vignette|redresse|alt=Trois personnes habillées et coiffées se tiennent debout.|Cosplay de fans des personnages du film , déguisés en réplicants. De gauche à droite : Rachel, Roy Batty et Zhora. Le personnage Roy Batty récite le monologue des larmes dans la pluie.
Le monologue des larmes dans la pluie (en version originale : ou Ridley Scott, , Warner Bros., 2007 [orig. 1982] (écouter les commentaires audio en anglais lors de la scène du monologue).) est une tirade déclamée par le personnage de Roy Batty (incarné par Rutger Hauer) dans le film (1982) du cinéaste Ridley Scott. Inspiré du scénario, modifié par Hauer de sa propre initiative, ce monologue est régulièrement cité dans les ouvrages de cinéma.
Pour le critique de cinéma , il s'agit .
Script et réécriture Le film du cinéaste Ridley Scott sort officiellement dans les salles de cinéma en 1982. Vers la fin du film, le réplicant Roy Batty (Rutger Hauer) prononce un monologue devant Rick Deckard (Harrison Ford), quelques instants après lui avoir sauvé la vie, alors même que Deckard le pourchassait pour le tuer. La scène se déroule sous une pluie battante, quelques instants avant la mort de Batty. Il déclare, faisant des pauses dramatiques entre chaque phrase : de à . :
La traduction française présentée ci-dessus n'est pas celle qui a été retenue pour la version française du film, ni pour les sous-titres français de la version originale. Celle-là disait (pour des raisons de synchronisation entre le texte prononcé et l'image en gros plan de Batty) :
Dans le documentaire , l'acteur Rutger Hauer, le cinéaste Ridley Scott et le scénariste David Webb Peoples confirment tous trois que Hauer a écrit l'essentiel du monologue... Les premières versions du scénario comprennent la phrase .. Dans son autobiographie, Hauer affirme avoir coupé plusieurs phrases du monologue, ajoutant seulement : ., alors que le scénario original (présenté durant le documentaire), avant que Hauer ne réécrive ce passage, ne mentionnait pas la « porte de Tannhäuser » :
Hauer décrit ce passage comme une « langue d'opéra » et comme un « discours hi-tech » qui s'inscrit mal dans la trame du film. Alors, il l'a « taillé au couteau » le soir précédant le tournage de la scène, avec l'accord de Ridley Scott.. S'inspirant du scénario, Hauer a donc modifié le passage, visant une expression plus fluide, plus réaliste et plus poignante.. Lors d'un entretien avec Dan Jolin, Hauer explique que ces dernières paroles démontrent que Batty voulait .. Après que Hauer a fini la scène, l'équipe de tournage a applaudi et quelques membres ont pleuré..
Accueil critique vignette|redresse|Fauteuil de réalisateur de Rutger Hauer. , dans son livre , loue le monologue : . Il ajoute que le monologue .
Jason Vest, dans son ouvrage , écrit : .
Dans un article publié dans , le journaliste Michael Newton indique. :
La porte de Tannhäuser Le film ne décrit pas la « porte de Tannhäuser » et la nouvelle de Philip K. Dick non plus. Ce nom fait référence à l'opéra Tannhäuser de Richard Wagner, une adaptation d'une légende allemande médiévale du chevalier et poète Tannhäuser.. Ces mots ont été repris dans d'autres œuvres de science-fiction..
Joanne Taylor, dans un article sur le film noir et son épistémologie, apporte des observations sur la relation entre l'opéra de Wagner et l'allusion de Batty. Elle suggère que Batty se réclame du Tannhäuser de Wagner, un personnage tombé en disgrâce à la fois auprès des humains et de Dieu.
Dans la culture populaire Ce monologue est régulièrement cité dans les articles et les ouvrages sur le cinéma..
Son influence peut être observée dans quelques ouvrages écrits. Tad Williams écrit dans son de 1998 (le second livre de la série Autremonde). :
Rosa Montero et Lilit Zekulin Thwaites assoient leur roman de science-fiction Tears in Rain (2012) dans un monde futuriste où les androïdes conscients d'eux-mêmes vivent parmi les humains. Le personnage principal, Bruna Husky, connaît sa mortalité de la même façon que Roy Batty et les autres réplicants du film. Bruna réfléchit régulièrement à la signification du monologue de Batty. Les androïdes du roman, comme ceux du film Blade Runner, sont des réplicants..
Dans le film de science-fiction (1998), le sergent Todd est un vétéran de la bataille de Tannhauser Gate...
En outre, le monologue se trouve sur la dernière piste de la bande originale du film (album sorti en 1994).
Le monologue est adapté et déclamé sur le morceau Régions fédérées de l'album Stup Forever du groupe Stupeflip, paru en 2022.
Notes et références
Citations originales
Références
Annexes Bibliographie .
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