La Pride Valais/Wallis 2015 est une marche des fiertés qui a eu lieu en 2015 à Sion dans le canton du Valais.
Historique Le , les organisateurs lancent un sondage pour organiser une Pride en Valais, celui-ci est relayé entre autres par l'association LOS. Le de la même année, une première séance de discussion publique à Alpagai permet d'établir les fondations de l'événement dont l'organisation est encore informelle. L'année 2015 est également l'année des 200 ans de l'entrée du canton du Valais dans la Confédération et la manifestation se déroulera autour des festivités liées au bicentenaire.
Le , l'association Pride Valais/Wallis 2015 est créée et plusieurs rumeurs sur la ville accueillant la manifestation existent. On parle notamment des villes de Sion et Sierre. Les organisateurs ne s'attend pas à une résistance équivalente à celle rencontrée lors de la manifestation de 2001.
Le , Sion délivre l'autorisation pour l'organisation de la manifestation et le slogan est révélé .
En , avec plus de 800 "likes", l'opposition de la Pride s'organise à travers d'une page Facebook intitulée « NON à la pride Valais 2015 ».
Le , le nouvel évêque de Sion, Jean-Marie Lovey affirme que la manifestation a lieu d'être.
Le , à l'appel de l'association LGBT Youth Suisse, une vingtaine de personnalités suisses tel que Stéphane Rossini, Mathias Reynard ou Alexandre Jollien encourage à défiler lors de la manifestation.
Le jour-même, le , plusieurs personnalités s'expriment dont le conseiller national Stéphane Rossini et la directrice de la section suisse d'Amnesty International, Manon Schick. La manifestation se déroule dans le calme avec ses huit chars.
Contrairement à la Pride 2001 de Sion, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X n'a finalement pas tenu de contre-manifestation et l'église Église Saint-Théodule était fermée, malgré la présence de Jean-Gabriel Cuénod de 26 minutes qui parodiait un intégriste sur son parvis. Une dizaine de jeunes skinheads ont été interpellés par la police en début d'après-midi.
Controverses
Propos des évêques de Sion L'évêque siégeant au début de l'organisation, Norbert Brunner a réitérer sa position qu'il avait évoquée publiquement pour l'édition 2001 : .
À moins d'un mois de la Pride Valais/Wallis 2015, bien qu'une rencontre avec les organisateurs laisser penser à une ouverture de l'église catholique, Jean-Marie Lovey, évêque du diocèse de Sion, se dit persuadé que « l’homosexualité peut être guérie par la prière », avant de se rétracter partiellement et d'expliquer qu'il s'agissait d'une erreur de communication et qu'il ne voyait pas l'homosexualité comme une maladie, mais comme une .
Ces propos font réagir les réseaux sociaux et les organisations LGBT. Barbara Lanthemann, alors secrétaire générale de l'organisation suisse des lesbiennes, a indiqué que les vues de l'évêque étaient ignorantes et l'organisation déclare dans un communiqué de presse que ce genre de propos incite au rejet et l'exclusion. Pink Cross a demandé des excuses publiques de l'évêque.
Stéphane Rossini, alors conseiller national, avait répondu à l'évêque dans son discours en disant .
Notes et références
Annexes Articles connexes
Histoire du Valais Histoire LGBT en Suisse Lesbian and Gay Pride & Friends
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