Toufik-de-Planoise ou Toufik de Planoise (officiellement Paul Guardado), né en 1992 est un journaliste citoyen, militant politique, syndical et associatif, d'orientation libertaire, également rédacteur encyclopédique, originaire et actif en Franche-Comté.
Biographie Parcours thumb|droite|Aperçu du quartier de Planoise à Besançon (2009).
Toufik-de-Planoise est né en 1992Besançon : un blogueur condamné pour affichages sauvages sur le site du journal l'Est républicain (consulté le ). d'un père d'origine espagnole, et d'une mère franc-comtoise. En 2008 à l'âge de quinze ans il débute son engagement intellectuel à travers plusieurs vecteurs dont l'encyclopédie WikipédiaLe dernier hommage à Henri Tibi au cimetière de Pantin sur le site de la chaîne France 3 Franche-Comté (consulté le ). et divers journaux locaux, puis rejoint les milieux d'extrême-gauche, libertaires, et antifas ainsi que des associations et réseaux de défense des Droits individuels et collectifsMarius Sort. À Besançon, un reporter chasseur de « brebis galeuses » du RN. Les Jours, 14 mars 2026..
Après un baccalauréat professionnel en commerce avec mention en 2012 il tente de poursuivre des études en Histoire à l'Université de Franche-Comté ; il révèle avoir sommairement connu la situation de S.D.F. durant l'année 2014Arrêté anti-mendicité de Besançon : le tribunal administratif rend sa décision mardi matin sur le site de la chaîne France 3 Franche-Comté (consulté le )..
Positions
thumb|right|Avec Philippe Poutou, lors de sa campagne électorale (2012).
Toufik-de-Planoise se déclare politiquement proche des mouvements autonomes et des Black Bloc mais milite avec toutes les forces progressistes partageant un idéal commun incluant notamment Lutte ouvrière, le Nouveau Parti anticapitaliste ou la Fédération anarchiste. Dans ce cadre, il a été plusieurs fois poursuivi et condamné pour des infractions mineures, comme le recouvrement d'un radar, l'inscription d'un graffiti antifasciste au pochoir, ou des affiches collées illégalement.
Écologiste, il devient végétarien en 2015. Réfractaire au système électoral, il ne l'exclut toutefois pas totalement comme outil. Bien qu'en lien avec le milieu médiatique par ses publications et ses actions, il est souvent en conflit avec les journalistes et critique de leurs articles et globalement de leurs lignes éditoriales.
Localement Toufik-de-Planoise œuvre à défendre les secteurs dits populaires, critiquant le manque d'implication réel des pouvoirs publics et considérant les derniers projets de rénovation urbaine et la mise en place du tramway de l'ordre de la gentrification.
Engagements Activités Engagement politique thumb|left|Manifestation à Besançon, suite à des agressions racistes (2013).
Solidaire du droit d'autodétermination, il participe dès 2014 aux actions de l'association France-Palestine Solidarité et du mouvement Boycott, désinvestissement et sanctionsLareena Duret. "C'est une décision logique, mais il n'aurait jamais dû y être", l'un des porte-paroles de la Global Sumud Flotilla évincé pour des propos antisémites et homophobes. France 3, 17 octobre 2025.. La même année, il s'active sur la question plus spécifique des violences policières ; puis s'implique dans la sensibilisation du sort des réfugiés.
Engagement syndical Salarié du restaurant K.F.C. de Châteaufarine il adhère à la C.G.T. et coordonne courant des grèves importantes, soutenu par plusieurs organisations en particulier l'union locale C.G.T. et la section régionale du N.P.A., d'abord en lien avec l'opposition contre la loi travail puis pour protester contre les conditions jugées indignes dans l'entreprise. Menacé de licenciement dans un mouvement qui reste rare en restauration rapide, il est préservé par une demande d'élections puis le gain d'un mandat de délégué du personnel, qu'il mène jusqu'à son départ en La CGT en soutien à un salarié d'une enseigne de restauration rapide menacé de licenciement. Plein Air, 25 février 2021..
