Notte ch'in carro d'ombre, ou (H.480), est une cantate de chambre ou serenata solo du compositeur italien Alessandro Scarlatti, composée pour voix de soprano, deux violons et basse continue. Comme la plupart des de chambre du musicien, l'auteur est inconnu, sauf le texte du premier récitatif qui donne son nom à la cantate, emprunté à Nicolò Beregan auteur d'une serenata vénitienne, , mise en musique par Antonio Giannettini (1685). La partition n'est pas datée, mais probablement proche de 1685.

Structure Serenata, soprano solo con 2 violini Sinfonia, Grave – Allegro Notte ch'in carro d'ombre (recitativo accompagnato) Vieni, o notte e in questo petto (aria), Largo e piano en ré majeur à E tu ch'ognor ti vanti (recitativo) Veloce e labile fugge e dilegguasi (aria), Allegro Ma permi ch'esaudite (recitativo) Con l'idea d'un bel gioire (aria), Largo Ma voi non vi chiudete (recitativo) Sì, che priva di contento (aria), Allegrissimo

La forme de la cantate est une alternance classique récitatif et aria, « RARARARA », précédée de sa sinfonia d'ouverture en deux parties qui semble mettre en place l'atmosphère nocturne, quoique le premier mouvement soit cependant suivi d'un Allegro. Avec le premier récitatif, , récitativo stromentato ou récitatif accompagné par les instruments et non le seul clavecin — dont Scarlatti fait usage pour la première fois en 1685, dans son opéra Olimpia vendicata et dans de nombreux autres passages de ses œuvres — l'atmosphère revient au calme de la nuit. Le texte de ce récitatif est emprunté au texte de Nicolò Beregan pour une serenata vénitienne, La fedeltà consolata dalla speranza mise en musique par Antonio Giannettini.

Suit une aria notée largo qui invite au sommeil, mais il ne vient pas. Amarilli, la bergère, dans le dernier aria annonce qu'elle cherchera dans la mort le soulagement qu'elle ne peut trouver dans la vie.

Texte Le premier récitatif, suivi de son aria.

Manuscrits Münster, Santini-Bibliothek, D-Münster Hs 3937/1

Édition moderne Solo serenatas : Notte, ch'in carro d'ombre, éd. Marie-Louise Catsalis et Rosalind Halton, A-R Editions, 2011 , — avec Sventurati miei penzieri ; Eurilla, amata Eurilla ; All'hor che stanco il sole ; Hor che l'aurato nume ; Prima d'esservi infedele ; Perché tacete, regolati concenti ? ; Sotto l'ombra d'un faggio ; Hor che di Febo ascosi.

Discographie Inferno, Cantate drammatiche : Notte ch'in carro d'ombre H.480 ; L'Orfeo H.173 ; Io son Neron H.343 ; Già lusingato appieno - Elisabeth Scholl, soprano ; Modo Antiquo, dir. Federico Maria Sardelli (16-, CPO 777 141-2)

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie

Article connexe Liste des cantates d'Alessandro Scarlatti

Liens externes

Catégorie:Cantate d'Alessandro Scarlatti Catégorie:Serenata Catégorie:Œuvre musicale composée en 1685