James Frame ( - ) est un auteur écossais du . Il publia un livre The Philosophy of Insanity (1860), dans lequel il témoigne de son expérience à l'asile de Gartnavel à Glasgow en Écosse, et où il évoque les traitements psychiatriques de son époque.

Biographie Les parents de James Frame, James Frame (son père) et Margaret McKie se marièrent en , et eurent six enfants, Margaret, Janet, James, Elizabeth, John et Robert. Son père était un menuisier, fabricant de bureaux, vivant dans l'un des quartiers les plus pauvres de Glasgow, et que son fils dépeint comme un homme éduqué et pieux.

James Frame se maria en avec Mary Abercrombie, il exerçait alors la fonction de scieur de bois. De leur union naissent trois enfants : un petit James Frame , Margaret Frame et Jane Frame.

Mis à part dans ces quelques documents officiels, Mary Abercrombie n'est retrouvée nulle part dans les archives et semble disparaître de la vie de Frame. Néanmoins, James Frame se marie à nouveau en 1839 et épouse Elizabeth Fraser. Il suit les traces de son père puisqu'il est précisé sur le ban de mariage que sa profession est menuisier. James et Elizabeth purent être retrouvés dans le recensement de 1841. Ils sont alors âgés respectivement de . Les noms de leurs enfants Margaret, Robert et Agnes sont aussi inscrits au recensement.

James Frame est admis à l'asile Royal de Gartnavel pour la première fois en 1843, car il traverse un épisode mélancolique. Il est hospitalisé à la fin du mois de , et il restera à l'asile jusqu'à la fin du mois de Register of Patients (1841-1847)., Records of Gartnavel Royal Hospital, NHS Greater Glasgow and Clyde Archives, GB. Référence HB13/6/2, image ., sur http://wellcomelibrary.org/player/b21893226.

Il raconte, dans La Philosophie de la Folie, qu'après déjà des semaines de souffrances il est soudainement saisi par la pulsion de tuer sa femme. Afin de résister à cette pulsion il décide de courir jusqu'au commissariat de police pour s'y faire enfermer. La santé préoccupante de l'un de ses enfants semble aussi avoir déclenché cet épisode. Il entend la voix de son fils dans ses hallucinations, qui lui crie avoir faim. Ne pas pouvoir s'occuper de son fils augmente son sentiment de culpabilité. À partir de là son délire progresse, et il devient de plus en plus paranoïaque, jusqu'à croire que l'asile est un , que son enfant et lui-même sont les victimes d'un complot, et que son fils est en fait gardé et gavé dans l'asile. À cette période, Frame souffre aussi d'hallucinations concernant un esprit qui aurait , et c'est ce même esprit qui lui inspire un délire d'immortalité.

En 1851, James Frame alors âgé de vit toujours avec Elizabeth, âgée de et que l'on retrouve sous le surnom de "Betsy" dans le recensement. Ils vivent à Glasgow avec leurs six enfants : Margaret, Robert, Alexander, Betsy ou Elizabeth, Agnes, et Jessie.

La même année, en 1851, James Frame publie son livre : . Il est brièvement employé en tant que gardien d'un magasin de ferraille entre 1850 et 1851, comme cela est indiqué sur le livre, mais il est recensé comme étant un commercial dans le domaine du charbon en 1851.

Treize années après son premier internement à Gartnavel, James Frame y retourne. Il y est interné du mois de au mois de . Il explique ce nouvel épisode par . Bien qu'il ait pu sortir seul de Gartnavel pour rendre visite à sa famille, il explique dans son livre qu'il ne se sentait pas encore prêt à passer une nuit hors de l'asile. Les notes du médecin qui s'occupait de James Frame à l'époque démontrent effectivement que celui-ci ne souhaitait pas partir de l'asile avant que sa santé mentale et physique ne se soient suffisamment améliorées.

C'est pour raconter anonymement son expérience de la folie qu'il écrit, en 1860, The Philosophy of Insanity: by a late inmate of the Glasgow Royal Asylum for Lunatics at Gartnavel. Son livre paraît à l'époque chez trois éditeurs : à Édimbourg chez Maclachlan & Stewart, à Londres chez Houlston & Wright et à Glasgow chez William Love.

Frame est alors âgé de et travaille comme agent immobilier. Sa femme Elizabeth a . S'ensuivent les noms, âges et professions de leurs enfants sur le recensement : Georges () qui travaillait en tant que vendeur ; Elizabeth () ; Jessie (), Matilda (), et sa petite fille Elizabeth (). Elizabeth et Jessie travaillaient sur des machines à coudre . À ce jour, seuls les certificats de naissance de Georges et Matilda furent retrouvés.

James Frame décède un mois après son fils, le , d'une asphyxie soudaine.

Publications

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Références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

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