Emmanuel Olivier Gabirault est un homme politique centrafricain, né le à Ouango (Oubangui-Chari), mort le à Bussy-Saint-Georges (France)Libra Memoria, Gabirault Emmanuel Olivier, 2022..
Biographie
Formations et diplômes Olivier Gabirault est diplômé de l'École Nationale d'Administration et de Magistrature de CentrafriqueDiplôme ENA portant la signature du Président de la République Centrafricaine en date du juillet 1971, de l'Institut des Hautes Études Internationales de l'Université Panthéon-Assas Paris IIDiplôme de l'Institut des Hautes Études Internationales portant la signature de Monsieur Jacques Robert, Président de l'Université Panthéon Assas Paris II, en date du 9 juillet 1980. Il est également titulaire du Diplôme Universitaire de de Droit et d'Économie Immobiliers de l'Université Panthéon-Assas Paris II (Centre d'Études et de Recherches sur la Construction, l'Urbanisme et le Logement (CERCOL)Diplôme de de Droit et d’Économie Immobiliers portant la signature de Monsieur Jean Imbert, Président de l'Université Panthéon Assas Paris. Il a par ailleurs suivi une formation en productivité à l'Université d'État de Géorgie à Atlanta (États-Unis d'Amérique)Séminaire sur la Productivité organisé en 1992 par le Gouvernement américain.
Dans le domaine de l'enseignement De 1972 à 1974, Olivier Gabirault a été membre du Conseil d'Administration de l’École Inter-États de Travaux Publics de N'Djaména (Tchad), de 1982 à 1996 professeur vacataire à l’Université de Bangui en Droit de la Construction, cédant la totalité de ses honoraires pendant cette période aux étudiants pour les aider dans leurs nombreuses difficultés. Il a parallèlement dispensé le Droit de l’Urbanisme et de l’Aménagement à l’École Nationale d’Administration et de Magistrature au cours de la même période, ensuite en 2008. Par ailleurs, en 1987, il est membre du Jury du Diplôme de l'E.A.M.A.U (École africaine des métiers de l'architecture et de l'urbanisme) de Lomé, au Togo.
Politique À l'Assemblée Nationale centrafricaine (1987-1993) Élu député de la ville de Bangui en 1987, et après avoir suivi une formation parlementaire au Palais Bourbon (Assemblée Nationale française), il a été par la suite chargé d'encadrer ses collègues centrafricains de la législature 1987-1993.
Il a été de 1987 à 1993, Vice-président de la Commission Parlementaire Économie et Finances et Rapporteur Général du Budget de l’État. Il a également été Rapporteur Général du Congrès Parlementaire (Assemblée Nationale et Conseil Économique et Régional). Premier Vice-président de l'Assemblée Nationale centrafricaine en 1991 et Rapporteur Général du Budget de l'État, il établit un rapport demandant à l'Assemblée Nationale le rejet de la loi des finances de cette époque, pour n'avoir pas suffisamment pris en compte les préoccupations quotidiennes de la population. Le rejet de la loi des finances qui a été noté pour la première fois dans l'histoire du parlement centrafricain, a permis en seconde lecture d'y faire insérer le déblocage partiel des salaires pour la période de 1981 à 1985, stade auquel il est resté encore à ce jour, le calcul des pensions des fonctionnaires et agents de l'État sur la base de leurs derniers avancements.
Toujours comme Rapporteur Général du Budget de l'État, ses rapports, interventions, amendements ont fait modifier 27 projets de textes sur les 32 présentés par le Gouvernement au cours de la législature 1987-1993, un exemple parmi d’autres étant la suppression du quitus de voyage en 1989, jugé selon lui comme une forme d'entrave à la liberté d'aller et venir du citoyen.
Il a été élu, réélu plusieurs fois Membre du Bureau de l'Assemblée Nationale de 1987 à 1991 et Premier Vice-Présent de l'Assemblée Nationale de 1990 à 1991.
