thumb|redresse|alt=Dave Gallaher, international néo-zélandais, capitaine en tenue de match avec le ballon en mains.| Dave Gallaher, capitaine de , lors de la tournée européenne de 1905-1906.
L'équipe de France de rugby à XV et celle de Nouvelle-Zélande (les Les est le surnom de l'Équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV.) s'affrontent depuis le début du . Au , elles se sont rencontrées soixante-quatre fois. La première confrontation, qui est aussi le premier match officiel de l'histoire rugbystique de la France, a lieu au Parc des Princes le et la Nouvelle-Zélande impose . C'est en 1954 que la France s'impose dans la troisième sur le score de .
La France fait une tournée en Nouvelle-Zélande en 1961, avant même les nations britanniques et irlandaises, et les remportent les trois tests. La première tournée complète des en France date de 1977, et ils remportent un des deux tests. La France bat les sur le sol néo-zélandais le . Les deux équipes se rencontrent à l'occasion de la première Coupe du monde en finale en 1987, et les s'imposent . La France réussit pour la première fois une tournée victorieuse en Nouvelle-Zélande en 1994 en remportant les deux tests. Les équipes se rencontrent de nouveau en Coupe du monde en 1999, mais cette fois en demi-finale. Le match se dispute à Twickenham, et la France remonte un handicap de quatorze points () pour l'emporter . En 2007, à l'occasion de la Coupe du monde, les deux équipes s'affrontent en quart-de-finale au Millennium Stadium de Cardiff avec une victoire des Bleus . En , et Bleus remportent chacun un test match en Nouvelle-Zélande (la victoire française est la première en terre néo-zélandaise depuis 1994.). En 2011, les deux équipes se retrouvent en finale de la Coupe du monde vingt-quatre ans après celle de 1987. Les deux équipes, après s'être déjà affrontées en phase de poule, jouent une rencontre disputée qui se termine sur le score étriqué de au profit des .. Lors de l'édition suivante, les s'imposent en quart de finale à Cardiff.
Les mènent largement avec contre 15 pour la France, pour un seul match nulLa deuxième rencontre de 1946 n'est pas considérée comme un test par la fédération néo-zélandaise. L'équipe néo-zélandaise, baptisée les , est une sélection de joueurs appartenant à l'armée en Europe, dont la moitié seulement sont déjà des ou vont le devenir, et qui joue trente-trois rencontres en 1945 et 1946. La Fédération française la considère comme un test, mais elle n'est pas prise en compte dans les bilans néo-zélandais.. Le score le plus large est une victoire des au en . Le meilleur réalisateur Daniel Carter inscrit . Le précédent détenteur du record de points, Andrew Mehrtens, détient celui de points sur un seul match avec marqués.
Depuis 2000, France et Nouvelle-Zélande se disputent le trophée Dave Gallaher, du nom d'un soldat néo-zélandais mort pendant la Première Guerre mondiale qui a été le premier capitaine à affronter l'équipe de France en 1906.
Le , les Bleus battent les pour la d'affilée en trois ans. Cette performance confirme la forme récente du XV de France et sa place parmi les cadors du rugby mondial, après un certain déclassement dans les années 2010, décennie au cours de laquelle il a perdu ses douze confrontations face aux Néo-Zélandais.
Historique Premières rencontres (1905-1945)
thumb|left|alt=Le groupe des est rassemblé sur le terrain après un match et fête une victoire.|Les , premiers .
Le , l'équipe de France joue le tout premier match officiel de son histoire, dans l'ancien Parc des Princes, face à la Nouvelle-Zélande. En tournée dans les îles britanniques, les ont accepté de faire un crochet par Paris. Après avoir joué un dernier match à Swansea le , ils prennent le bateau jusqu'à Boulogne-sur-Mer, puis le train jusqu'à la Gare du Nord. Malgré la fatigue du voyage et déjà trois mois de tournée au cours de laquelle ils ont gagné 31 de leurs 32 matchs, ils s'imposent facilement 38–8 face à la France devant spectateurs.. Les dominent la première mi-temps, inscrivent quatre essais contre un réussi par Noël Cessieux, puis six nouveaux essais en fin de match... Le capitaine Henri Amand a l'honneur d'être le premier capé du rugby français.. La composition du XV tricolore effectuant la rencontre présente deux particularités. La première est que deux joueurs étrangers font partie de l'effectif : l'Anglais William Crichton et l'Américain Allan Muhr. La seconde est que la France compte deux joueurs de couleur André Vergès et Georges Jérome. Il faut attendre 1969 et la sélection du Toulousain Roger Bourgarel pour retrouver un joueur de couleur en équipe de France. Dans leur ouvrage , John Stead et Dave Gallaher écrivent : .
left|thumb|redresse|alt=Henri Amand, international français de rugby. Carte fédérale n°1 (image: Felix Potin / Collection personnelle: N. Lavallée). Portrait en tenue de match.|Henri Amand. L'équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV en tournée en 1924-1925, (également connue sous le nom de ), est la deuxième équipe des à se déplacer en Europe.. Elle fait une tournée en Grande-Bretagne puis en France et enfin en Amérique du Nord.. Les équipes s'affrontent au Stade des Ponts Jumeaux à Toulouse le .. Même si l'équipe nationale française s'est aguerrie depuis 1906, les l'emportent largement 30–6, huit essais à deux. Le capitaine des Cliff Porter parle de la France : Potter (1961), p. 175.. Plusieurs personnalités se détachent côté néo-zélandais, celles de George Nepia, Maurice et Cyril Brownlie, Mark Nicholls, Bert Cooke .. Côté français, Adolphe Jauréguy, Eugène Ribère et Yves du Manoir jouent la rencontre.
En 1926, la Fédération française de rugby à XV est à l'initiative d'une tournée des Māori de Nouvelle-Zélande. La France perd le seul test de la tournée sur le score de 12 à 3Potter (1961), p. 102.. Ceux-ci font une tournée de sept mois en 1926–27 en Australie, à Ceylan, en France, au pays de Galles et au Canada, disputant 38 rencontres, en remportant 29, en perdant sept, concédant deux matchs nulsBBC News (June 2003). En tout, les Māoris marquent 712 points et n'en concèdent que 215"New Zealand Maori Rugby Tour". C'est la dernière rencontre entre les joueurs aborigènes de Nouvelle-Zélande et la France pour près de trois décennies. En 1931, la France est exclue pour professionnalisme (paiement des joueurs, recrutement inter-clubs) et en raison de son jeu violent lors de certains matchs.. Aussi les ne jouent pas contre la France lors de leur tournée en 1935 dans les îles Britanniques. La France est de nouveau admise dans le Tournoi en 1939. La Seconde Guerre mondiale ne permet cependant pas aux deux équipes de se rencontrer.
Après-guerre (1946-1994)
Pour la quatrième fois du siècle, les font en 1954 une tournée en Europe et, avant leur arrivée sur le sol français, ils jouent 28 matchs, avec un bilan de 24 victoires pour 2 nuls et 2 défaites, et marquent 427 points contre 102. Le XV de France bat pour la première fois les hommes portant le maillot à la fougèreL'équipe à la fougère est un autre surnom de l'Équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV. Voir Équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV#Les « All Blacks ». .., Jean Prat, capitaine des Bleus, est l'auteur juste avant la pause de l'essai qui donne la victoire aux Français par Voir aussi Décompte des points au rugby à XV. En 1954, l'essai transformé vaut cinq points, le drop goal (coup de pied tombé) trois points, l'essai non transformé trois points, le coup franc (tenté en drop-goal sans opposition) trois points, la pénalité trois points..
En 1961, l'équipe de France effectue sa première tournée en Océanie, trois ans après sa tournée victorieuse en Afrique du Sud. Treize rencontres sont prévues en Nouvelle-Zélande, dont trois test-matchs, avant de rejoindre l'Australie. Les victoires dans les Tournois des Cinq Nations 1959, 1960 et 1961 mettent les Français dans un costume de champions d'Europe à leur arrivée. Malgré deux défaites dans les quatre rencontres de province précédant le premier test à l'Eden Park d'Auckland, le 22 juillet, les Français sont même favoris face à des qui alignent cinq nouveaux internationaux. Malgré un essai encaissé en début de match, deux drops de Pierre Albaladejo permettent aux Bleus de mener 6 à 5 à la mi-temps. Mais un drop puis un autre essai transformé donnent la victoire aux Néo-Zélandais 13 à 6. Le second test se joue à Wellington le 5 août dans une véritable tempête, sous une pluie torrentielle et des rafales de vent de 130 km/h. La France ouvre le score à un quart d'heure de la fin du match par un essai de Jean Dupuy. Pierre Albaladejo tente la transformation mais voit son ballon s’élever, revenir vers lui et lui passer au-dessus sous la force du vent. Mais les répliquent quelques instants plus tard et Don Clarke réussit la transformation impossible depuis la ligne de touche en ne visant pas les poteaux mais le centre du terrain, le vent se chargeant de pousser le ballon entre les perches (5-3). La troisième rencontre a lieu au Lancaster Park de Christchurch, deux semaines plus tard, et l'Équipe de Nouvelle-Zélande l'emporte cette fois largement par 32 à 3 avec cinq essais. Au total, les Bleus, pourtant arrivés favoris, repartent de Nouvelle-Zélande avec sept défaites dont les trois tests.
La rencontre suivante entre les deux équipes a lieu le au stade de Colombes. Les , mené par leur capitaine Wilson Whineray arrivent en France après 29 rencontres où ils ne concèdent qu’une seule défaite, face aux Gallois de Newport. Dans les tests matchs face aux quatre nations britanniques, ils battent le pays de Galles, l’Angleterre et l’Irlande mais font match nul 0 à 0 face à l’Écosse. Les Français ouvrent le score sur une pénalité de Pierre Albaladejo avant que les égalisent sur une pénalité puis prennent l’avantage sur un essai de Ralph Caulton pour mener à la mi-temps sur le score de 6 à 3. Après celle-ci, les Blacks marquent un drop puis un nouvel essai de Ken Gray pour l’emporter par 12 à 3.
Après la tournée de 1968, le président de la Fédération française de rugby à XV, Albert Ferrasse, déclare que l’équipe de France ne reviendra en tournée en Nouvelle-Zélande que si deux conditions sont satisfaites : tout d'abord, que les tests se déroulant en Nouvelle-Zélande soient arbitrés par des arbitres neutres. La deuxième est que les effectuent une véritable tournée en FranceJusqu’en 1977, les rencontres en France entre les Français et les se font dans le cadre de tournées en Grande-Bretagne..
Avant la première tournée en France, une autre rencontre oppose les Français aux , qui terminent une tournée au Royaume-Uni ponctuée de trois victoires sur le pays de Galles, l’Écosse et l’Angleterre et d’un nul 10 partout face à l’Irlande. Mais le match le plus marquant de la tournée a lieu à l’Arms Park de Cardiff entre les et les Barbarians qui l’emportent finalement 23 à 11. Une semaine après cette rencontre, la France remporte sa deuxième victoire de l’histoire lors des confrontations entre les deux équipes en remportant le match 13 à 6 grâce en partie à deux essais de Claude Dourthe et Roland Bertranne.
Les rejoignent la France fin pour huit rencontres sur le sol français. Lors de cette tournée, les de Graham Mourie subissent une seule défaite sur le score de 18 à 13 lors du premier test face à l’équipe de France. Lors du second test, les l'emportent 15 à 3.