Marcelle Loubchansky est une artiste peintre française née à Paris le et morte dans la même ville le Relevé des fichiers de l'Insee.... Elle est une figure majeure de l'abstraction lyrique.

Biographie Ses études artistiques débutent aux Beaux-Arts et aux Arts déco de Paris, mais sont vite interrompues par la Seconde Guerre mondiale, en 1942, l’obligeant à se réfugier à Cannes, où elle exerce la céramique. Elle pratique activement la peinture abstraite à partir de 1946, dès son retour à Paris Elle fréquente alors le monde littéraire et artistique de Saint-Germain-des-Prés, notamment le milieu surréaliste où elle est vite remarquée par André Breton, le critique d'art Charles Estienne, et le galeriste Jean Fournier.

Grâce à Camille Bryen, elle expose en 1948 pour la première fois ses toiles à la galerie des Deux-Îles, quai aux Fleurs à Paris.

La galerie Breteau, qui deviendra une des galeries attitrée du mouvement nuagiste, organisera la même année une exposition de ses œuvres avec un autre peintre, Mandorlo.

Après avoir participé en 1950 au Salon des réalités nouvelles, Marcelle Loubchansky voit sa première exposition personnelle organisée par Suzanne de Coninck à la galerie de Beaune en 1951.

Ses toiles de la première période se caractérisent par une abondance de formes enchevêtrées et quelques graphismes errants, loin encore de la transparence et de la fluidité qu’elle va développer quelques années plus tard. Son activité est alors intense et son audience internationale s’affirme.

Elle figure dans le comité d’organisation du Salon d'octobre de 1952 en compagnie notamment de Jean Degottex, René Duvillier, Alexandre Istrati, Jean Messagier et James Pichette. Elle participe à de nombreuses expositions collectives, en particulier à celle des « Peintres de la nouvelle École de Paris » à la galerie de Babylone en 1952, puis, la même année à Édimbourg dans le groupe Young Painters of École de Paris, à l’initiative du British Council, et, à New York, au musée Solomon R. Guggenheim à l’exposition « Younger European Painters ». Le critique d’art Charles Estienne, promoteur du tachisme, avec qui elle se lie d’amitié, la fait participer à des expositions d’envergure, telles que « La Coupe et l’épée », en , en compagnie de Degottex, Duvillier et Simon Hantaï à la galerie À l’Étoile scellée, marquée par le surréalisme défendu par André Breton, puis à la galerie Craven pour l'exposition « Nouvelles propositions du réel ». 

Le surréalisme et le tachisme entretiennent alors une proximité évidente et renvoient à une conception de la peinture à laquelle adhère Marcelle Loubchansky, qui affirme :

Une nouvelle exposition personnelle est organisée à la galerie Craven en 1954, année de la rencontre avec Jean Fournier, jeune directeur de la galerie Kléber. Charles Estienne présente le dans cette galerie l'exposition « Alice in Wonderland », où Loubchansky expose au côté de Degottex, Duvillier, Roger-Edgar Gillet, Hantaï, Toyen et Thanos Tsingos.

Lors de son exposition personnelle, dans la même galerie, en 1956, André Breton signe une préface enthousiaste :

Breton poursuivra l'éloge dans Le surréalisme et la peinture (1957) en décrivant son travail comme " Une bouffée de fraîcheur levée de ses œuvres rend pour elles le pur regard de l’enfance où les prestiges de l’aurore boréale se conjuguent à ceux de la robe couleur du temps ". Breton voit dans la peinture de Loubchansky une résonance particulière avec la lecture qu'il fait des théories de Charles Fourier, nouvelle figure tutélaire du surréalisme.

Lors de cette exposition de 1956 apparaissent déjà ces grandes plages de couleur irisée de lumière, grâce à une technique consistant à faire couler une peinture préalablement diluée à l’essence directement sur la toile et à manipuler celle-ci pour obtenir des zones de nuances et d’ombres d’une grande fluidité, puis en travaillant à la brosse ses couleurs.

À partir de la fin des années 1950, l’intègre au groupe nuagiste. Elle participe à l’exposition « Le vide et l’obscurité », présenté par Alvard à la galerie Kléber en 1958, mais surtout à l'exposition « Antagonismes » au musée des Arts décoratifs de Paris en 1960.

Ses peintures des années 1960 sont marquées par un dépouillement et par une communion avec la nature que l’on retrouve dans ses titres L’Avant-aube, Avec le soleil, ainsi que par l’utilisation de couleurs transparentes, avec des roses, des jaunes et toujours des rouges intenses (Espace rouge, 1961).