Journaliste engagé Vers 2010, il rédige comme journaliste-citoyen des billets dans les médias en ligne, principalement MaCommune.info, à propos de questions de vie quotidienne et de politique, et par la suite d'autres éléments plus engagés notamment dans Lutopik, Basta ! ou Le Ch'ni dont il dirige la rédaction.
En 2012-2013 il gagne en réputation dans la région« La plupart des gens qui sont dans la rue ne l’ont pas choisi » sur le site du journal l'Est républicain (consulté le )., lorsqu'il met en place un site web d'enquête sur les mouvements d'extrême-droite basés à Besançon et en Franche-Comté. Il y dénonce en particulier les néonazis, identitaires, ultranationalistes, membres et cadres du Front national, et théoriciens du complot, tout en restant soucieux du respect des personnes et de leur vie privée, avec des investigations poussées souvent relayées dans les médias ; notamment, celles concernant une boutique en ligne d'objets du Troisième Reich Des néo-nazis chez les utopistes sur le site du journal Vosges Matin (consulté le )., un groupe néonazi de Poligny, des identitaires de la périphérie et du Front comtois, une vague d'agressions racistes commises au printemps 2013 à Besançon ou encore les rapports entretenus entre ces mouvances et la police en particulier la F.P.I.P., mais aussi concernant l'organisation d'événements tels que des manifestations ou la prévention auprès de petites communes rurales. Il développe ainsi une véritable connaissance du milieu, qu'il souhaite
Dès 2020, Toufik de Planoise met en évidence et publie les relations de Jacques Ricciardetti, candidat du Rassemblement national à Besançon, avec les mouvements anti-IVG et les groupes néonazis. Cela lui vaut des tentatives répétées d'intimidation et des violences, pour lesquelles il porte plainte. En 2026, il révèle dans Le Ch'ni les propos racistes, sexistes et homophobes tenus sous pseudonyme par un vice-président RN du Grand Besançon ; cette information est reprise par la presse nationalePropos racistes, sexistes et homophobes : le PS demande la démission d'un élu RN du Grand Besançon. France info, 22 mai 2026..
En aout 2022, alors qu'il intervient en tant que journaliste à la sortie du tribunal où sont jugés des militants d'extrême droite pour des violences commises en marge d'une réunion publique du Nouveau Parti anticapitaliste, Toufik de Planoise est agressé par plusieurs d'entre eux. Il porte plaintePierre Plottu & Maxime Macé. Besançon: des militants d’extrême droite agressent un journaliste. Libération, 24 aout 2022..
En juillet 2023 il est condamné à une amende symbolique d'un euro pour s'être introduit au printemps dans l'enceinte de la gare de Besançon-Viotte, où se déroulait alors un tractage contre la réforme des retraites qu'il suivait en tant que journalisteLaurie Henriet. Le tribunal de Besançon condamne le journaliste "Toufik de Planoise" et le syndicaliste FO Frédéric Vuillaume à payer un euro symbolique. France 3, 13 juillet 2023.Le Canard enchainé, n° 5358, mercredi 19 juillet 2023, page 7..
En octobre 2024, il publie dans Le Ch'ni un premier article sur les dérives antisémites du responsable d'un collectif pro-palestinien de Besançon ; cette alerte, confirmée par d'autres articles dans le même média, sont reprises quelques semaines plus tard par la presse nationaleNora Bussigny. Quand des militants pro-palestiniens flirtent avec l’extrême droite. Le Point, 20 décembre 2025..
Affaires Agression de Poligny
thumb|right|Affiche de propagande du site Toufik-de-Planoise.net (2014).
