Tortequesne est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Tortequesnois. Sa population est de au recensement de . Elle est membre de la communauté de communes Osartis.

À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, elle est décorée de la croix de guerre 1914-1918.

Géographie Localisation Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais dans l'Ostrevent et limitrophe du département du Nord, Tortequesne est une commune drainée par la Sensée et située, à vol d'oiseau, à au sud de la commune de Douai (aire d'attraction) et à à l'est de la commune d’Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais)..

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes, dont trois, Estrées, Hamel et Lécluse, situées dans le département du Nord.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..

Il est drainé par six cours d'eau : la Sensée rivière d'une longueur de qui a été détournée en 1963 dans la Marche Navire dont le lit délimite la frontière entre le Nord et le Pas-de-Calais. Elle traverse un décanteur créé dans l'étang de Tortequesne, pour rejoindre ensuite les étangs de Ecourt, Palluel et Arleux (confluence). Après avoir pris sa source dans la commune de Saint-Léger, elle se jette dans le canal du Nord à Arleux... ; la rivière de la Sensée, d'une longueur de ; la Tortequesne, d'une longueur de . les Marais, d'une longueur de . ; les Marais, d'une longueur de . ; et un cours d'eau au toponyme hydrographique inconnu..

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de TortequesneLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Milieux naturels et biodiversité Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. : les marais d'Arleux, de Palluel, de Saudemont, d'Écourt-Saint-Quentin, de Rumaucourt et d'Oisy-le-Verger. C'est un vaste complexe marécageux de constitué d'étangs, de boisements tourbeux, de peupleraies et de prairies alluviales et qui comporte une grande diversité de végétations aquatiques, amphibies et hygrophiles. ; le marais des Viviers et des Grandes Billes à Lécluse, d’une superficie de . Ce site se caractérise par une certaine diversité de biotopes dans un marais tourbeux..

Et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : le complexe écologique de la vallée de la Sensée. Cette ZNIEFF s’étend sur plus de depuis les communes de Remy et Haucourt jusqu’à la confluence de la rivière canalisée avec l’Escaut. Elle forme une longue dépression à fond tourbeux, creusée entre des plateaux aux larges ondulations ; Ostrevent au Nord, bas-Artois au Sud et Cambrésis à l’Est..

Urbanisme Typologie Au , Tortequesne est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LécluseUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lécluse comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (68 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,6 %), zones urbanisées (17,2 %), zones humides intérieures (11,4 %), prairies (6,8 %), forêts (5,7 %), zones agricoles hétérogènes (0,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de 417, alors qu'il était de 399 en 2014 et de 368 en 2009.

Parmi ces logements, 76,4 % étaient des résidences principales, 18,2 % des résidences secondaires et 5,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 80,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Tortequesne en 2019 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (18,2 %) largement supérieure à celle du département (6,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 90,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (88 % en 2014), contre 57,8 % pour le Pas-de-Calais et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Tortequesne en 2019. Typologie Tortequesne. Pas-de-Calais. France entière. Résidences principales (en %)76,485,982,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)18,26,49,7 Logements vacants (en %)5,47,78,2

Voies de communication et transports La commune est située par le tracé initial de la route nationale 356 (actuelle RD 956) reliant Bapaume à Douai.

Elle est desservie par une ligne de bus du réseau douaisien Évéole.

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Torteken en 1096 ; Tortekaine en 1239 ; Tortecanne au ; Torcanne en 1626. ; Fortequesne en 1793 ; Tortaquenne et Tortequesne depuis 1801.

La forme picarde est Tortequenne. Le nom du village, Tortequesne, a parfois été orthographié Tortequenne..

De l'adjectif féminin, de la langue d'oïl, torte « tordue » et kaisne « chêne » (le féminin torte témoigne que kaisne était féminin), explication empruntée à Albert Dauzat.

La forme actuelle Tortequesne relève d'une étymologie populaire, quesne signifiant « chêne » en picard nord occidental et en normand septentrional (voire ligne Joret), car les formes anciennes s'opposent à cette explication puisqu'on ne relève aucune trace d'un -s dans ces formes qui pourraient la suggérer. En revanche, Le Torquesne (Calvados, Torta quercus 1160, le Tortquesne 1395) possède ce sens.

Histoire vignette|Le village de Tortequesne représenté dans l'album De Croy. Moyen Âge Au , ce village dépend de la châtellenie de Lécluse »Louis Joseph Harbaville, Mémorial historique et archéologique du département du Pas-de-Calais, 1842.

1297 : en juin, le roi de France Philippe le Bel, entrant en Flandre, s'empare du château de TortequesneLe Glay, 1843, II, .

1304 : la garnison française de Douai prend le château et le brûle (tordam caudam ceperuntnet castellum combusserunt)Lettenhove, histoire, I, , cité par B.M.D, Mn, 1695.

Temps modernes 1632 : sentence de la gouvernance de Douai mentionnant « un vieux chasteau, dongeon, fossetz et singles »B.M.D. Mn 1695

1694 : B.M.D. Mn 1695 ....

1722 : dénombrement servi par le sieur Crulle... un donjon...au village de Torquesne, que l'on dit de Montéricourt et vulgairement du châtelet, la bassecourt...entourés de fossetzB.M.D. Mn 1695 ….

1785 : dénombrement servi par Louis Cresle:...fief du châtelet, sans seigneurie, etc. donjon et châtelet enclos d'eau, maisons, édifices, granges, étables, maréchaussées, colombiers, manoirs...fief de Montericourt et vulgairement du châtelet, tenant deux sens à la chaussée de Lécluse à Douay, canal appelé le Buironneau, rendant eau auxdits fossésB.M.D. Mn 1695...

Le châtelet de Tortequesne, qui commandait le passage de la Sensée sur la route de Douai à Bapaume par Lécluse, était semble-t-il une dépendance du château de Lécluse.

Époque contemporaine Première Guerre mondiale

Durant la Première Guerre mondiale, le village subit d'importantes destructionsCarte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920. et est décoré de la croix de guerre 1914-1918, le , distinction également attribuée à du Pas-de-Calais.Journal officiel du 24 septembre 1920, ..

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs