Sweet Sixteen est une chanson de blues, écrite par Ahmet Ertegün et enregistrée par Big Joe Turner en 1952. Elle est devenue un standard et aussi l'un des plus gros succès de B. B. King.

Un premier blues intitulé Sweet Sixteen, écrit par Walter Davis, est enregistré par celui-ci le à Chicago pour le label Bluebird Records (n° 5931). Davis, au chant et au piano, est accompagné de Big Joe Williams et Henry Townsend aux guitaresVictor matrix BS-85484. Sweet sixteen / Walter Davis - Discography of American Historical Recordings. Il s'agit d'un blues à 12 mesures, franchement érotique, qui raconte l'histoire d'une femme mûre persuadée d'avoir conservé la fraîcheur de ses seize ans. Cette version est sensiblement différente de celle d'Ertegün, tant dans la mélodie que dans les paroles, quoique certains auteurs en fassent la version originale de cette chanson.

Big Joe Turner Big Joe Turner enregistre Sweet Sixteen pour Atlantic Records le Cover versions of Sweet Sixteen by Joe Turner with Van "Piano Man" Walls and His Orchestra | SecondHandSongs. avec Vann « Piano Man » Walls and his OrchestraSweet Sixteen - Big Joe Turner, Van "Piano Man" Walls | Song Info | AllMusic.. Ahmet Ertegün est alors crédité comme auteur de la chanson sous son pseudonyme A. Nugetre. Le disque, sorti en mars, contient I'll Never Stop Loving You en face B. Il se classe à la place des charts Rhythm & Blues du magazine Billboard. On retrouve la chanson sur l'album Rock & Roll, compilation des plus grands tubes de Turner parue en 1957.

Musiciens Joe Turner : chant Discographie de Joe Turner sur Soulful Kinda Music. Harry Van Walls : piano Rector Bailey : guitare Leonard Gaskin : basse Taft Jordan : trompette Budd Johnson : sax ténor Freddie Mitchell : sax ténor Arlem Kareem : sax baryton Connie Kay : batterie

B.B. King B.B. King reprend le hit de Joe Turner en pour le label Kent Records. Il le dépouille de ses cuivres percutants pour en faire une interprétation plus personnelle. « L'enregistrement utilise un puissant riff de blues derrière la voix et la guitare de King et se transforme en une des performances les plus dramatiques du blues jamais enregistrées, avec des inflexions de gospel qui dominent le chant de King à la fin de la performance en deux parties »Charlie Gillett, The Sound of the City: The Rise of Rock and Roll, Da Capo Press, 1996 , p.173. « Il fait écho à chaque plainte vocale ici avec un commentaire de guitare laconique construisant, couplet après couplet, un bouillonnement sauvage d'autant plus puissant qu'il ne déborde jamais dans la catharsis »« King echoes each vocal plaint here with a terse guitar commentary, verse after verse building slowly to a fierce simmer that's all the more powerful because it never boils over into catharsis. » Keith Harris & Douglas Wolk, « B.B. King’s 10 Greatest Songs », Rolling Stone, 15 mai 2015. La chanson est publiée en deux parties, réparties sur les deux faces du disque. Elle atteindra la place des charts R&B.

Reprises Sweet sixteen est également interprétée, entre autres, par les artistes suivants : Chuck Berry (1961) Canned Heat (1971) The Clovers (Atlantic R&B Box Set, 2006) Johnny Winter et Joe Bonamassa (2014)

Références

Catégorie:Standard de blues Catégorie:Chanson de 1935 Catégorie:Chanson de 1952 Catégorie:Single musical sorti en 1952 Catégorie:Single musical sorti en 1959