Violaines est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Violainois. Elle est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.
La commune de Violaines (nom officiel depuis 1801), commune du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais traversée par le canal d'Aire à la Bassée, est située dans l'est du département du Pas-de-Calais, à , à vol d'oiseau, à l'est de la commune de Béthune. C'est une commune de type ceinture urbaine, selon l'Insee, appartenant à l'aire d'attraction de Lille, avec une population de au recensement de , qui connait une croissance pratiquement permanente depuis sa création en 1801.
Depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, parmi les du bassin minier inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, un site se trouve dans la commune.
À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.
Géographie Localisation Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais et limitrophe du département du Nord, Violaines est une commune traversée, au sud, par le canal d'Aire à La Bassée et située, à vol d'oiseau, à à l'est de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement), à de la frontière entre la Belgique et la France et à au sud-ouest de la commune de Lille (aire d'attraction)..
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de neuf communes, dont une, La Bassée, dans le département du Nord.
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..
Il est traversé par deux cours d'eau supérieurs à : le canal d'Aire à la Bassée, canal navigable de , qui prend sa source dans la commune de Bauvin et se jette dans La Lys au niveau de la commune d'Aire-sur-la-Lys ; le courant Harduin, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune et se jette dans la Lys au niveau de la commune de La Gorgue.
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de ViolainesLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ... Ces paysages, qui concernent réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers..
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable.
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de de long sur , dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe.
Urbanisme vignette|left|La D 941 (ancienne RN 41) dans le sud de Violaines. Typologie Au , Violaines est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de BéthuneUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Béthune comprend deux villes-centres (Béthune et Bruay-la-Buissière) et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (79,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,3 %), zones urbanisées (12,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,9 %), prairies (2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Logement vignette|gauche|La cité d'Auchy. En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2014 et de en 2009.
Parmi ces logements, 91,4 % étaient des résidences principales, 0,4 % des résidences secondaires et 8,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,1 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Violaines en 2019 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,4 %) inférieure à celle du département (6,4 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 69,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (72,2 % en 2014), contre 57,8 % pour le Pas-de-Calais et 57,5 pour la France entière..
+ Le logement à Violaines en 2019. Typologie Violaines. Pas-de-Calais. France entière. Résidences principales (en %)91,485,982,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)0,46,49,7 Logements vacants (en %)8,27,78,2
Voies de communication et transports Transports La commune est traversée par la ligne de Fives à Abbeville, et proche de la gare de La Bassée - Violaines, située à La Bassée et desservie par des trains qui effectuent des missions entre les gares de Lille-Flandres et de Béthune ou de Saint-Pol-sur-Ternoise.
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Villaines en 1219 ; Villanæ en 1231 ; Willanæ en 1235 ; Wiulaines en 1291 ; Viellaines en 1296 ; Vialaines en 1297 ; Welaines en 1298 ; Villaines en 1299 ; Violeinnes au ; Viulaines en 1301 ; Villenes en 1307 ; Wilainnes en 1309 ; Vuillaines en 1331 ; Vieullaines en 1334 ; Villaines-lès-le-Bassée en 1369 ; Vieulaines-leez-le-Bassée en 1421. ; Violaines en 1793 et depuis 1801.
Histoire Antiquité Un temple consacré à un dieu de la mythologie latine est mentionné au lieu-dit du “Mont Soret”..
On y a également retrouvé de longues pierres disposées debout et à intervalles réguliers (coutume des druides gaulois), ce qui laisse à penser qu’à cette place s’élevait un village.
Vers 432, Violaines et ses environs sont le théâtre de combats entre les Gallo-romains et les Francs.
Moyen Âge Vers 880, les Normands pillent le secteur.
Vers 1050, les rois de France font de La Bassée une place forte. Le comte Baudouin V de Flandre fait construire un large fossé pour relier les différentes rivières de la région, précurseur du canal d'Aire.
En 1201, le hameau de Baclerot se sépare de la paroisse de Violaines et constitue celle de Nova Capella, qui deviendra la commune de Neuve-Chapelle.
Vers 1230, Violaines, relève du bailliage de Lens en Artois mais jouxte la Flandre à La Bassée, ce qui explique les nombreux conflits qui ont impliqué le village à partir de 1302 sous le règne de Philippe le Bel, qui passe plus de six fois de la domination française (Artois) à la domination flamande ou réciproquement jusqu'en 1347.
Temps modernes En 1493, les Espagnols, alors maîtres de la Flandre, s’emparent de Violaines qui reste espagnole jusqu’en 1659.