Saint-Hilaire-Cottes est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Cottihilariens ou Saint-Hilairois. Elle est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.

La commune de Saint-Hilaire-Cottes (nom officiel depuis 1801) est située dans le centre-est du département du Pas-de-Calais à , à vol d'oiseau, au nord-ouest de la commune de Béthune. C’est une commune de type bourg rural selon l'Insee, avec une population de au dernier recensement de .

La commune possède deux églises issues du regroupement de Sainte-Hilaire et de Cottes entre 1790 et 1794.

Géographie Localisation Localisée dans le centre-est du département du Pas-de-Calais, Saint-Hilaire-Cottes est un bourg rural situé, à vol d'oiseau, à au nord-ouest de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement)..

Elle se trouve dans l'unité urbaine de Norrent-Fontes, la zone d'emploi de Béthune et le bassin de vie d'Auchel.

Communes limitrophes Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-Hilaire-CottesLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

La commune, située dans le bassin Artois-Picardie., est, selon le Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre), drainée par trois cours d'eau : un cours d'eau au toponyme hydrographique inconnu, d'une longueur de qui prend sa source dans la commune de Busnes et termine sa course au niveau de la commune de Guarbecque. ; le ravin de la Méroise, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune de Febvin-Palfart et se jette dans la Nave au niveau de la commune de Lespesses. ; le ruisseau le Warrenghem, d'une longueur de qui prend sa source dans la commune et se jette dans un cours d'eau au toponyme hydrographique inconnu au niveau de la commune d'Ham-en-Artois..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées..

Urbanisme Typologie Au , Saint-Hilaire-Cottes est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle appartient à l'unité urbaine de Norrent-FontesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Norrent-Fontes comprend deux villes-centres (Norrent-Fontes et Saint-Hilaire-Cottes) et une commune de banlieue... La commune est par ailleurs hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (88,8 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (73,4 %), zones urbanisées (11,2 %), zones agricoles hétérogènes (9,8 %), prairies (5,5 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Logement En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 362, alors qu'il était de 349 en 2016 et de 351 en 2011..

Parmi ces logements, 89,5 % étaient des résidences principales, 2,1 % des résidences secondaires et 8,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 99,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,8 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Hilaire-Cottes en 2022 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (2,1 %) par rapport au département (6,6 %) et à la France entière (9,7 %).

+ Le logement à Saint-Hilaire-Cottes en 2022. Typologie Saint-Hilaire-Cottes. Pas-de-Calais. France entière. Résidences principales (en %)89,586,282,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)2,16,69,7 Logements vacants (en %)8,47,28

Voies de communication et transports La commune, traversée par l'autoroute A26, est desservie par la RD 94, qui la relie aux deux axes routiers structurants du secteur, l'ancienne route nationale 43 (actuelle RD 941) et la RD 341.

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité Saint-Hilaire est attesté sous les formes Sanctus Hilarius en 1184 ; Sanctus Hylarius en 1201 ; Mons Sanctus Hilarius en 1210 ; Sanctus Ylarius en 1316 ; Saint-Ylaire en 1400 ; Sanctus Hilarius Ariensis vers 1512 ; Saint Hilaire au .; Saint Hilaire en 1793 ; Saint-Hilaire et Saint-Hilaire-Cottes depuis 1801

La commune de Saint- Hilaire, instituée par la Révolution française, absorbe celle de Cottes entre 1790 et 1794.

est un hagiotoponyme.

Toujours d'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité Cottes est attesté sous les formes Cotenez vers 1149 ; Cothenes en 1187 ; Cotenes en 1209 ; Cautenes en 1269 ; Cote au ; Cautenez au ; Cottenes-Saint-Hilaire en 1720 ; Cottes en 1780.. En 1907, Cottes est une section de Saint-Hilaire..

Histoire Moyen Âge En 1115, Eustache de Souys, en latin Eustatius de Sauuye, seigneur de Le Souys (sur la commune actuelle de Saint-Hilaire-Cottes), fait partie de l'entourage du seigneur de LillersP. Feuchère, « Pairs de principauté et pairs de château. Essai sur l'institution des pairies en Flandre. Étude géographique et institutionnelle », dans Revue belge de Philologie et d'Histoire, Année 1953, Tome 31, fascicule 4, p. 985-86, lire en ligne..

Temps modernes Cottenes était, avant la Révolution française, le siège d'une seigneurie. La terre de Cottenes a été érigée en marquisat, donnant droit au titre de marquis à son possesseur en par lettres données à Versailles. Elle relève en partie de la terre et châtellenie de Lillers. Elle possède la justice vicomtière ou moyenne justice (voir justice seigneuriale), et un ancien château bâti en forme de forteresse, composé d'une grande et grosse tour de pierres blanches surmontée et flanquée d'autres tours moins élevées, et un autre grand château bâti à la moderne avec terres, prés, droits honorifiques, rentes seigneuriales en argent, graines et volailles, et soixante-et-un fiefs et seigneuries qui en relèventAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, , lire en ligne..

Adrien de Melun (Maison de Melun), seigneur de Saint-Hilaire, Hérin, Worcourt, Bresse, reçoit des lettres de chevalerie données à Bruxelles le . Il est le fils unique du sieur de Cottes et petit-neveu du seigneur de Marles, chef des domaines et des finances. Il reçoit ces lettres en récompense de la bonne relation qui a été faite de sa personne et à cause des services rendus par ses prédécesseurs, notamment son grand-père et son aïeul, qui furent gouverneurs et capitaines de la ville de Béthune et honorés du titre de chevaliersAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, , lire en ligne..

Adrien Frédéric de Melun bénéficie en 1700 du titre de marquis pour sa seigneurie de Cottenes. D'abord page auprès du roi, il a servi ensuite dans une compagnie de mousquetaires pendant plusieurs années. Il possède plusieurs terres et près de 20 000 livres de rente, a droit d'entrée aux États d'Artois et appartient à l'ancienne maison de Melun, une des plus honorées du pays. L'aïeul et le père du seigneur de Cottens ont quitté le service d'Espagne pour celui de France où ils ont donné des marques de leur valeurAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 66, lire en ligne..

D'après l'historien français Auguste de Loisne :

Époque contemporaine Durant la Seconde Guerre mondiale, le , une bataille aérienne a lieu dans le ciel de la commune, et trois avions anglais ainsi que trois appareils Nazis sont touchés. Celui du pilote anglais William G. Henderson s'écrase, et le pilote qui ne s'est pas éjecté à temps, meurt. Une stèle fixée sur le monument aux morts le commémore..

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Norrent-Fontes. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Aire-sur-la-Lys.