Le dispositif de dissuasion pour la lutte contre le terrorisme et le crime organisé (en , ), également connu sous le nom de Force Rada, est un groupe armé libyen, actif lors de la deuxième guerre civile libyenne, et suivant l'idéologie salafiste madkhaliste.

Histoire Fondation La Force Rada est fondée en 2013. Le groupe est fondé et dirigé par Abdelraouf Kara, un ancien soudeur né en 1980 dans l'est de Tripoli. Il est d'abord affilié au Gouvernement du Congrès général national (CGN) au sein de la coalition Fajr Libya. En 2016, il rallie le Gouvernement d'union nationale (GNA).

Idéologie La Force Rada est salafiste madkhaliste, une tendance du salafisme quiétiste prônant le respect de l'autorité politique en place. La Force Rada n'affiche également pas d'hostilité particulière envers le gouvernement de Tobrouk à l'Est et d'autres groupes salafistes madkhalistes servent notamment dans l'armée du maréchal Haftar. En revanche, il se montre hostile aux soufis, aux Frères musulmans et aux salafistes djihadistes.

Le , la Force Rada interrompt le Comic-Con de Tripoli, considéré comme anti-islamique. Plusieurs jeunes participants sont arrêtés, puis libérés après avoir eu pour certains le crâne rasé, et pour d'autres reçus des cours de religion.

Effectifs La Force Rada est une des plus importantes milices de Tripoli. Elle compte en 2014 selon Jeune Afrique, puis de 2017 à 2019 selon Libération et Jeune Afrique. Les combattants reçoivent leur salaire du Ministère de l'Intérieur.

Actions L'activité principale de la force Rada à Tripoli est la lutte contre les groupes criminels, les groupes terroristes liés à l'État islamique et le trafic de drogue. Selon Libération, la Brigade fait preuve d'une certaine efficacité qui lui fait gagner le respect d'une partie de la population.

La Force Rada contrôle l'aéroport international de Tripoli, ainsi que l'aéroport de Mitiga et sa prison mitoyenne.

En 2016, une de la Force Radaa prend part à la bataille de Syrte contre Daech.

Le , la Force Rada arrête à Tripoli le frère du kamikaze de l'attentat de Manchester. Le , après un mois de mauvais traitements, il signe des aveux concernant sa participation à la planification de l'attentat. Des agents du renseignement britannique auraient assisté à certains de ces interrogatoires, soulevant des questions sur une possible complicité dans ces abus. Le , il est extradé vers le Royaume-Uni.

Le , des combats éclatent à Tripoli entre la Force Rada et la Brigade de Tripoli, faisant au moins 13 morts et 30 blessés, dont des civilsLibye : 13 morts dont un enfant dans des combats meurtriers entre milices à Tripoli, Le Figaro avec AFP, 22 juillet 2022..

Le lundi , un affrontement oppose la Force al-Radaa et la dans les périphéries orientale et méridionale de Tripoli. Le bilan, communiqué le par le Centre de médecine d'urgence (CMU), fait état de 27 décès et d'une centaine de personnes blessées lors des combats à Tripoli. L'origine de ces hostilités trouve son ancrage dans l'arrestation, le lundi soir, du commandant de la Brigade de Tripoli par les éléments de la Force al-Radaa, dans une zone sous le contrôle de cette dernière. En réponse à ces événements, des pick-ups et de véhicules blindés, suivi de tirs nourris impliquant des armes de calibre substantiel, s'étendent jusqu'aux abords de l'aéroport de Mitiga et de l'établissement universitaire de Tripoli. Ce contexte a engendré la suspension des opérations aériennes et des activités académiques au sein de l'université.

Le , le président du Conseil des ministres libyen, Abdel Hamid Dbeibah, signe un décret dissolvant la Force Rada et transférant ses compétences à une direction générale de la lutte contre la criminalité organisée, nouvellement créée au sein du . À la suite de cela, de violents affrontements opposent la Force Rada à la Brigade 444, rattachée au gouvernement Dbeibah, jusqu'au en fin d'après-midi. Le soir du , un demi-millier de personnes manifestent dans le quartier de , fief de Rada, pour protester contre la décision de Dbeibah.

Le , la Force Rada et Abdel Hamid Dbeibah signent un accord prévoyant notamment la restitution de l'aéroport de Mitiga au , une gestion unifiée des quatre aéroports de l'ouest libyen et la mise sous autorité du procureur général de certaines prisons contrôlées par la milice.

Références

Catégorie:Faction armée en Libye Catégorie:Seconde guerre civile libyenne Catégorie:Faction armée islamiste