Raoul de Vaux, né le à Paris et mort le dans sa ville natale, est un militant royaliste français.

Biographie

Né au domicile familial du de la rue BlancheArchives de Paris, état civil du 9 arrondissement, registre des naissances de 1875, acte (vue 7 sur 31)., Amédée-Antoine-Arthur-Raoul Moisson de Vaux est issu du mariage de Gabrielle-Suzanne Corot-Laquiante (1854-19..), fille d'un officier de cavalerie, avec Édouard-Eugène-Amédée Moisson de Vaux (1841-1890), fils du baron de Vaux et petit-fils de Madame Tallien.

En 1895, le jeune Raoul de Vaux est l'un des cofondateurs ainsi que le secrétaire-trésorier de l'Œillet blanc, un groupe dévoué au prétendant royaliste au trône de France, le duc d'Orléans. Il préside également le comité de la Jeunesse royaliste dans le 18 arrondissement de la capitaleJoly, ..

Il ne faut pas le confondre avec un journaliste sportif contemporain, Charles Devaux (1843-1915), qui signait ses articles « baron de Vaux »Gil Blas, 7 mars 1912, ..

Raoul de Vaux se signale particulièrement à l'époque des troubles antidreyfusards consécutifs à la mort de Félix Faure () et qui culminent le 23, à l'occasion des funérailles de l'ancien président, avec la tentative de coup d'État de Déroulède. Ainsi, le , au lendemain de l'élection du président Loubet, le jeune baron affiche sur sa maison du de la rue Royale un grand portrait du duc d'Orléans qui sert de point de ralliement à une manifestation de la Jeunesse royalisteLa Gazette de France, 21 février 1899, .. Le 23, Raoul de Vaux embauche des camelots pour prendre part aux manifestations de la journée. Trois jours plus tard, il est perquisitionné.

Le suivant, il est absent de Paris quand la police tente de l'arrêter. Souffrant d'une crise aiguë de rhumatisme et récemment opéré d'un phlegmon, il est réfugié Ostende, d'où il écrit au juge d'instruction Fabre que la prison préventive aggraverait son état mais qu'il comparaîtra à son procèsLa Gazette de France, 24 août 1899, .. Figurant parmi les 17 militants nationalistes, royalistes et antisémites jugés pour complot par la Haute Cour, il finit ainsi par se constituer prisonnier au début du mois de novembre, quelques jours avant l'ouverture du procès. Défendu par M Choppin d'Arnouville, il est acquitté le .

Retiré au sommet du de la rue Gabrielle, où une rumeur a prétendu à tort qu'il avait installé une sorte de « fort Chabrol » royaliste, il y meurt le Archives de Paris, état civil du 18 arrondissement, registre des décès de 1912, acte (vue 7 sur 21).. Il est inhumé le au cimetière de Montmartre en présence de nombreux membres de l'aristocratieL'Écho de Paris, 9 mars 1912, ..

Références

Voir aussi Bibliographie Bertrand Joly, Dictionnaire biographique et géographique du nationalisme français (1880-1900), Paris, Honoré Champion, 2005, .

Liens externes

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