, née le 9 novembre 1918 à Paris (10e arrondissement), mort le 9 mars 2014 à Romans-sur-Isère (Drôme), est une enseignante française de mathématiques.

Elle est avec Madeleine Herr la dernière des 41 femmes admises à l'École normale supérieure avant que le concours ne leur soit interdit. Devenue enseignante de mathématiques en lycée, elle participe également à plusieurs sociétés savantes et mène divers engagements socioprofessionnels.

Biographie Geneviève Rosine Bass est issue d'une famille d'origine juive alsacienne par son père et juive lorraine par sa mère.

Son père, David Léon Bass, né en 1874 à Strasbourg, est ingénieur chimiste. En 1911, il épouse à Paris (17e arrondissement), Michelle Bloch-Alcan.

Sa mère, née en 1882 à Paris (17e arrondissement), morte en 1949 à Paris (19e arrondissement), est la petite-fille de Michel Alcan, député de l'Eure à l'Assemblée nationale constituante. En 1905, elle est reçue, la troisième et dernière, à l'agrégation d'histoire et géographie.

Son frère aîné, Jean Bass, est également enseignant de mathématiques.

Elle compte un arrière-grand-père député à l'Assemblée constituante de 1848. Avec son frère aîné, le futur ingénieur et mathématicien Jean Bass (1913-2007), elle reçoit de son père une éducation .

Élève du lycée Lamartine, où sa mère a enseigné et où elle passe son baccalauréat , elle s'intéresse à une grande variété de disciplines comme l'astronomie et la musique, mais choisit de s'orienter vers les mathématiques durant ses deux années de classes préparatoires au lycée Henri-IV, où elle tient son rang avec parmi ses collègues masculins. Elle réussit en 1939 le concours scientifique d'entrée à l'École normale supérieure, un an avant que le concours ne soit définitivement interdit aux femmes : Bass y est de ce fait une des 41 premières élèves féminines, et la dernière, avec sa camarade littéraire Madeleine Herr, avant que la mixité n'y devienne officielle au milieu des années 1980..

Durant l'Occupation, Geneviève Ross est frappée par les lois antisémites du régime de Vichy. Le 21 juin 1941, Jérôme Carcopino (ministre de l'Instruction publique) impose un numerus clausus de 3% d'étudiants juifs au sein des établissements d'enseignement supérieur : Geneviève Ross et ses condisciples Gilbert Lazard et Marc Zamansky sont autorisés à poursuivre leurs études.

Interdite de passer l'agrégation de mathématiques par un arrêté de Jacques Chevalier de 1941, elle sollicite l'année suivante une dérogation en vertu de l'ancienneté de son ascendance française, mais se voit opposer un refus. Elle se plonge alors dans un doctorat de mathématiques, qui n'aboutira pas. Lorsqu'elle quitte l'École en 1943, son statut demeure incertain ; de fait, Carcopino la privera, comme ses camarades, du titre d'ancienne élève de l'ENS. Elle n'aura par ailleurs jamais l'occasion de témoigner sur cette période. Elle réussit finalement le concours féminin en 1944, au rang. Devenue enseignante, elle est successivement en poste à Mulhouse, puis Beauvais, avant de retrouver le lycée Lamartine. Avec ses collègues Simone Guillaume et Michèle Savignat, elle porte une attention particulièrement au renouvellement des cours, en participant aux séminaires et rencontres professionnelles dédiés, et s'attache à introduire les mathématiques modernes dans son enseignement. Appréciant cette et le contact avec ses jeunes élèves, elle reste toute sa carrière dans l'enseignement secondaire. Elle a aussi un engagement syndical.

Elle réussit finalement le concours féminin en 1944, au rangRecherche nominale dans le répertoire des agrégés de l'enseignement secondaire (1809-1960) d'André Chervel.. Devenue enseignante, elle est successivement en poste à Mulhouse, puis Beauvais, avant de retrouver le lycée Lamartine. Avec ses collègues Simone Guillaume et Michèle Savignat, elle porte une attention particulièrement au renouvellement des cours, en participant aux séminaires et rencontres professionnelles dédiés, et s'attache à introduire les mathématiques modernes dans son enseignement. Appréciant cette et le contact avec ses jeunes élèves, elle reste toute sa carrière dans l'enseignement secondaire. Elle a aussi un engagement syndical.

Elle participe en parallèle à plusieurs sociétés savantes, où elle s'intéresse à la physique et s'adonne à l'astronomie : admise à la Société astronomique de France en 1948., elle initie ses visiteurs à l'observation des astres avec une lunette héritée de son père.

Elle meurt le à Romans-sur-Isère, à l'âge de 95 ans.

Références

Bibliographie . .

Catégorie:Mathématicienne française du XXe siècle Catégorie:Astronome amateur français Catégorie:Élève de l'École normale supérieure Catégorie:Lauréate de l'agrégation féminine de mathématiques Catégorie:Naissance en novembre 1918 Catégorie:Naissance dans le 10e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en mars 2014 Catégorie:Décès à Romans-sur-Isère Catégorie:Décès à 95 ans