À l’exposition personnelle au palais des beaux-arts de Bruxelles, en 1963, les thèmes naturalistes sont également omniprésents, de même qu’à la rétrospective que lui consacre Jean Fournier dans sa nouvelle galerie de la rue du Bac en 1965. Dans sa préface, Geneviève Bonnefoi insiste sur le qui inspire les toiles de la dernière décennie, version moderne et amplifiée du célèbre des romantiques.

Elle fait partie de l’exposition nuagiste organisée par Julien Alvard à la saline royale d'Arc-et-Senans en 1966 (La Civilisation des cimes ou Pourquoi nous combattons) avec Frédéric Benrath, René Laubiès, Pierre Graziani, Fernando Lerin et Nasser Assar.

Maryse Haerdi, dans sa préface à l’exposition « Fusion » présentée à la galerie Zodiaque à Genève en 1970, qualifie pour sa part l’œuvre de Marcelle Loubchansky de .

Au cours des années 1980, Marcelle Loubchansky participe à de nombreuses expositions collectives, sous l’impulsion notamment de Geneviève Bonnefoi dans le cadre de la collection de l'abbaye de Beaulieu-en-Rouergue, mais aussi dans le cadre d’hommages à Charles Estienne ou à Michel Ragon.

Son décès en interrompt son œuvre. Après le rachat de la moitié de son atelier, la galerie Carole Brimaud présente en 1991 un hommage à l'artiste, qui précède la rétrospective couvrant les années 1950 à 1988 organisée à l'abbaye de Beaulieu-en-Rouergue par Geneviève Bonnefoi en 1992.

Marcelle Loubchansky sut durant toutes ces années renouveler la manière de traiter ses thèmes favoris, ses formes issues du cosmos, de la terre et de l’eau, en créant un langage où les couleurs et la transparence suscitent une tension lyrique indéfinissable.

Expositions Principales expositions personnelles 1948 : galerie des Deux-Îles, Paris 1951 : galerie de Beaune, Paris 1953 : galerie Ex-Libris, Bruxelles 1954 : galerie Craven, Paris, préface de Charles Estienne 1956 : galerie Kléber, Paris, préface d’André Breton 1956 : galerie Aujourd’hui, Bruxelles, préface de P. Janlet 1957 : galerie Kléber, Paris, préface de Renée Beslon 1960 : galerie Kléber, Paris, préface de Charles Estienne 1963 : Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, préface de Roger van Gindertael. 1965 : galerie Fournier, Paris, préface de Geneviève Bonnefoi 1970 : « Fusion », galerie Zodiaque, Genève, préface de Maryse Haerdi 1991 : galerie Carole Brimaud, Paris 1992 : abbaye de Beaulieu-en-Rouergue, « Rétrospective 1950-1988 » 1993 : mairie du de Paris, « Hommage à Marcelle Loubchansky 1917-1988 » 2001 : galerie Le Sphinx, Montauban 2009 : galerie Carole Brimaud, Paris ; publication d'un catalogue : Marcelle Loubchansky, les moires de la mémoire, 1948-1980, avec reproduction en fac-similé du manuscrit de La Ronde des menhirs, poème de Charles Estienne dédié à Marcelle Loubchansky 2009 : galerie Convergences, Paris 2014 : « Espaces cosmiques », galerie 53, Paris 2017 : galerie Convergences, Paris ; publication d'un catalogue : Effusion colorée

