Planques est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Planquois. Sa population est de au recensement de , elle connait un pic de population en 1831 avec . La commune est membre de la communauté de communes du Haut Pays du Montreuillois. Elle s'inscrit dans les « paysages montreuillois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
Le patrimoine architectural de la commune comprend l'église Notre-Dame-de-l'Assomption qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques. La commune a la particularité de ne pas posséder de monument aux morts.
Géographie Localisation Localisée dans le centre du département du Pas-de-Calais, Planques, où la Planquette prend sa source, est une commune rurale située, à vol d'oiseau, à au sud-ouest de la commune de Fruges (aire d'attraction), à au nord de la commune d'Hesdin-la-Forêt et à à l'est de la commune de Montreuil-sur-Mer (chef-lieu d'arrondissement)..
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes.
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..
Il est drainé par la Planquette, qui prend sa source dans la commune de Planques, est un cours d'eau d'une longueur de qui se jette dans la Canche au niveau de la commune de Contes.
La Planquette a deux affluents dans la commune : la ferme de l'Épaule, d'une longueur de , qui prend sa source au niveau de la commune de Planques ; le riot le Vasseur, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune de Ruisseauville. vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PlanquesLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Radinghem à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages montreuillois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ... Ces paysages, qui concernent , se délimitent : à l'ouest par des falaises qui, avec le recul de la mer, ont donné naissance aux bas-champs ourlées de dunes ; au nord par la boutonnière du Boulonnais ; au sud par le vaste plateau formé par la vallée de l'Authie, et à l'est par les paysages du Ternois et du Haut-Artois. Les « paysages montreuillois », avec, dans leur axe central, la vallée de la Canche et ses nombreux affluents comme la Course, la Créquoise, la Planquette…, offrent une alternance de vallées et de plateaux, appelés « ondulations montreuilloises ». Dans ces paysages, et plus particulièrement sur les plateaux, on cultive la betterave sucrière, le blé et le maïs et les plateaux entre la Ternoise et la Créquoise sont couverts de vastes massifs forestiers comme la forêt d'Hesdin-la-Forêt, les bois de Fressin, Sains-lès-Fressin, Créquy…..
L’occupation des sols de la surface totale de ces « paysages montreuillois » est de 59,07 % de cultures, de 21,55 % de prairies naturelles, permanentes, de 12,02 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,79 % d'espaces artificialisés avec les communes principales d'Étaples et Montreuil-sur-Mer, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau, 0,41 % d'espaces industriels et de friches industrielles et de 0,14 % d’espaces dunaires.
Milieux naturels et biodiversité Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. : le bois de Sains. D’une superficie de et d'une altitude variant de , cette ZNIEFF a une géomorphologie typiquement artésienne avec un plateau qui domine quelques creuses..
et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : les vallées de la Créquoise et de la Planquette, d’une superficie de et d'une altitude variant de . Ces deux vallées se situent aux confins de deux régions naturelles : le Haut Pays d’Artois et le Ternois et constituent un des paysages ruraux traditionnels du Nord-Pas-de-Calais les mieux conservés..
Espèces faunistiques et floristiques L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées..
Urbanisme Typologie Au , Planques est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fruges, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (92,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66 %), prairies (26,9 %), zones agricoles hétérogènes (5,5 %), forêts (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Logement En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 53, alors qu'il était de 50 en 1999LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie..
Parmi ces logements, 78,8 % étaient des résidences principales, 17,3 % des résidences secondaires et 3,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,9 % des appartementsLOG T2 - Catégories et types de logements..
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 81,0 %, légèrement en baisse par rapport à 1999 (83,3 %)LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation..
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Plankae en 1187 ; Plancae en 1210 ; Plankes en 1218 ; Planchae en 1248 ; Le Planke en 1275 ; Planka au ; Planca en 1326 ; Les Plankes en 1376 ; Le Plancque en 1404 ; Les Planques en 1474 ; Les Plancques en 1518. ; Planques en 1793 et depuis 1801.
Le toponyme vient du pluriel de l'oïl planque, « passerelle, petit pont de bois ».
Histoire Avant la Révolution française, Plancques était le siège d'une seigneurie. En 1762, cette seigneurie a été élevée au rang de baronnie sous le nom de baronnie de Contes de Granges, en étant associée à la terre des GrangesAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 97, lire en ligne.
Dans la première moitié du , Jean de Bergh, écuyer, est seigneur de Plancques, Schaubroucq, marié à la fille unique et héritière d'Arnoul Clays dit de Zegerscappel et de Catherine van Meckeren (Catherine van Meckeren est la fille de Gérard Van Meckeren, vice-amiral de la flotte de Flandre). Jean de Bergh est le père d'Anne-Marie de Berch, religieuse à l'abbaye Saint-Victor de Bergues et le père de Catherine de Berch, épouse d'Adrien de Beaufremez, baron d'Esnes, seigneur de Staple, Sporrewarde, etc., pair du CambrésisM.A. Bonvarlet, « Chronique de l'abbaye des dames de Saint-Victor, dite du nouveau cloître à Bergues », dans Mémoire de la société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, Année 1857, publié en 1858, p. 275, lire en ligne.
Marie-François-Antoine Joseph de Contes bénéficie en , de lettres données à Versailles, érigeant en baronnie, sous le nom de baronnie de Contes de Granges, de la terre des Granges unie à celle de Planques, relevant à cause de sa terre de Créquy, de Godefroy de la Tour-d'Auvergne, pair de France, grand chambellan, en faveur du dénommé, seigneur des dites terres. Ces terres, tout le temps que la famille de Bryas les a possédées, ont toujours été relevées sous le titre de baronnie, le bénéficiaire est reconnu descendant d'une branche de la maison de Créquy (Famille de Créquy), dont sa famille a toujours porté les armes; cette branche était connue sous le nom de Créquy-Contes, à cause de Jacques dit Jacquemont, seigneur de Contes, marié à Marie de Saint-Pol (Comté de Saint-Pol). Regnault de Créquy-Contes qui était chevalier, bachelier dès 1440 et Jean de Créquy-Contes furent tués à Azincourt, en servant sous la bannière de Créquy. Cette famille de Contes a de tous temps servi ses souverains et s'est alliée aux de Werpt, Marseilles, Héricourt, de Fiennes, Gérard, de Harchies, de Fléchin, etc.