Au Congrès parlementaire Au Congrès Parlementaire (Assemblée Nationale + Conseil Économique et Régional), il a été le seul député à voter contre la première modification constitutionnelle de , pour n'avoir pas introduit la démocratie et le multipartisme. C’est à l’occasion d’une seconde modification constitutionnelle en , dictée par la pression de la rue que la démocratie et le multipartisme ont finalement été introduits en Centrafrique.
Estimant par ailleurs qu'un régime au pouvoir, candidat à sa propre succession ne peut être juge et partie en organisant tout seul les élections présidentielles et législatives, il a proposé en l’insertion dans le code électoral de dispositions concernant la création d’une Commission Électorale Mixte Indépendante). Cette proposition a été rejetée.
Action pour sauver le pays d'un risque de conflagration nationale Face à une impasse politique dangereuse que la République Centrafricaine a connue, consécutive à l'échec des élections présidentielles, législatives du , à la double vacance des pouvoirs exécutif et législatif, aux grèves ayant paralysé tous les secteurs, à l'hésitation du pouvoir de convoquer le corps électoral, à la faiblesse de l'opposition, au profond désaccord en son sein, et afin d'éviter une conflagration nationale au pays, Olivier Gabirault a pris l'initiative de réunir l'ensemble des forces vives de la nation. Il a par ailleurs fait associer la Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme (dirigée à l'époque par Nicolas Tiangaye) à cette rencontre tenue le , à l'issue de laquelle l'Union des Forces Acquises au Changement (UFAC) a été créée, ayant pour objectif d'amener le pouvoir à convoquer le corps électoral.
Il a dirigé l'ensemble des forces vives de la nation rassemblées dans cette structure du au , date à laquelle le corps électoral a été convoqué sous la pression de celle-ci, l'action de l'UFAC ayant permis non seulement d'éviter une conflagration nationale, mais des élections apaisées en 1993,gérées par une Commission Électorale Mixte Indépendante mise finalement en place.
À l'Assemblée Internationale des Parlementaires de Langue Française (AIPLF) Président de la section centrafricaine de l'A.I.P.L.F (1990-1993) De 1990 à 1993, Olivier Gabirault a été élu Président de la Section Centrafricaine de l'Assemblée Internationale des Parlementaires de Langue Française (A.I.P.L.F), qui deviendra l'Assemblée parlementaire de la francophonie. Pour la création de TV5 Afrique À ce titre, il a présidé en à Bangui, la réunion de la Commission Internationale des Affaires Culturelles de l'A.I.P.LF pour la création de la chaîne de télévision francophone TV5 Afrique. Chargé de mission Afrique de l'AIPLF Il a présidé la rencontre de concertation des Présidents des sections africaines de l'A.I.P.L.F pour discuter de l'accession de l'Afrique aux instances internationales de l'organisation à l'occasion de sa Assemblée Générale prévue en à Ottawa (Canada). Désigné à l'issue de cette réunion par ses collègues comme Chargé de Mission Afrique pour coordonner les candidatures africaines au poste de Président de l'A.I.P.L.F occupé jusque-là par l'Europe et l'Amérique du Nord, ses démarches ont fait non seulement éviter au continent de se présenter à cette élection en ordre dispersé, mais permis pour la première fois à un Africain d'accéder à la tête de l'organisation. C'est le Président de l'Assemblée Nationale du Gabon de l'époque, lui-même Président de la section gabonaise de l'A.I.P.L.F qui a été élu à ce poste.
