Hinges est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Hingeois. La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.

La commune d'Hinges (nom officiel depuis 1801), traversée par le canal d'Aire à la Bassée, est située dans l'est du département du Pas-de-Calais à , à vol d'oiseau, au nord de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement). C’est une commune de type rurale à habitat dispersé selon l'Insee, appartenant à l'unité urbaine de Saint-Omer, avec une population de au dernier recensement de .

À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918. Sur le territoire communal se trouve deux cimetières militaires britanniques de la Première Guerre mondiale : le Hinges Military Cemetery et Le Vertannoy British Cemetery.

Géographie Localisation Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais, Hinges est une commune traversée par le canal d'Aire à la Bassée et située, à vol d'oiseau, à au nord de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement)..

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..

Il est traversé par le canal d'Aire à la Bassée, canal navigable de , qui prend sa source dans la commune de Bauvin et se jette dans La Lys au niveau de la commune d'Aire-sur-la-Lys.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'HingesLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Milieux naturels et biodiversité Espèces faunistiques et floristiques L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées..

Urbanisme Typologie Au , Hinges est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de BéthuneUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Béthune comprend deux villes-centres (Béthune et Bruay-la-Buissière) et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Béthune, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (87,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63,7 %), zones urbanisées (19 %), prairies (17,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Hinges en 1194 ; Hinghes au ; Hingues en 1469 ; Hainges en 1741 ; Hinge au .; Hinges en 1793 ; Hinge et Hinges depuis 1801.

Selon le toponymiste Ernest Nègre, le toponyme germanique viendrait du pluriel de hangi « pente », Hinges occupe le sommet d'une colline..

La forme picarde est Inch’.

Histoire Avant la Révolution française, Hinges était le siège d'une seigneurie. Elle a été érigée en baronnie sous le nom de baronnie Dupire par lettres données à Versailles en . La terre d'Hinges était mouvante et relevante du roi à cause du château de Lens. Elle consistait en rentes foncières, argent, chapons, blé, droits casuels, lots et ventes. Plusieurs fiefs nobles sont mouvants de la dite terre et seigneurie qui a justice vicomtière et basse justice (justice seigneuriale), étant fondateur et seigneur de l'église du lieuAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 60-62, lire en ligne..

Famille Dupire La famille Dupire est étroitement liée à Hinges : la seigneurie d'Hinges a été érigée en baronnie en 1696 sous le nom de baronnie Dupire, en considération des services des différents membres de la famille. On trouve ainsi :

Antoine Dupire, écuyer, seigneur de Prelle. Hector Dupire, écuyer, fils d'Antoine, seigneur de Prelle, est l'époux de Guillemette de Lancotte, à la suite d'un contrat de mariage du . Jean Dupire, écuyer, fils d'Hector, seigneur du lieu, a épousé par contrat du , Marie Fournier. Jacques Dupire, écuyer, fils de Jean, seigneur de La Montoy, et de Tourlingthun (sur l'actuelle Wirwignies) est devenu le mari de dame Louise Delelé par contrat de mariage du . Il a été tué au siège de Corbie au début de l'année 1636. Alexandre Dupire, écuyer, fils de Jacques, seigneur de Tourlingthun, Hinges, La Montoy et Montignie est fait baron d'Hinges en 1696. Il s'est marié par contrat du avec dame Marguerite Thérèse Fourdin. Il est capitaine d'infanterie dans le régiment de Pressau. Il a trois fils qui vont s'engager dans les armes au service de leur roi. Il commande le second bataillon du régiment royal-infanterie de vaisseaux le . Deux de ses enfants ont été lieutenants de dragons dans le régiment de Sailly et le troisième a été cornette dans le dit régiment. Nicolas Alexandre Dupire, fils d'Alexandre, seigneur d'Hinges, Tourlingthun, Montignie, Courtaubus et Dulieu, ci-devant capitaine, aide-major du régiment de dragons de Sailly. A commencé sa carrière avec ses frères au service du roi, en étant à peine en âge de porter les armes, dans la compagnie des gentilshommes de Brisack en 1684. Il y sert jusqu'en 1687. Il a été honoré d'une sous-lieutenance dans le second bataillon du régiment royal-infanterie de vaisseaux. En cette qualité, il sert en Allemagne en 1688, dans l'armée du Dauphin. Il sert dans le régiment de Sailly et participe aux campagnes de 1689 dans les vallées de Luzerne et de Saint-Martin en Piémont contre les Vaudois et dans l'armée du Piémont en 1690. A été dangereusement blessé le même jour que ses frères en défendant le poste de Berqueros qui était le passage de Pignerol à Luzerne. Lors de cette même campagne, il a été fait aide-major du régiment. Il a participé à plusieurs faits d'armes, dont le siège de Villefranche en Piémont, le bombardement de Liège, la bataille de Steinquerque, le siège de Namur, le bombardement de Charleroi, et en dernier lieu le siège de Furnes. Lors de ce dernier, il a assuré la charge de major-général de dragons de l'armée avec satisfaction du maréchal Louis François de Boufflers. il a alors été honoré de la charge de grand-bailli de Béthune. Claude François Dupire, fils d'Alexandre, seigneur d'Hinges et La Montoy, capitaine de dragons dans le régiment de Sailly. A commencé sa carrière avec ses frères au service du roi , en étant à peine en âge de porter les armes, dans la compagnie des gentilshommes de Brisack en 1684. Il y sert jusqu'en 1687. Il a été honoré d'une sous-lieutenance dans le second bataillon du régiment royal-infanterie de vaisseaux. En cette qualité, il sert en Allemagne en 1688, dans l'armée du Dauphin. Il sert dans le régiment de Sailly et participe aux campagnes de 1689 dans les vallées de Luzerne et de Saint-Martin en Piémont contre les Vaudois et dans l'armée du Piémont en 1690. A été dangereusement blessé le même jour que ses frères en défendant le poste de Berqueros qui était le passage de Pignerol à Luzerne. Il a été fait capitaine du régiment de Sailly. Il a participé à plusieurs campagnes dont le siège de Villefranche en Piémont, le bombardement de Liège, la bataille de Steinquerque, le siège de Namur, le bombardement de Charleroi , et en dernier lieu le siège de Furnes. il continue de servir dans le régiment de Sailly en qualité de capitaine, suivant le certificat du marquis de Sailly, maréchal de camp, colonel dudit régiment de dragons en date du . Jacques Alexandre Dupire, fils d'Alexandre. A commencé sa carrière avec ses frères au service du roi , en étant à peine en âge de porter les armes, dans la compagnie des gentilshommes de Brisack en 1684. Il y sert jusqu'en 1687. Il a été honoré d'une sous-lieutenance dans le second bataillon du régiment royal-infanterie de vaisseaux. En cette qualité, il sert en Allemagne en 1688, dans l'armée du Dauphin. Il sert dans le régiment de Sailly et participe aux campagnes de 1689 dans les vallées de Luzerne et de Saint-Martin en Piémont contre les Vaudois et dans l'armée du Piémont en 1690. A été dangereusement blessé le même jour que ses frères en défendant le poste de Berqueros qui était le passage de Pignerol à Luzerne. Jacques Alexandre guéri, était membre d'un détachement commandé par le marquis de Molac, mestre de camp de cavalerie, pour aller brûler Ruiolt, a été tué au retour de cette campagne.