, née le 25 décembre 1910 à Paris (15e arrondissement), morte le 6 mars 1993à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) est une enseignante française de physique.
Biographie Hélène Marie Noëlle de Leiris est issue d'une famille aisée, originaire de Lyon par son père et de Troyes par sa mère.
Son père, Paul de Leiris, né en 1874 à Lyon (2e arrondissement), est rédacteur puis directeur de l'Enregistrement. Durant la Grande Guerre, atteint du mal de Pott, il est réformé. Sa mère, Lucie Marchal, née en 1881 à Troyes, est la fille d'un industriel.
Ayant une sœur et deux frères (Paul, magistrat, et Henri, futur ingénieur général du génie maritime), elle passe son adolescence à Bourg-en-Bresse, où elle manifeste un . À Dijon, elle fréquente le lycée de jeunes filles puis rejoint celui de garçons en mathématiques élémentaires. Elle rejoint ensuite les classes préparatoires du même établissement.
En 1931, Noëlle de Leiris est reçue au sein de la promotion scientifique de l'École normale supérieure, où elle est l'une des quarante-et-une femmes reçues à l'École, avant que son concours ne soit interdit aux femmes en 1940.. Mais, atteinte en année d'une pleurésie, elle doit interrompre sa scolarité pendant plusieurs mois et redoubler dans la promotion 1932. L'année suivante, elle fait son mémoire de diplômes d'études supérieures en physique au sujet du moteur Diesel, sous la direction d'Henri Béghin, qui illustre . En 1936, elle réussit l'agrégation de physique au second rangRecherche dans le répertoire des agrégés de l'enseignement secondaire (1809-1960) d'André Chervel., étant la seule femme de sa promotion.
Elle commence alors une carrière de professeur au lycée. Elle fait ses débuts à Metz puis est mutée à Nîmes durant la Seconde Guerre mondiale. Après la Libération, elle est affectée au lycée Molière pendant deux ans, puis au lycée Fénelon une seule année. En 1943, elle passe au lycée La Bruyère, puis en 1946 au lycée Hélène-Boucher en sciences expérimentales. En 1954, de retour à Fénelon, elle se voit confier une classe de mathématiques supérieures, puis de mathématiques spéciales au lycée Jules-Ferry (1955), enfin une chaire spéciale au lycée Janson-de-Sailly (1958) — où elle reste jusqu'en 1971. Elle donne en parallèle des cours particuliers de façon entièrement bénévole.
En 1971, elle obtient une retraite anticipée pour se consacrer à sa mère, devenue veuve, avec qui elle s'installe. Beaucoup de ses élèves restent cependant en relation avec elle.
Elle s'occupe alors de l'instruction de ses neveux. Pianiste, elle pratique par ailleurs régulièrement la gymnastique, ainsi qu'un temps la marche à pied.
En 1973, sa mère morte, elle vend sa voiture et entame une série de voyages en Grèce, en Syrie, en Albanie, ainsi qu'à Florence ou Dubrovnik. Elle maintient des liens avec sa promotion de l'ENS et participe à chacun des pots annuels. Volontaire au Club des retraités de l'Éducation nationale, elle visite d'anciens collègues âgés ou malades, auxquels elle apporte des livres.
Au début de 1993, elle se découvre un cancer, qui se serait selon les médecins déclaré dix ans auparavant ; elle meurt à Issy-les-MoulineauxRelevé des fichiers de l'Insee le de la même année, après deux mois d'hospitalisation. Ses cendres sont dispersées au cimetière du Père-Lachaise.
Décoration Officier des Palmes académiques (1964).
Références
Bibliographie .
Catégorie:Physicienne française Catégorie:Élève de l'École normale supérieure Catégorie:Agrégé de sciences physiques Catégorie:Naissance en décembre 1910 Catégorie:Naissance dans le 15e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en mars 1993 Catégorie:Décès à Issy-les-Moulineaux Catégorie:Décès à 82 ans