Rihi Puhiwahine Te Rangi-hirawea, de son nom de femme mariée Rihi Gotty, surtout connue sous le nom de Puhiwahine, née vers 1816 et morte le Te Aue Davis, "Puhiwahine Te Rangi-hirawea, Rihi", Dictionary of New Zealand Biography, 1993, est une compositrice néo-zélandaise de chants (waiata) maori. Elle est décrite comme « la plus grande de tous » les poètes et compositeurs maori du siècle.

Biographie Elle naît aux abords de la rivière Taringamotu, près de Taumarunui. Ses deux parents sont de l’iwi (tribu) Ngati Tuwharetoa, mais elle est également d'ascendance Ngāti Maniapoto. Jeune fille, elle apprend de sa mère les chants de sa tribu, ainsi que la pratique artistique du poï spécifique aux Ngati Tuwharetoa. Lors de voyages auprès d'autres tribus, elle est remarquée pour « ses talents artistiques, son esprit et son charme ». Elle tombe amoureuse de Hauauru, un jeune chef des Ngāti Maniapoto, mais ses frères lui interdisent de l'épouser car elle ne serait que sa seconde épouse, un déclassement social. Leur histoire d'amour est interrompue, mais inspire les chants qu'elle compose par la suite.

Lors d'une visite à l'île du Sud, elle rencontre des Européens à la demeure de Taiaroa, un chef important des Ngāi Tahu. Elle apprend « quelques mots d'anglais », qu'elle incorpore à certains de ses chants. Plus tard, dans la baie des Îles dans le nord de la Nouvelle-Zélande, elle se fiance à Te Poihipi, un chef local, mais en l'absence de ses frères elle n'est pas autorisée à l'épouser. Par la suite à Whatiwhatihoe, au pied du mont Pirongia dans le Waikato, elle vit une brève histoire d'amour avec Te Mahutu Te Toko, un chef de l’iwi Maruapoto, « bon chanteur et bon orateur, doté d'un vif sens de la répartie », avant d'être interrompue une nouvelle fois par ses frères Ketu et Maraku. Elle compose pour Te Mahutu un chant d'amour qui demeure populaire à la fin du siècle, et est souvent chanté lors de cérémonies de noces, ou d'adieux.

« He waiata aroha mo Te Mahutu Te Toko » (chant d'amour pour Te Mahutu Te Toko) James Cowan, Legends of the Maori, vol. 1, 1987, p.306 Pei Te Hurinui Jones, Puhiwahine - Maori Poetess, vol. 2, 1959, p.17 :

Paroles Ka eke ki Wairaka, Ka titiro whakamuri; Kati ko te aroha Te tapui i Kakepuku. Kia rere arorangi Te tihi ki Pirongia, Kei raro koe, e Toko! Taku hoa tungane. Naku ano koe Huri atu ki muri, Mokai te ngakau Te whakatau iho Kia po ruatia E awhi kiri ana.

Kati au ka hoki Ki toku whenua tupu, Te wai-koropupu, E ki a mai nei I Hawaiki ra ano, No Ngatoro-i-rangi, I hu ra i Tongariro Ka mahana ki tana kiri. Na Rangi mai ano Nana i marena, Ko Pihanga te wahine, Ai hu, ai hau, Ai marangai kiri, Ki te muri e-i! Kokiri e!

Vers 1845 elle rencontre puis épouse John Gotty, né Johann Goethe, colon né en Allemagne et qui a anglicisé son nom. Le couple s'installe à Wanganui, gère un hôtel, et a deux fils. Après la mort de son époux en 1893, elle retourne s'installer sur ses terres tribales, et meurt à Ongarue en 1906.

Références

Catégorie:Compositrice néo-zélandaise Catégorie:Poétesse néo-zélandaise Catégorie:Personnalité maorie néo-zélandaise du XIXe siècle Catégorie:Personnalité maorie néo-zélandaise du XXe siècle Catégorie:Naissance dans la région de Manawatu-Wanganui Catégorie:Décès en février 1906 Catégorie:Date de naissance incertaine (XIXe siècle) Catégorie:Nom de plume Catégorie:Mononyme de compositrice Catégorie:Mononyme de poétesse