Haisnes, dénommée localement Haisnes-lez-la-Bassée, est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Haisnois. Sa population est de au recensement de . La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.

Depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, parmi les du bassin minier inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, un site se trouve dans la commune.

Géographie Localisation Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais et limitrophe du département du Nord, Haisnes est une commune traversée par le canal d'Aire à la Bassée et située, à vol d'oiseau, à à l'est de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement) et à au sud-ouest de la commune de Lille (aire d'attraction)..

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes, dont une, La Bassée, dans le département du Nord.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..

Il est traversé par quatre cours d'eau : le canal d'Aire à la Bassée, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune de Bauvin et se jette dans La Lys au niveau de la commune d'Aire-sur-la-Lys. l'ancien Canal d'Aire à la Bassée, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune de Douvrin et se jette dans Le canal d'Aire à la Bassée au niveau de la commune de Violaines ; l'Auchy-lès-Mines, d'une longueur de ; le Chemin du Roi, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune et se jette dans Le canal d'Aire à la Bassée au niveau de la commune.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'HaisnesLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ... Ces paysages, qui concernent réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers..

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable.

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de de long sur , dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe.

Milieux naturels et biodiversité Espèces faunistiques et floristiques Le site de l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées..

Urbanisme vignette|left|redresse=0.5|Une entrée de la commune. Typologie Au , Haisnes est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de BéthuneUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Béthune comprend deux villes-centres (Béthune et Bruay-la-Buissière) et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (67,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (64,3 %), zones urbanisées (27,7 %), mines, décharges et chantiers (5,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports Voies de communication

La commune est desservie par les routes départementales D 163 et D 947..

Transports

La commune se trouve à , au sud, de la gare de La Bassée - Violaines, située sur la ligne de Fives à Abbeville, desservie par des trains régionaux du réseau ..

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Hainnæ en 877 ; Aines en 976 ; Haines en 1124 ; Hainæ en 1141 ; Aisna en 1219 ; Haines en 1252 ; Aeine en 1256 ; Hanes au ; Haynes en 1386 ; Haynnes en 1430 ; Haisnes en 1759.; Haisnes en 1793 ; Haisne et Haisnes depuis 1801.

La forme flamande est HagenCentre de Recherche généalogique Flandre-Artois..

Histoire La voie romaine partant d'Arras vers Estaires (Minoriacum), par Lens, passait sur le territoire d'Haisnes.

Un diplôme de Charles-le-Chauve, de l'an 877, confirme à l'abbaye de Marchiennes la possession du village de Haisnes et de ses dépendances. "In pago Lœtico villam Haignas cum appendice villa Hantgiaco".

Cette abbaye eut longtemps à Haisnes un avoué particulier. Le titulaire en 1040, Osbert, devint un petit tyran qui se rendit odieux par ses exactions. Aussi les chroniques de Marchiennes ne manquent pas de dire que la mort accidentelle dont cette homme fut frappé est la juste punition de ses méfaits. Il est tombé dans un puits à Haisnes.

En 1647, en pleine guerre de 30 ans, le maréchal de Gassion parut pour faire le siège de La-Bassée et enveloppa son camp dans une immense ligne de circonvallation passant par Douvrin, Haisnes, Auchy et Violaines. Ce siège avait achevé la ruine des villages environnants, pas une maison n'était restée débout on ne voyait plus que quelques châteaux, ceux d'Auchy et de Douvrin: c'étaient, avec l'église d'Haisnes, les seuls édifices qui n'eussent pas été renversés.

Le , la ville est au cœur de la bataille de Loos. À , après le début de l'attaque au gaz, les et de la commencent à avancer. À , les et (City of London Regiment) avaient atteint l'objectif de la , la tranchée de soutien allemande allant du centre des terrils à la route Béthune-Lens. Une contre-attaque allemande est lancée sur le flanc droit du , mais elle est repoussée. Sans fosse ni redoute pour les retenir, ils avancèrent rapidement à travers la première ligne allemande. Ils atteignirent le côté ouest des Carrières, où une partie fortement retranchée de la seconde ligne allemande ralentit leur progression. Leur avant-garde entra dans le quartier Saint-Élie, avant de pousser vers le nord, atteignant le village de Haisnes à du matin. Faute de moyens, les positions gagnées ne purent être maintenues. La prise de Haisnes faiblit, et à midi, la ligne de la s’étendait de l’extrémité ouest de Saint-Élie jusqu’au côté ouest des Carrières, puis au nord jusqu’à la droite de la , à l’est de la redoute de Hohenzollern.

Du 2 au , le même secteur connait une succession de combats opposant les troupes britanniques aux troupes allemandes connue sous le nom de l'action de la Redoute Hohenzollern.

Après la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à du Pas-de-Calais..