, née Simone Keim le 3 mars 1915 à Paris (2e arrondissement), morte le 3 septembre 2011 à Paris (13e arrondissement), est une philosophe des sciences française.
Biographie Simone France Keim est issue d'une famille bourgeoise d'origine juive alsacienne.
Son père, André Moïse Keim, né en 1878 à Paris (2e arrondissement), est un négociant diplômé de l'École supérieure de commerce de Paris. Durant la Grande Guerre, il est mobilisé au sein du 1er groupe d'aviation.
Simone Keim effectue ses études secondaires au lycée Lamartine à Paris (9e arrondissement), puis ses études supérieures en classes préparatoires littéraires au lycée Henri-IV à Paris (5e arrondissement) où elle est l'élève des philosophes Alain et Michel Alexandre, et où elle se lie avec Renée Charleux et Madeleine Herr.
En 1937, Simone Keim est reçue au sein de la promotion littéraire de l'École normale supérieure où elle est la condisciple de Pierrette Guiart, et où elle fait partie des quarante-et-une femmes reçues avant que le concours ne leur soit interdit en 1939.. Elle témoignera plus tard d'un sentiment d'exclusion à l'École normale, en raison notamment de l'exclusion du réfectoire aux femmes.. Elle échoue en revanche à l'agrégation de philosophie en 1940.
Réfugiée en zone libre et écartée de l'enseignement du fait du statut des Juifs, elle est embauchée chez SVP, où elle rédige . En 1942, elle épouse le médecin et militant Jean-Daniel Martinet, avec qui elle aura deux enfants et qui mourra en 1976.
Devenue enseignante au lycée de Chartres à l'issue de la guerre, elle réussit l'agrégation de philosophie au rang en 1949Recherche sur le répertoire des agrégés de l'enseignement secondaire (1809-1960) d'André Chervel.. En conflit avec l'Inspection générale de philosophie, elle choisit de rejoindre l'enseignement primaire, puis l'École normale d'Évreux. Elle est ensuite affectée, de 1954 à 1961, comme secrétaire générale de l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses sous la direction de Louise Maugendre. Elle y est aussi chargée de la formation des inspectrices et de la préparation aux CAPES et agrégation de philosophie, assurant une formation théorico-pratique ponctuée d'interventions extérieures en pédagogie et psychologie. De 1961 à 1967, elle occupe un poste de maître-assistante à Fontenay, organisant des conférences de Martial Guéroult dont elle est proche.
Elle devient ensuite chargée de recherche au Centre national de la recherche scientifique en 1969.
Liée avec son mari à Messali Hadj et Natalia Sedova, elle côtoie en sa compagnie les milieux engagés aussi bien que le corps médical. Elle participe aux réunions Groupe des dix, sans y prendre la parole..
Elle meurt le à l'hôpital Broca, âgée de 96 ans.
Travaux Michèle Le Dœuff souligne que du fait de son penchant pour l'érudition, elle a peu publié.
Outre une traduction en 1939 de Chrysippe de Soles qui reçoit les éloges de René Guastalla., elle fait toutefois paraître des années 1970 à 1990 quelques articles intéressant la physique cartésienne, traitée , notamment « Le rôle du problème de la lumière dans la construction de la science cartésienne » ( siècle, 1982) et « Science et hypothèses chez Descartes » (Archives internationales d’histoire des sciences, 1974).
Elle est par ailleurs l'autrice d'un ouvrage d'introduction à l'œuvre d'Henri Wallon, prolongement de son intérêt pour les questions de pédagogie et de psychologie, resté pour Étienne Balibar . Selon le même, on peut y trouver la .
Ouvrages . .
Références
Annexes Bibliographie
Liens externes
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