Marenla est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Marenlois. Sa population est de au recensement de , elle connait un pic de population en 1866 avec . La commune fait partie de la communauté de communes des 7 Vallées. Elle s'inscrit dans les « paysages montreuillois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
Géographie Localisation Localisée dans le sud-ouest du département du Pas-de-Calais, Marenla est une commune de la vallée de la Canche située, à vol d'oiseau, à au sud-est de la commune de Montreuil-sur-Mer (chef-lieu d'arrondissement)..
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de huit communes.
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..
Il est traversé par la Canche, fleuve côtier d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune de Gouy-en-Ternois et se jette dans la Manche entre Étaples et Le Touquet-Paris-Plage, et par le fleuve la Canche, d'une longueur de ..
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de MarenlaLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Touquet-Paris-Plage à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages montreuillois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ... Ces paysages, qui concernent , se délimitent : à l'ouest par des falaises qui, avec le recul de la mer, ont donné naissance aux bas-champs ourlées de dunes ; au nord par la boutonnière du Boulonnais ; au sud par le vaste plateau formé par la vallée de l'Authie, et à l'est par les paysages du Ternois et du Haut-Artois. Les « paysages montreuillois », avec, dans leur axe central, la vallée de la Canche et ses nombreux affluents comme la Course, la Créquoise, la Planquette…, offrent une alternance de vallées et de plateaux, appelés « ondulations montreuilloises ». Dans ces paysages, et plus particulièrement sur les plateaux, on cultive la betterave sucrière, le blé et le maïs et les plateaux entre la Ternoise et la Créquoise sont couverts de vastes massifs forestiers comme la forêt d'Hesdin-la-Forêt, les bois de Fressin, Sains-lès-Fressin, Créquy…..
L’occupation des sols de la surface totale de ces « paysages montreuillois » est de 59,07 % de cultures, de 21,55 % de prairies naturelles, permanentes, de 12,02 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,79 % d'espaces artificialisés avec les communes principales d'Étaples et Montreuil-sur-Mer, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau, 0,41 % d'espaces industriels et de friches industrielles et de 0,14 % d’espaces dunaires.
Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés et gérés
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée..
Dans ce cadre, le territoire de la commune fait partie de trois espaces protégés et gérés (location, convention de gestion) par le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France : la cavité du Flayer d’une superficie de . ; le marais de Beaurainchâteau d’une superficie de . ; le marais du Planty d’une superficie de ..
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : la basse vallée de la Canche et ses versants en aval d’Hesdin. ; les vallées de la Créquoise et de la Planquette, d’une superficie de et d'une altitude variant de . Ces deux vallées se situent aux confins de deux régions naturelles : le Haut Pays d’Artois et le Ternois et constituent un des paysages ruraux traditionnels du Nord-Pas-de-Calais les mieux conservés.. vignette|redresse=1.6|centre|Carte des ZNIEFF sur la commune.
Espèces faunistiques et floristiques L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées..
Urbanisme Typologie Au , Marenla est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,5 %), prairies (29,1 %), forêts (5,1 %), zones urbanisées (3,1 %), zones agricoles hétérogènes (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Lieux-dits, hameaux et écarts Le But de Marles est un hameau de Marenla. La Justice, les Côtes et les Bois du Bus, le fief du Gros Fay et le fief de Machy, tenus de l'abbaye de Sainte-Austreberthe et situés à Marenla, appartenaient au au comte de Lascaris.
Voies de communication et transports
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Malenchy en 1142 ; Balentiacum [lire Malentiacum] en 1170 ; Malenchi en 1225 ; Malenla en 1295 ; Meurenla en 1520 ; Merœula en 1679 ; Marenla en 1789. ; Maranla en 1793 et Marenla depuis 1801.
La forme picarde est Marinleu.
Histoire Historique du villageD'après les notes et documents recueillis dans les archives de la ville, des hospices de Montreuil-sur-Mer et dans les divers ouvrages historiques du Pas-de-Calais. Auteur : A. Pontier, ancien secrétaire, en . Cet historique fut classé par M. Beaussart, secrétaire-greffier et sûrement déposé aux Archives départementales d'Arras..
Marenla est mentionnée dans le diplôme d'Erkembode, évêque de Thérouanne en 637. Elle appartint ensuite (à partir du , en 1170) à l'abbaye de Sainte-Austreberthe qui y établit un bailli chargé d'exercer la justice. Ces fonctions étaient remplies en 1750 par messire Claude Septier, sieur de Verdure.
Le bailliage comprenait les seigneuries de :
Marenth, Marenla, Humbergt, Saint-Deneu, Bouberck, Aix-en-Sihart, Sainte-Austreberthe-lès-Hesdin.
Les appels relevaient du bailli d'Amiens, tenant ses assises à Montreuil.
En 1311, Robert Cointeriaux tenait de Williaume de Maintenay, le fief de la Canche à Malenla.
Pendant le séjour du roi Henri II, à la chartreuse de Neuville, le , les Écossais de la Garde, s'étant imprudemment écartés, furent maltraités par les Impériaux aux environs de Marenla.
La ferme de Marenla (ferme des Dames qui date de 1651) a été reconstruite en 1761, sous l'administration de l’abbesse de Sainte-Austreberthe, Anne-Marie de Jouanne d'Esgeigny.
Adrien Fresnaye, ancien élève de l’École centrale (1847) a créé en 1852 la papeterie de Marenla dans un ancien moulin à huile. L'entreprise ferma en 1895, la liquidation amiable n'était pas terminée en 1901. Adrien Fresnaye fut aussi maire de 1870 à 1896..
Archéologie Le clocher de l'église fut rebâti en 1675. La fabrique et l'abbaye de Sainte-Austreberthe supportèrent la dépense par moitié.
Une statue de sainte Austreberthe décore le fronton du retable de l'autel.
En 1849, Leroy trouva à Marenla, plus de d'argent des règnes de Louis XIII et de Louis XIV.
Politique et administration Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement de Montreuil du département du Pas-de-Calais..
Commune et intercommunalités
La commune a fait partie, de 1996 à 2013, de la communauté de communes du val de Canche et d'Authie et, depuis le , elle fait partie de la communauté de communes des 7 Vallées (7 Vallées comm) dont le siège est basé à Hesdin. La communauté de communes regroupe communes et compte en
Circonscriptions administratives
La commune faisait partie du canton de Campagne-lès-Hesdin, depuis la loi du reprise par la constitution de 1791, qui divise le royaume (la République en ), en communes, cantons, districts et départements.
Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle est maintenant rattachée, ainsi que toutes les communes de l'ancien canton de Campagne-lès-Hesdin, au canton d'Auxi-le-Château qui passe de 26 à .
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie, depuis 1986, de la quatrième circonscription du Pas-de-Calais..
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Équipements et services publics Espaces publics La commune est labellisée « 1 fleur » au concours des villes et villages fleuris..
Population et société Démographie Les habitants de la commune sont appelés les Marenlois.. Évolution démographique
Pyramide des âges