L'Amirauté était une juridiction civile et criminelle de l'Ancien Régime.

Historique Son siège était situé à Paris auprès de la Table de marbre du Palais de justice : elle s'occupait du commerce maritime en appel, le parlement jugeait sans possibilité de recours les affaires criminelles. L'amirauté disposait de grands sièges auprès des principaux parlements de province et des sièges particuliers dans les différents ports de France.

À la fin du , le royaume de France est divisé en cinq amirautés : l'amirauté de France, qui a autorité sur les côtes de Picardie, de Normandie ; les amirautés de Bretagne, de Guyenne, de Languedoc et de Provence, indépendantes de l'amirauté de France.

En , le roi créa des sièges d'amirauté. Pour la Normandie, qui relevait de l'amirauté de France, on compte : Rouen, Honfleur, Touques, Caudebec, Harfleur, Le Havre, Fécamp, Saint-Valéry, Veulles-les-Roses, Dieppe, Caen, Port-en-Bessin, Ancelles (près de Bayeux), Carentan, La Hogue, Coutances, port-Bail, Cherbourg, Genets et Grandcamp..

L'Amirauté de France ainsi que les tribunaux se rattachant à elle furent supprimés par le décret de l'Assemblée constituante voté le .

Voir aussi Bibliographie

Alain Berbouche, Marine et justice : la justice criminelle de la marine française sous l'Ancien Régime, Presses universitaires de Rennes, 2010, 250 p. (Histoire). René-Josué Valin, Nouveau commentaire sur l'ordonnance de la Marine du Mois d', La Rochelle, 1760

Articles connexes Amirautés de Bretagne Amirauté de Guyenne Histoire de la marine française de Richelieu à Louis XIV Ordonnance de 1373 sur l’amirauté

Notes et références

Catégorie:Juridiction de l'Ancien Régime