Expositions collectives (sélection) 1948 : « Loubchansky et Mandorlo. Peintures récentes », galerie René Breteau, 70, rue Bonaparte à Paris, . Préface de Charles Estienne. 1948 « Présente un groupe de peintres non figuratifs. La rose des vents », exposition collective : Bandeira, Boumeester, Bryen, Loubchansky, Marc, Russel, Schöffer, Selim. Vernissage vendredi . Galerie des Deux Îles, 1 Quai aux Fleurs 75004 Paris. 1950 : Salon des réalités nouvelles, Paris. 1952 : « Peintres de la Nouvelle École de Paris », -, galerie de Babylone, 38, Boulevard Raspail à Paris. Premier groupe : Jean Bazaine, Berçot, Jean Deyrolle, Maurice Estève, Hans Hartung, Hilaireau, André Lanskoy, Charles Lapicque, Jean Le Moal, Alfred Manessier, Richard Mortensen, Jean Piaubert, Édouard Pignon, Serge Poliakoff, Marie Raymond, Gérard Schneider, Surgier, Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Pierre Tal Coat, Raoul Ubac, Victor Vasarely, Maria-Elena Vieira da Silva. Second groupe : vernissage le : François Arnal, Jean Michel Atlan, Jean-Marie Calmettes, Jules Chapoval, Denise Chesnay, Jean Degottex, Cicero Dias, Pierre Dmitrienko, René Duvillier, Roberta Gonzalez, Robert Lapoujade, Marcelle Loubchansky, Jean Messagier, Mehmed Devrim Nejad, James Pichette, Jean Pons, Bernard Quentin, Serge Rezvani, Fahr-el-Nissa Zeid - Jean Messagier, Journal, 1952, cité in Jean Messagier, Traces, par Francette Messagier, éditions Néo, 2006, .. 1952 : « Rose de l’insulte », librairie-galerie La Hune, 170, Boulevard Saint-Germain à Paris. Marc Chagall, Jean Degottex, Jean Deyrolle, René Duvillier, Fahr-el-Nissa-Zeid, Roberta Gonzalez, Marcelle Loubchansky, Jean Messagier, Richard Mortensen, Mehmed Devrim Nejad, James Pichette, Serge Poliakoff, Marie Raymod, Hans Reichel. 1952 : « Marcel Duchamp ou la Joconde mise à nu », Salon d’octobre, salle André Baugé, 1952 [.]. Premier Salon d’octobre. Hommage à Marcel Duchamp et rétrospective Chapoval. Salle André BaugéSalon créé le par Charles Estienne, où exposent Pierre Alechinsky, Angel Alonso, Avni Arbas, François Arnal, Geneviève Asse, Baram, Barta, Claude Bellegarde, Gianni Bertini, Huguette Arthur Bertrand, Bloch, Roger Bissière, Francis Bott, Christine Boumeester, Michel Bouqueton, Alain de la Bourdonnaye, Braun, Manolis Calliyannis, Jean-Marie Calmettes, Charbonnel, Michel Carrade, Carrey, Carton, Oscar Chelimsky, Denise Chesnay, Collignon, Constant, Jean-Michel Coulon, PIerre Courtin, Olivier Debré, Jean Degottex, Pierre Dmitrienko, Jacques Doucet, Bernard Dufour, Natalia Dumitresco, Dumulon, René Duvillier, Marcel Fiorini, Oscar Gauthier, Jacques Germain, Gilbert, Émile Gilioli, Georges Goulet, Guba, Hoerdur, Alexandre Istrati, Joly, Ida Karskaya, Kilic, John-Franklin Koenig, Georges Koskas, Lambert, David Lan-Bar, Charles Lapicque, Laviolle, René Legrand, Marcelle Loubchansky, Marc-Antoine Louttre, Manton, Maryan, Jean-René Megard, Jean Messagier, Wilfrid Moser, Moti, Nadal, Louis Nallard, Mehmed Devrim Nejad, Jean Perrier, James Pichette, Serge Poliakoff, Jean Pons, Marcel Pouget, Proweller, Riba Rovira, Risi, Sauer, Schaar, Schelchow, Stoloff, Wiking Swensson, Shinkichi Tajiri, Uriber, Van Haardt, Vega,  Waldberg, Wendt, Zao-Wou Ki.. 1952 : « Young Painters of Ecole de Paris », à l’initiative du British Council, Édimbourg. 1952 : « Younger European Painters », Solomon Guggenheim Museum, New York. 1952 : Exposition peintures, gravures et dessins de Duvillier, Fahrelnissa Zeid, Lapique, Laviolle, Marcelle Loubchansky, Messagier, Nejad, Serge Poliakoff, Jean Pons à la Galerie Suzanne Michel du au vignette|Carton vernissage Galerie Suzanne Michel 16 dec 1952 carton d'invitation de l'exposition, famille Suzanne Michel. 1953 : « La coupe et l’épée » (Degottex, Loubchansky, Duvillier, Messagier), galerie À L’Étoile scellée, 11 rue du Pré-aux-Clercs à Paris, du 10 au . Texte de Charles Estienne. 1953 : « Nouvelles propositions du réel », galerie Craven, 5, rue des Beaux-Arts à Paris, . (Arnal, Degottex, Duvillier, Fahr-el-Nissa Zeid, Loubchansky, Messagier, Ossorio).