Jeanne Delhomme (née Jeanne Lembrouck à Dunkerque le et morte à Paris le Relevé généalogique sur Filae) est une philosophe française existentialisteVoir entre autres l'article d'André Joussain, « Bergsonnisme et marxisme », Écrits de Paris, avril 1956. Jean École n'hésite pas à l'associer au trio Sartre, Camus et Merleau-Ponty, cf. Les Études philosophiques, 1957, p. 480 .
Son travail singulier consiste à « maintenir l’autonomie du discours philosophique »Comme le résume Michel Adam, Revue philosophique de la France et de l’Étranger, 1993, p. 108., dont elle souligne la nécessité jusqu'à affirmer que « la philosophie est conversion à la philosophie »La Pensée et le réel, p. 2..
Biographie Avant la guerre, elle est l'élève d'Henri Gouhier à l'université de LilleVoir les « Souvenirs » publiés par Henri Gouhier, Cahiers de la Nuit surveillée, 1991., et fréquente à Paris le cercle du philosophe chrétien Gabriel MarcelGabriel Marcel, Gaston Fessard. Correspondance (1934-1971), Paris, 1985. En 1940, Gabriel Marcel dédicace amicalement Du refus à l'invocation à Jeanne Delhomme, Maxime Chastaing et Charles Lapicque (Essai de philosophie concrète, Paris, 1967, p. 7)., dont elle semble alors être « une disciple fervente »Selon les termes de Jean École, Les Études philosophiques, 1955, p. 293.. Mais elle se tourne ensuite vers un existentialisme athée sous l'influence de l'œuvre de Jean-Paul SartreJean École, ibidem, p. 294.. Elle travaille, à l'occasion de son mémoire de fins d'études, la thèse française de Léon Brunschvicg intitulée La modalité du jugement, publiée en 1897 . Bien que souvent discrète, sa référence à la pensée brunschvicgienne demeura constante et se fait explicite en 1951 avec l'article "De la vraie et de la fausse conversion".
Elle réussit l'agrégation de philosophie en 1943. Elle enseigne au lycée Fénelon avant d'entamer une carrière universitaire à Poitiers puis à Nanterre.
Œuvres Vie et conscience de la vie. Essai sur Bergson, 1954. La Pensée interrogative, 1954. Temps et destin. Essai sur André Malraux, 1955. La Pensée et le réel. Critique de l'ontologie, 1967. Nietzsche ou le voyageur et son ombre, 1969. L'Impossible interrogation, 1971. Nietzsche et Bergson, avant-propos de Claire Salomon-Bayet, 1992.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie (par ordre chronologique) Alphonse De Waelhens, Existence et signification, 1958. Alain de Lattre, « Une ontologie de la précarité : Jeanne Delhomme », Revue philosophique de la France et de l’Étranger, 1959. Emmanuel Levinas, « Jeanne Delhomme/Pénélope ou la pensée modale », Critique, 1967 ; repris dans Noms propres, 1976. Pierre-Antoine Marie, « Sens et opinion selon Jeanne Delhomme », Revue de métaphysique et de morale, 1968. Yves Thierry, « Aventures du sujet philosophique », Revue de métaphysique et de morale, 1975. Monique Dixsaut, « Philosophie de l’intelligence, intelligence de la philosophie », Les Études philosophiques, 1986. Yves Thierry, « Interrogation et modalité : la critique de l’ontologie de J. Delhomme », Le Cahier (Collège international de philosophie), 1986. Jeanne Delhomme, dir. Monique Dixsaut, coll. « Cahiers de la Nuit surveillée », 1991. Penser en Nietzsche, dir. Monique Dixsaut, Rue Descartes, 1994.
Liens externes
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