Recques-sur-Hem est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Elle s'appelle Recques dès 1801 et Recques-sur-Hem depuis 1919. Ses habitants sont appelés les Recquois. Sa population est de au recensement de . La commune est membre de la communauté de communes de la Région d'Audruicq.
Située dans le parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, la commune s'inscrit dans les « paysages des coteaux calaisiens et du pays de Licques » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
Géographie Localisation Localisée dans le nord-est du département du Pas-de-Calais, Recques-sur-Hem est une commune rurale drainée par le Tiret et située, à vol d'oiseau, à au sud de la commune d’Audruicq et à au sud-est de la commune de Calais (aire d'attraction et chef-lieu d'arrondissement)..
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes.
Géologie et relief Les pentes douces du relief, dont l'altitude varie de 3 à , sont les dernières pentes de l'Artois, au nord, avant les Flandres.
Hydrographie vignette|La Hem à Recques-sur-Hem.
La commune, située dans le bassin Artois-Picardie., est drainée par un cours d'eau principal : le Tiret, appelé aussi ruisseau la Hem ou rivière la Hem, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune d'Escœuilles et rejoint l'Aa dans la commune de Sainte-Marie-Kerque.
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Recques-sur-HemLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Watten à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages des coteaux calaisiens et du pays de Licques » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ...
Ces « paysages des coteaux calaisiens et du pays de Licques » concernent du Pas-de-Calais. Ces paysages s'étendent sur environ de long (est-ouest) et de large (nord-sud) et présentent deux sous-ensembles : les coteaux calaisiens au nord et le pays de Licques au sud. Les altitudes de ces paysages varient de dans le Pays de Licques, à dans l’ouest des coteaux Calaisiens, près de Guînes, et à dans l'est, près d'Audruicq..
Ces paysages recouvrent trois entités écopaysagères : les collines guînoises qui constituent le rebord septentrional de l'Artois, l'entité de Bredenarde qui appartient à la plaine maritime flamande, et la cuvette de Licques. Ils sont constitués de 59,70 % de cultures, de 17,30 % de forêts, de 15,11 % de prairies naturelles, permanentes, de 7,45 % d'espaces artificialisés, avec les quatre principales communes que sont Audruicq, Ardres, Guînes et Licques, de 0,27 % d'industries, et de 0,18 % de cours d'eau et plan d'eau.
Les éléments structurants de ces paysages sont la LGV Nord et l'A26, la rivière la Hem qui coule du sud vers le nord-est, les escarpements sur les coteaux du Calaisis et autour du pays de Licques et, d'ouest en est, les différents boisements comme la forêt de Guînes, le bois de l'Abbaye, la forêt de Tournehem et une partie de la forêt d'Éperlecques.
Milieux naturels et biodiversité Espace protégé et géré
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée..
Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé : le parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, d’une superficie de réparties sur , géré par le syndicat mixte d'aménagement et de gestion du parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale..
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. : la forêt d'Éperlecques et ses lisières, d’une superficie de et d'une altitude variant de . Cette ZNIEFF souligne les premières ondulations des collines crayeuses de l’Artois. La forêt d’Eperlecques et les bois environnant occupent ces collines..
et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : le complexe écologique du marais Audomarois et de ses versants, d’une superficie de et d'une altitude variant de . Cette ZNIEFF est un élément de la dépression préartésienne, drainé par l’Aa, le marais Audomarois est un golfe de basses terres bordé à l’Ouest par la retombée crayeuse de l’Artois et à l’Est par les collines argileuses de la Flandre intérieure..
Espèces faunistiques et floristiques L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées..
Urbanisme Typologie Au , Recques-sur-Hem est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Calais, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (80,1 %), zones urbanisées (9,6 %), forêts (4,6 %), prairies (4,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Voies de communication et transports Le territoire de la commune, petit en surface (), est coupé du nord-est au sud-ouest par la ligne TGV de l'Eurostar, reliant Londres via la gare de Calais - Fréthun et Lille. La gare TER la plus proche est celle d’Audruicq, à . L’autoroute A26 est à .
Risques naturels et technologiques Risque inondation À la suite du passage des tempêtes Ciarán, Domingos et Elisa et des inondations et coulées de boue qui se sont produites, la commune est reconnue, par arrêté du , en état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue sur la période du au , comme du département..
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Reka en 857 ; Recca en 877 ; Reclca (lire Recca) en 1084 ; Reche en 1145 ; Recha en 1174 ; Rec en 1271 ; Rech en 1300 ; Rek en 1322 ; Reck en 1333. ; Recque en 1793 ; Recques en 1801 et Recques-sur-Hem depuis 1919.
Le nom Reka de 857 pourrait concerner Recques-sur Course. Selon la même étude, un ancien nom pour une branche de la rivière Hem est Le Recque, vers 1148 mentionné ainsi : Aqua que appellatur Reche Archief Kennemerland, 2012..
Selon le toponymiste Ernest Nègre, ce toponyme est issu du flamand rak, reke « ligne, partie droite d'une rivière »., renvoyant ici à la section rectiligne de la Hem (ou le Tiret) qui traverse la commune
Il y a deux Recques en Pas-de-Calais, Recques-sur-Course et Recques-sur-Hem. En 1919, afin d'éviter la confusion avec Recques-sur-Course, la commune change le nom en Recques-sur-Hem.
La Hem est une rivière française du département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France, et un affluent du fleuve côtier l'Aa.
La forme picarde est Recques-su-Hem.
Histoire Le Champ Maniez à Recques-sur-Hem est un site du premier âge du FerG.Blanquaert, « Le site du premier âge du Fer du "Champ Maniez" à Recques-sur-Hem (Pas-de-Calais) », dans Bulletin de la Société préhistorique française, Volume 89, 1992, pages 459-460..
Recques existait avant le . C'était en 987 une des douze pairies de GuînesJ. F. Henry, Essai historique, topographique et statistique sur l'arrondissement communal de Boulogne-sur-Mer, 1810, page 274. Hugues de Recques, vicomte en 1145, est en 1160 un des principaux seigneurs du comté de Guînes. Il assiste dans ces années là à la passation de chartes par le comte de Guînes Arnould de Guînes en faveur d'abbayes.. Il fait lui-même des donations à l'abbaye de Clairmarais vers 1174. vignette|Dalle funéraire de Jacques Delattre, seigneur de Nœufrue, dans l'église Saint-Wandrille.
Recques a possédé trois châteaux : le château de Cocove est mentionné dès 1084 (Cukehova)Ernest Nègre, Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes, dialectales, Volume 2, page 820, Vrolant dès 1262 et Neufrue (Le Neuve Rue) dès 1473Jacques Thiébaut, Le Guide des châteaux de France: Pas-de-Calais, 1986 Page 171 Jozef van Overstraeten, De Nederlanden in Frankrijk: Beknopte encyclopedie, 1969, page 455.