La maison de l'Infante, ou maison Joanoenia, est une demeure historique située à Saint-Jean-de-Luz dans les Pyrénées-Atlantiques. Elle accueillit l'infante d'Espagne, Marie-Thérèse, pour son mariage avec . Les façades sont inscrites par les monuments historiques en 1925 et l'ensemble en 1992.

Histoire et architecture

Cette demeure patricienne, construite vers 1640.. par l'armateur basque Joannot de HaranederAnobli par pour services rendus au siège de La Rochelle ; signifie en basque prunier, et , beau. - Documentation citée par ., donne sur le port de Saint-Jean-de-Luz ; elle se remarque par ses tours, ses façades en brique rose et en pierre et ses deux galeries à l'italienne à cinq arcades sur la façade principale..

Elle accueillit en la reine-mère et l'infante Marie-Thérèse pour son mariage avec séjourna du au à Saint-Jean-de-Luz à la maison Lohobiaguénéa, aujourd'hui maison . dont la cérémonie eut lieu le en l'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz. Les deux mariés étaient âgés de vingt-deux ans et doublement cousins germains. La veille du mariage, ils étaient allés prier au couvent des Récollets de Ciboure, de l'autre côté du port, accompagnés de la reine-mère, du cardinal Mazarin et de leurs suites. Le jour de la cérémonie de mariage, l'infante qui était petite et blonde, joufflue avec de petits yeux bleus et les lèvres épaisses comme tous les Habsbourgs, était vêtue d'une robe de brocart d’argent recouverte d’un manteau de velours violet semé de fleurs de lys d’or prolongé par une traîne de dix aunes de longueur. Le roi, quant à lui, était vêtu de drap d'or voilé de dentelle noire.

Plus tard la maison accueillit aussi en 1701 les petits-fils de , le duc de Bourgogne et le duc de Berry, qui accompagnaient leur frère, le roi Philippe V demeurait à la maison Lohobiague Enea, à Madrid. En 1854, c'est au tour de et d'Eugénie d'y séjourner, alors que la maison appartenait à un avocat parisien, Émile Pécarrère.

L'antichambre du grand salon (dite ) recèle une grande cheminée sculptée de dauphins couronnés et de têtes d'angelots du et un décor de poutres de l'école de Fontainebleau, de monstres mythiques et de fleurs exotiques. L'oratoire qui prolonge le salon offre une vue remarquable sur le port et la Rhune. Au-dessus de la porte, on peut lire l'inscription : .

Les façades font l’objet d'une inscription auprès des monuments historiques en 1925 et l'ensemble en 1992..

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes Liste des monuments historiques des Pyrénées-Atlantiques

Liens externes

Maison Infante Infante Catégorie:Monument historique inscrit en 1925 Catégorie:Monument historique inscrit en 1992 Catégorie:Marie-Thérèse d'Autriche (1638-1683) Catégorie:Saint-Jean-de-Luz au XVIIe siècle