Représentation comme membre du bureau international de l'AIPLF Comme Membre du Bureau International de l'A.I.P.L.F, il a représenté l'organisation dans diverses instances internationales (Symposium Mondial sur la Démocratie au Québec en 1992, Sommet Mondial sur l'Environnement à Rio de Janeiro au Brésil en 1992, Rencontre de Paris en avec Son Excellence Madame Catherine Tasca, Secrétaire d'État à la Francophonie et aux Relations culturelles extérieures, auprès du Ministre des Affaires étrangères, Présidente de la Conférence Ministérielle de la Francophonie, pour des discussions au sujet de l'institutionnalisation de l'A.I.P.L.F comme volet parlementaire de la Francophonie, en prévision du Sommet des Chefs d'État et de Gouvernement prévu en 1993 à l'île Maurice. Chef de Délégation de parlementaires africains en Europe En qualité de Chef de délégation de Parlementaires africains en tournée en Europe et en Amérique du Nord dans le cadre du processus de démocratisation du continent, Olivier Gabirault a pris la parole en novembre et , respectivement devant le Président du Sénat françaisA.I.P.L.F, discours devant le Président du Sénat le 3 décembre 1992 (René Monory), le Gouverneur du Québec (ancien Président de l'A.I.P.L.F), à l'occasion des réceptions officielles offertes par le Sénat canadien, l'Assemblée Nationale du Québec, la section française de l'A.I.P.L.FVoir l'ensemble des interventions au Canada en novembre 1992. Président de la commission internationale Coopération et développement Il a été élu en Président de la Commission Internationale Coopération et Développement de l'A.I.P.L.F. Il a été décoré Officier dans l'Ordre de la Francophonie en , peu de temps avant son entrée au Gouvernement en Centrafrique.
Ministre des transports, travaux publics, de l'habitat et aménagement du territoire De 1993 à 1995, Olivier Gabirault a été Ministre des Transports, Travaux Publics, de l'Habitat et de l'Aménagement du TerritoireDécret 93.049 du 29 octobre 1993 portant nomination des Membres du Gouvernement de la République Centrafricaine. Un sondage d'opinions indique la satisfaction de la population sur les actions menées par ce dernier à 86,31 %. Par ce sondage, la population l'a jugé comme un Ministre exemplaire, dynamique, organisateur, ayant fait beaucoup de réalisationsJournal Joures 41 Spécial Sondages du 25 octobre 1994.
Transports et travaux publics Dans le domaine des transports et des travaux publics, il a mené une politique de désenclavement intérieur et extérieur de la République Centrafricaine. Cette politique a eu pour but d'assurer l'ouverture de la République Centrafricaine sur l'Europe, l'Afrique d'une manière générale, l'Amérique et l'Asie. Elle s'est traduite par des négociations en 1994 ayant permis la desserte aérienne du pays par les compagnies Royal Air Maroc, Ethiopian Air Lines, quelques années plus tard .Parallèlement, des négociations d’accords pour la constitution de zones franches ont été menées avec le Bénin (port et aéroport), l’Afrique du Sud, le Congo Brazzaville pour le port de Pointe Noire etc.
Des négociations menées avec le Japon ont abouti à la signature en 1994 d’une convention de financement du bitumage de la voie d’accès du pays à la mer par le Cameroun, à travers la frontière Garoua-Boulaï. L'ouverture d'une voie routière reliant la République Centrafricaine au Congo à travers leurs villes frontalières respectives Mongoumba et Bétou a été réalisée le , dans la perspective d’un projet de voie Bangui-Brazzaville. La connexion de la République Centrafricaine au Soudan dans la perspective de la transafricaine Mombassa (Kenya) à Lagos (Nigéria) passant par la République Centrafricaine a été programmée avec un début de réalisation à Obo. Des travaux ont été entrepris simultanément dans le cadre d'un programme d'urgence de réfection sur plus de du réseau routier prioritaire dans cinq zones du pays (Est, Ouest, Centre, Nord, Nord- Ouest, Ouest) et de pistes d'interface. La construction et la consolidation de 23 ponts présentant des risques, ont été entreprises.
La dégradation poussée des routes bitumées (Ouest, Sud, centre Nord) a également fait l'objet de travaux de réhabilitation et de renforcement.
Office National du Matériel et des travaux publics (O.N.M)