La grande vitesse ferroviaire en Italie consiste en un réseau de lignes à grande vitesse (LGV) parcouru par des trains à grande vitesse, les ETR 500 et, depuis 2015, les ETR 1000: la première LGV d'Europe, la Direttissima reliant Rome à Florence a été mise en service en 1978 et sa vitesse de circulation maximale était alors de . À la suite de travaux de mise à niveau terminés en 2002, la ligne a une vitesse commerciale de entre Florence et Arezzo ; la deuxième LGV entre Rome et Naples est mise en service en ; la LGV Turin - Milan, a été complètement ouverte le . Le premier tronçon entre Turin et Novare était en service depuis le LGV Turin-Milan récapitulatif du projet terminé. Elle est parcourue à la vitesse commerciale de par les rames ETR 500 et ETR 1000 ; le a eu lieu l'inauguration commerciale des de la ligne complète Turin - Milan - Rome - Naples - Salerne après l'achèvement des derniers tronçonsCaractéristiques techniques LGV Turin-Milan-Bologne-Rome-Naples-Salerne.
La LGV Milan - Vérone est en constructionSite officiel CepavDue LGV Milan-Vérone. Les tronçons Milano Centrale-Brescia et Padoue-VeniseTracé et avancement des travaux LGV Vérone Venise sont en service depuis le , seul le tronçon Brescia-Padoue, 115 km, en cours de réalisation, reste à terminer. La LGV Turin-Milan vers Gênes est en cours de réalisation avec un tunnel de 27 kmTracé et avancement des travaux sur la ligne Terzo Valico Gènes-Tortona-Milan/TurinSite officiel LGV Terzo valico et la LGV Venise - Trieste est en projet.
Les travaux préliminaires pour la Liaison ferroviaire transalpine Lyon-Turin, dont le tunnel est financé à 70 % par l'Italie (pour le raccordement avec le réseau français), sont en cours d'exécution (2009).
Lignes à grande vitesse Les motivations sont nombreuses.
Le projet de LGV entre dans le cadre de la réorganisation des nœuds ferroviaires urbains et la mise à quatre voies des lignes à fort trafic, à savoir les plus importantes du pays : la dorsale Milan-Naples la transversale Turin-Milan-Venise.
Les premières à être réalisées ont été celles situées sur la dorsale, et la ligne entre Padoue et Venise-Mestre.
Conçues selon les nouveaux standards technologiques et les récentes directives européennes, les lignes à grande vitesse sont affectées au transport de passagers et de marchandises sur des trajets de moyenne ou longue distance, dans le but de s'intégrer au sein du réseau de transport européen.
L'objectif principal est de transformer le réseau ferré italien en un réseau de grande capacité. En effet, la construction de lignes nouvelles permet, outre l'amélioration des conditions de sécurité, un doublement du nombre de sillons. La fréquence des trains est donc améliorée.
Une fois allégées, les lignes existantes peuvent être entièrement affectées au trafic régional et au transport de marchandises. Le transport Fret peut donc être relié aux principaux points modaux, ports comme aéroports.
Rééquilibre modal Le système de transport italien était fortement déséquilibré en faveur du réseau routier et autoroutier, avec inévitablement des coûts environnementaux, sociaux et économiques : bouchons, et nombreux accidents de la route entrainant une pénalisation de la productivité et de la distribution.
En 2004, les données relatives aux flux internes de marchandises et de passagers mettaient en évidence la prédominance du transport routier qui comprenait 45 % de la marchandise transportée et 92,5 % du trafic des voyageurs.
Les pourcentages des marchandises transportées par voie maritime diminuaient (17,8 %) et la part du trafic marchand réalisée par moyen aérien était très faible (0,4 %) puisqu'elle touchait surtout le transport international de marchandises. Le transport ferroviaire enregistrait une augmentation en termes absolus ( de tonnes-km) mais restait constant en termes de pourcentage : 11,5 % du trafic marchand total. En ce qui concerne le trafic des passagers, les pourcentages faisant référence aux autres modalités de transport restaient environ constants par rapport à 2003 : 0,4 % par voie maritime, 1,3 % par navigation aérienne, et 5,9 % par les chemins de fersource : Compte National des Infrastructures et des Transports 2004 avec éléments d'information pour l'année 2005.
Développer et améliorer le service ferroviaire italien à travers la réalisation de nouvelles lignes ferroviaires était par conséquent l'objectif indispensable pour rééquilibrer le système des transports et contribuer au développement et à la compétitivité sur le marché international en rattrapant le retard accumulé au cours des dernières décennies par rapport à d'autres pays de l'Europe, où depuis un certain temps déjà l'offre de transport ferroviaire peut compter sur l'attractivité, l'efficacité et la sécurité de lignes à Grande Vitesse.
En suivant la ligne des plans communautaires de développement d'un réseau européen à Grande Vitesse, le Groupe des Chemins de Fer de l'État italien a réalisé et réalise actuellement de nouvelles lignes ferroviaires à la pointe de la technologie, et dans la lignée des standards européens d'interopérabilité, sur lesquels pourront voyager aussi bien des passagers que des marchandises, avec l'objectif de transformer le réseau ferroviaire italien dans son ensemble en un réseau à Haute Capacité.
Au sein de la nouvelle Europe élargie, les nouvelles lignes AV/AC (Grande Vitesse/Grande Capacité) jouent un rôle essentiel pour valoriser la centralité, l'accessibilité et l'intégration du territoire italien et de son système productif et logistique.
Les deux lignes directrices au long desquelles se développent les nouvelles voies, du nord au sud et de l'ouest à l'est, représentent en fait le croisement idéal de rencontre entre les systèmes portuaires méditerranéen et nord-européen et entre l'Europe occidentale et les marchés en expansion en Europe de l'est.