Le peu après l'affaire Clément Méric, alors qu'il procède avec des camarades à un collage militant à Poligny dans le Jura, Toufik-de-Planoise est gravement pris à partie par plusieurs individusCoups de feu à Poligny : l'enquête devrait être terminée en fin de journée sur le site de la chaîne France 3 Franche-Comté (consulté le ).Franche-Comté : des militants bisontins « antifa » pris pour cible ? sur le site du journal l'Est républicain (consulté le ).. Le village accumule alors les faits divers à cause d'une faction néonazie, à l'origine les mois précédents d'inscriptions massives de croix gammées, de saluts fascistes lors d'un bal, ou encore de l'agression d'un jeune d'ascendance maghrébine. L'un des meneurs, ciblé dans une de ses publications peu avant et condamné à de multiples reprises pour des délits de violence et de racisme, localise le groupe et décide d'aller à sa confrontation avec des complices ; il s'ensuit une rixe, au cours de laquelle l'une des victimes antifascistes, inconnue de la Justice, munie d'une gazeuse, en asperge les assaillants, permettant une fuite, mais essuie rapidement des tirs de fusil à pompe sans être blessée. Les deux protagonistes seront poursuivis et condamnés le , celui d'extrême-droite à huit mois de prison avec sursis et l'autre d'extrême-gauche à deux moisTirs dans les rues de Poligny : deux jeunes comparaîtront en septembre devant le tribunal correctionnel sur le site de la chaîne France 3 Franche-Comté (consulté le ), suivant un réquisitoire où le procureur dénonce deux idéologies en renvoyant et reprochant à Toufik ce mélange de la faucille et du marteau avec le croissant de l’Islam et ses liens supposés avec le Front de gaucheVoix du Jura, Coups de feu à Poligny : huit mois avec sursis, édition du (lire en ligne).
Affichage « sauvage » En , Toufik-de-Planoise est au cœur d'une affaire l'opposant au maire Jean-Louis Fousseret ; il est attaqué en Justice pour dégradations à cause de douze affichettes antifascistes collées dans le centre historique. Jugé et condamné en première instance le à de contraventions et dommages, il dénonce des poursuites politiques ainsi que l'absence d'espaces dédiés suffisants pour la liberté d'expression. Toufik se voit alors soutenu par la blogosphère et plusieurs associationsArticles et communiqués : Besançon s’attire les foudres des twittos sur Free.fr, voirie : Vivre aux Chaprais reçue en mairie sur Chaprais.info, de l’horrible danger du collage sauvage d’affiches sur Asso.velobesancon.info (consultés le )., mais également par des élus de la Majorité Front de Gauche et Parti socialisteAffichage sauvage : la Ville de Besançon porte plainte contre « Toufik de Planoise » sur le site du journal MaCommune.info (consulté le ).. La municipalité se justifie en expliquant avoir fait des rappels à l'ordre à l'encontre d'afficheurs indélicats et déposer plusieurs plaintes sans distinctions, mais concède qu'en effet aucune autre n'a aboutie. Il est finalement reconnu coupable en appel le de « vandalisme » voyant sa peine fixée à de travail d’intérêt général et de dommages-intérêts.
Arrêté anti-mendicité
En août et , Toufik-de-Planoise s'implique dans une polémique locale qui prend rapidement une ampleur nationale. Le maire Jean-Louis Fousseret signe le un arrêté municipal interdisant la mendicité et d'autres troubles à l'ordre public dans les rues majeures du centre historique ; cette information est révélée dans la presse mi-août, provoquant une forte agitation au sein de la Majorité, des manifestations citoyennes exigeant un retrait, ainsi qu'une large couverture médiatique en France. Assisté de l'avocat Olivier le Maillou et de Rémy Vienot, président de l'association Espoir et Fraternité Tsigane de Franche-Comté, il attaque en référé-liberté le dispositif au tribunal administratif de Besançon au nom du principe fondamental et constitutionnel de FraternitéRecours contre l'arrêté anti-mendicité à Besançon : l'avocat veut s'appuyer sur le principe de fraternité sur le site du journal l'Est républicain (consulté le ).Arrêté antimendicité : le tribunal administratif rend sa décision mardi matin sur le site du journal l'Est républicain (consulté le ).. Opposant « free-lance » historique au maire et ayant connu lui-même cette situation, Toufik souhaite ainsi contribuer à stopper une dérive du premier édile.