Labourse est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Laboursois. Elle est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.

La commune de Labourse (nom officiel depuis 1801), drainée par la Loisne amont, est située dans le sud-est du département du Pas-de-Calais à , à vol d'oiseau, au sud-ouest de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement). C’est une commune de type ceinture urbaine selon l'Insee, appartenant à l'unité urbaine de Saint-Omer, avec une population de au dernier recensement de .

À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.

Le patrimoine architectural de la commune comprend l'église Saint-Martin, inscrite aux monuments historiques depuis 1926.

Géographie Localisation Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, Labourse est une commune limitrophe, au sud-est, de la commune de Nœux-les-Mines (aire d'attraction) et située, à vol d'oiseau, à au sud-ouest de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement)..

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..

Il est traversé par deux cours d'eau : à l'ouest, la Loisne amont, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune d'Hersin-Coupigny et se jette dans le canal de Beuvry au niveau de la commune de Beuvry ; au sud-est, le ruisseau de la Fontaine de Bray, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune d'Hersin-Coupigny et se jette dans le Canal d'Aire à La Bassée au niveau de la commune de Festubert. vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de LabourseLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Côtes de la Manche orientale ».. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ... Ces paysages, qui concernent réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers..

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable.

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de de long sur , dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe.

Milieux naturels et biodiversité Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. : le marais de la Loisne. Localisé sur les anciens marais de la Loisne au sud-est de la ville de Béthune et incluant les terrils édifiés sur les mêmes marais, le site a été largement réaménagé en espace de loisirs avec de nombreux étangs de pêche. ; le terril des anciennes usines de Noeux-les-Mines à Labourse, d'une superficie de et d'une altitude variant de . C'est un terril tabulaire édifié en 1927, qui, de par sa visibilité, présente un intérêt paysager.. vignette|redresse=1.6|centre|Carte des ZNIEFF sur la commune.

Espèces faunistiques et floristiques L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées..

Urbanisme vignette|left|Labourse, depuis Sailly-Labourse. Typologie Au , Labourse est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de BéthuneUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Béthune comprend deux villes-centres (Béthune et Bruay-la-Buissière) et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nœux-les-Mines, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (48,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (47,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,5 %), zones urbanisées (28,6 %), mines, décharges et chantiers (11,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (5,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement En 20222022 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2016 et de 910 en 2011. , soit une progression du nombre total de logements de 23,6 % depuis 2011.

Parmi ces , 94,6 % étaient des résidences principales, (soit ), 0,6 % des résidences secondaires et 4,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 99,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,4 % des appartements.

Sur les , 69,8 % sont occupées par des propriétaires, 28,8 % par des locataires et 1,4 % par des personnes logées gratuitement..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Labourse en 2022 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,6 %) par rapport au département (6,6 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (4,8 %) inférieure à celle du département (7,2 %) et de la France entière (8 %).

+ Le logement à Labourse en 2022 Typologie Labourse. Pas-de-Calais. France entière. Résidences principales (en %)94,686,282,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)0,66,69,7 Logements vacants (en %)4,87,28

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Bursa en 1074 ; Le Borse en 1206 ; Bourres en 1403 ; Le Boursse en 1407 ; Le Bourse-lez-Sailly en 1565 ; Bourse-lez-Sailly en 1739. ; La Bourse en 1793 et Labourse depuis 1801.

Selon le toponymiste Ernest Nègre, ce toponyme vient du néerlandais burs qui signifie « la broussaille »..

Histoire