ville de Lyon dressé par Séraucourt en 1735. Selon Jean Burdy, la grotte Bérelle resta accessible au cours des siècles : elle est citée à la Renaissance, et dans des recueils de Descriptions ou de Promenades des et . On y trouve des graffiti, dont le plus ancien date de 1550, et la plupart se situent entre 1750 et 1760Albert Champort, Lyon, cité romaine, édition Bias, 1990, , pp. 17-18.

Elle est enterrée en 1855 sous les remblais de construction du Grand Séminaire de Lyon (de nos jours le lycée St Just), et depuis tombe dans un relatif oubli. , et bien que conservé dans un excellent état, cet édifice ne se visite cependant pas. La rareté des visites de chercheurs explique aussi le peu de publications sur ce monument.

Description vignette|Emplacement en bleu, entrée en rouge. vignette|Accès de la grotte Bérelle. L'architecte Delamonce en reproduit un premier relevé au . L’archéologue lyonnais Camille Germain de Montauzan réalise en 1926 un relevé de l’édifice qui fait référence. Il suit un plan approximativement carré, et ses dimensions intérieures sont de , ce qui représente une contenance estimée de . La chambre centrale mesure sur et est entourée de deux galeries voûtées concentriques d’environ de largeur. Les murs des galeries sont épais d’un mètre et sont percés de 16 arcades, disposées en enfilade. Huit regards cylindriques désormais bouchés traversaient les voûtes. La cote du radier est de d’altitude.

Les parois et le sol de cette citerne sont revêtus de tuileau, un enduit hydraulique de couleur rougeâtre caractéristique des techniques romaines. L’alimentation en eau se faisait par deux conduites débouchant dans l’angle sud ouest de la citerne.

Hypothèses sur sa destination

L’origine de son alimentation en eau est supposée, mais sans preuve formelle, être l’aqueduc de l'Yzeron, un des premiers aqueducs antiques de Lyon.

Le volume important d'eau stockée, comparé aux modestes citernes domestiques de quelques mètres cubes, et le caractère soigné de la construction font penser à une citerne d'usage collectif ou public. Le puisement de l'eau par des regards exclut l'alimentation d'un proche établissement thermal, par ailleurs non découvert. Certains proposent de voir dans la grotte Bérelle la citerne de la caserne de la garnison de Lugdunum que l'on situe traditionnellement à cet emplacement, à proximité également de l'atelier monétaire de Lugdunum que la garnison devait protégerThèse notamment exposée par Albert Champort, Lyon, cité romaine, ouvrage précité. Cette interprétation reste néanmoins très hypothétique.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . . Camille Germain de Montauzan, Les galeries souterraines de la colline de Fourvière, 1926 Jean Burdy et Louis Jeancolas, La Grotte Berelle, citerne antique, Bulletin des Musées et Monuments lyonnais, 4, 1971, 21 pages Ouvrage collectif, Les aqueducs romains de Lyon, L’Araire, Lyon, 1988

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Articles connexes Liste des monuments historiques de Lyon

Liens externes

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