Saudemont est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Saudemontois. Sa population est de au recensement de , elle connait un pic de population en 1841 avec . La commune s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages. Elle est membre de la communauté de communes Osartis Marquion.
À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, elle est décorée de la croix de guerre 1914-1918.
Le patrimoine architectural de la commune comprend l'église Saint-Léger, dont le clocher est classé au titre des monuments historiques.
Géographie Localisation Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, Saudemont est une commune située, à vol d'oiseau, à au sud de la commune de Douai (aire d'attraction) et à au sud-est de la commune d’Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais)..
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes.
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..
Il est drainée par l'Hirondelle d'Ecourt-St-Quentin, cours d'eau d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune et se jette dans lAgache au niveau de la commune d'Écourt-Saint-Quentin, et par le marais, d'une longueur de ..
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de SaudemontLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Épinoy à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ... Ces paysages, qui concernent , sont constitués de 80,36 % de cultures, de 8,01 % d'espaces artificialisés avec les communes principales de Cambrai, Caudry, Bapaume et Avesnes-le-Comte, de 7,25 % de prairies naturelles, permanentes, de 3,19 % de forêts et de milieux semi-naturels, 0,77 % de friches industrielles, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau et de 0,04 % d’espaces industriels. Ces paysages sont dominés par les « grandes cultures » de céréales et de betteraves industrielles qui représentent de la surface agricole utilisée (SAU)..
Urbanisme Typologie Au , Saudemont est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (92,3 %), zones urbanisées (5,7 %), forêts (1,6 %), zones agricoles hétérogènes (0,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Mons en 1081 ; Sademons en 1096 ; Sandemont en 1123 ; Sandemont es Aez en 1167 ; Saudemont en 1248 ; Sauldemont au . ; Sau Demont en 1793 ; Sauldemont et Saudemont depuis 1801.
La forme picarde est Sandemont.
Histoire Après la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à du Pas-de-Calais.. Le , le village est ravagé par une tornade qui détruit sur une "tranchée" large d'un à trois kilomètres. Sont concernés en particulier les communes de Palluel, Écourt-Saint-Quentin, Cagnicourt, Oisy-le-Verger, Marquion, Villers-lès-Cagnicourt, Riencourt-les-Cagnicourt et plus loin Pommereuil (le plus dévasté). L'évènement survient après une journée étouffante, les vents tourbillonnants d'une vitesse de l'ordre de 200 km/h sont nés aux environs de Busigny et sont venus mourir en butant sur la forêt de MormalLa_Voix_du_Nord. Hors série du . Cent ans de vie dans la région. Tome 4 : 1958-1975, p. 64-65..
Politique et administration Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais.
Commune et intercommunalités
La commune est membre de la communauté de communes Osartis Marquion qui regroupe communes et compte en .
Circonscriptions administratives
La commune est rattachée au canton de Brebières.
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Équipements et services publics Espaces publics La commune fait partie des villages labellisés Village Patrimoine., qui œuvrent à mettre en avant leurs patrimoines matériels et/ou immatériels (historique, culturel, naturel, architectural, etc.).
Population et société Démographie Les habitants sont appelés les Saudemontois.. Évolution démographique
Pyramide des âges En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 36,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 27,2 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50,90 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie Entreprises et commerces Agriculture La commune est dans l'« Artois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais.. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agricultureL'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard. sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)..
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 14 lors du recensement agricole de 1988 à 12 en 2000 puis à 8 en 2010. et enfin à 7 en 2020., soit une baisse de 50 % depuis 1988. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de en 1988 à en 2020.. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 33 à .
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments
Les anges de Saudemont datent de 1260-1270 d'une hauteur de dorés à l'or mat et brillant et sont un exemple d'art médiéval du Nord de la France. Ils sont classés monuments historiques depuis le . Les originaux se trouvent au musée des Beaux-Arts d'Arras, tandis que des copies sont exposées dans l'une des chapelles de Saudemont.
Monument historique Le clocher de l'église Saint-Léger fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le ..
L'église Saint-Léger est remarquable par son clocher du . Elle comporte trois nefs. À l'origine, celle du milieu était en planches. En 1771, les religieux de l'abbaye de Marchienne le firent peindre. Cette peinture représentait la sainte Trinité, les quatre évangélistes, le Prince des Apôtres et saint Jean Baptiste. Les nefs latérales sont également voûtées et étaient également peintes de la même manière. On y avait représenté les scènes du martyre de saint Léger, patron de la paroisse et de sainte Catherine. Malheureusement, vers 1850, un incendie détruisit ces peintures. Le chœur est vaste et est éclairé par quatre croisées. Un banc de communion, sculpté et ciré du , le sépare de la nef centrale. À côté du maître-autel, on peut voir une descente de croix fort estimée. Dans la nef latérale droite, on voit les fonts baptismaux en grès datant de 1532. Des pierres tombales sont scellées dans les murs de l'église où l'on peut encore lire différentes inscriptions. On peut aussi admirer les remarquables vitraux de Benoit de Nancy. Le clocher datant de 1150 est classé monument historique. Il est entièrement constitué de grès et ne contient pas de pierre tendre ni de sculpture. Le portail peint rouge brun comme au Moyen Âge (couleur de sang de bœuf séché), à triple tableau est en tiers-point. Son tympan nu est porté par un linteau arqué. Le rez-de-chaussée, carré, a des murs ayant près d'un mètre d'épaisseur. Le premier étage est éclairé par des meurtrières (cloche-donjon); quatre trompes arquées en cintre permettent les passages du carré à l'octogone. L'étage supérieur est éclairé sur chacune de ses 8 faces par une fenêtre en plein cintre géminée avec une plate bande d'imposte se reliant d'une fenêtre à l'autre. Du meneau ne subsiste que deux des baies nord-est et sud-est : c'est une colonnette à chapiteau à peine dégrossie avec 2 grosses boules aux angles, qui porte un tympan plein sans arc. À chaque angle de la tour est sculptée une tête soit humaine, soit animale, sommairement dégrossie. La chronique supérieure repose sur des modillons en quart de rond. Cette tour n'a aucun contrefort.