Le système AV/AC Grande Vitesse/Grande capacité italien se développe avec environ (2019) de voies (interconnexions comprises) le long des axes ferroviaires les plus fréquentés et les plus saturés du pays à travers la transversale Turin-Milan-Venise, la dorsale Turin-Milan-Rome-Naples, avec son antenne vers le port de Gênes, et donc au-delà de le long des liaisons avec l'Europe du nord, à travers les cols des Alpes, et avec le sud de l'Italie, entre Naples, Bari et Reggio de Calabre jusqu'à Palerme, en Sicile en traversant le Pont de Messine.
Un réseau à grande capacité Pour rendre le projet de Grande Vitesse italien entièrement fonctionnel par rapport au renforcement des chemins de fer du pays dans leur ensemble en transformant le réseau ferroviaire en un ensemble à "Grande Capacité" (AC en Italien) avec accès immédiat aux principaux réseaux de transport et d'échange, les nouvelles lignes sont destinées surtout au transport de long trajet de passagers et de marchandises.
Les standards de construction utilisés, les paramètres géométriques du tracé, les charges maximales et le gabarit d'encombrement limite admis, sont réalisés afin de rendre accessible la nouvelle infrastructure à différents types de trains et de garantir la compatibilité avec le réseau à Grande Vitesse européen tout comme avec les lignes nationales déjà existantes.
L'échange entre ces dernières et les nouvelles lignes est rendu possible par les interconnexions : grâce à elles, il est possible non seulement de garantir les liaisons directes et rapides entre des grands terminaux, mais également d'étendre la zone d'usage des lignes rapides aux villes de taille moyenne qui ne sont pas toutes directement traversées par ces nouvelles lignes. Enfin, cela permet de créer des liaisons plus efficaces avec les grands terminaux logistiques.
Avec l'activation du nouveau service, le nombre de trains en circulation sur les lignes directrices quadruplées est presque doublé. Les lignes existantes, allégées pour la plus grande partie du trafic actuel, peuvent être entièrement affectées au transport des marchandises et au transport local et métropolitain (urbain).
Grâce à la séparation des trafics, il est possible : d'optimiser les délais de transport et l'efficacité de la chaine logistique ; d'augmenter l'offre des marchandises sur la ligne historique à travers le déplacement du trafic passager à longue distance sur la nouvelle infrastructure ; de garantir sur les nouvelles lignes un service plus efficace pour le transport des marchandises de qualité sur les longs trajets dans des bandes horaires spécifiques (en majorité nocturnes).
Les services ferroviaires régionaux sont en train d'être redessinés et, avec l'entrée des lignes rapides dans les grandes villes, il est possible de compléter le processus de réorganisation des grands nœuds ferroviaires, en modifiant les schémas de mobilité urbaine, qui étaient désormais parvenues à un point de rupture car ils n'étaient pas supportés par des infrastructures adéquates à la croissance des villes dans les dernières décennies.
Pour réguler les temps et les modalités d'intégration des lignes rapides avec le réseau ferroviaire historique et, de manière plus générale, avec toute l'infrastructure de transport, les "Trains à Grande Vitesse" et le réseau des chemins de fer italien ont passé des accords formels avec les régions intéressées par la construction du nouveau réseau et avec les corps institutionnels compétents.
Chaque région a ainsi l'occasion d'améliorer son propre réseau de transports, conformément aux objectifs poursuivis au niveau national : développement du réseau ferroviaire ; rééquilibre de la répartition qualitative du trafic ; redéfinition de l'offre de transport de marchandises ; restructuration des zones ferroviaires urbaines ; création de centres d'échange avec les lignes de transport publiques métropolitaines et de banlieues.
Des trajets plus rapides L'utilisation des technologies les plus avancées et l'adoption des meilleurs standards de sécurité pour les trains, mêlée aux caractéristiques particulières des tracés, permettent aux Trains à Grande Vitesse de réduire les temps de trajet, aussi bien entre les différentes villes concernées par les nouvelles lignes que de manière générale, entre les différents centres desservis par le réseau ferroviaire.
Les interconnexions des nouvelles lignes avec les voies existantes permettent d'étendre les bénéfices des nouvelles liaisons sur tout le système ferroviaire, en rapprochant le nord du sud de l'Italie et l'Italie du reste du l'Europe.
Pour aller de Milan à Rome, il faut maintenant au lieu de , et le trajet de Turin à Naples dure seulement au lieu d'environ .
Les trains qui circulent aujourd'hui sur cette ligne sont les ETR 500 et ETR 1000 de Trenitalia ainsi que les ETR 575 de la compagnie Nuovo Trasporto Viaggiatori.
Le tableau indique les temps de trajet actuels avec les lignes à grande vitesse complètement opérationnelles.
Ligne Temps sur ligne traditionnelleHoraires officiels du réseau ferré de l'État en 2005, lues sur www.trenitalia.com Temps sur nouvelle ligneLes temps de trajet à Grande Vitesse se réfèrent au moment où les lignes Turin - Milan - Naples sont devenues opérationnelles, le Turin-Milan Milan-Bologne Milan-Rome Bologne-Florence Florence-Rome Rome-Naples
Ligne Distance actuelle Temps passés Temps sur les nouvelles lignes Milan-Venise S. Lucia Milan-Gênes Terzo Valico La réalisation du Terzo Valico dei Giovi est fonctionnelle non pas à l'accélération, mais à l'augmentation de la capacité des liaisons ferroviaires entre Milan et Gênes au bénéfice du trafic passager, et surtout des marchandises en provenance et à destination du port de Gênes.
Développement durable Le territoire italien est extrêmement compliqué de par sa nature orographique, ses paysages, sa forte modification de la part des hommes, son importance notable de témoignages archéologiques et historico-artistiques.