Jacques-Armand Dupin, dit Dupin de Chenonceaux, né à Paris le et mort à Port-Louis dans l'Île de France le , est une personnalité du français.
Biographie Jacques-Armand Dupin de Chenonceaux est né le à Paris, paroisse Saint-PaulArchives de Paris : Paroisse de Saint-Paul. État civil - Acte de naissance reconstitué. Cote du document : V3E/N 812. Archives de Paris 18 boulevard Sérurier 75019 Paris. Il est le fils du fermier général Claude Dupin (1686-1769) et de sa seconde épouse, Louise de Fontaine (1706-1799). Jacques-Armand Dupin se fait appeler « Dupin de Chenonceaux » par référence au château de Chenonceau, acquis par ses parents le . Le château s'orthographiait alors comme le village, c'est-à-dire avec un « x ».
Le à Paris en l'Église Saint-SulpiceÉtat civil de Paris : mariages à Paris (1613-1805) - Fonds Archives généalogiques Andriveau., il épouse Louise-Alexandrine-Julie de Rochechouart-PontvilleLouise-Alexandrine-Julie de Rochechouart-Pontville (1730-1797) : orthographe correcte des prénoms suivant les actes notariés dont celui de son contrat de mariage avec Jacques-Armand Dupin de Chenonceaux en date du à Paris. Source : Archives nationales - Minutier central des notaires de Paris, étude Aleaume MC-XCI - Liasse 858.. Elle lui donne un fils, Claude Sophie Dupin dit « Dupin de Rochefort » (né en 1751), capitaine au régiment de Jarnac Dragons, mais qui marié à Anne-Jeanne-Sophie de Serre de Saint Roman le en l'Église Saint-Eustache, meurt sans postérité à Chenonceau, le dans sa trente-huitième annéeArchives municipales de Chenonceaux : État civil - acte de décès de Claude Sophie Dupin de Rochefort. Mairie de Chenonceaux, 1 place de la Mairie 37150 Chenonceaux. Voir aussi les archives numérisées de Chenonceaux aux Archives départementales d'Indre-et-Loire..
Dupin de Chenonceaux est un mauvais sujet, dont Jean-Jacques Rousseau blâme l'inconduite dans son ouvrage, Les Confessions. :
Jacques-Armand accumule d'énormes dettes de jeu dont l'une oblige son père pour l'honorer, à vendre plusieurs de ses biens en 1750Plusieurs ouvrages mentionnent une somme exorbitante de et la vente de l'Hôtel Lambert pour régler cette dette. Mais l'Hôtel Lambert est vendu le (Minutier central des notaires de Paris, LXXXVIII-856). Cette année-là, Jacques-Armand Dupin de Chenonceaux a douze ans. Ce qui est bien jeune pour jouer et perdre une pareille somme dont le montant semble par ailleurs nettement exagéré.. Les écarts de leur fils unique qui se livre également à des spéculations risquées, se poursuivent. Claude Dupin est obligé de faire appel à la justice. Jacques-Armand est envoyé dans la Maison des religieuses de Charenton où il s'échappe en 1762.. Il gagne la Hollande et poursuit sa mauvaise vie à Amsterdam. Placé sous la tutelle de son père, Jacques-Armand est extradé de Hollande. Arrêté, il est enfermé à la forteresse de Pierre Encise près de Lyon par une lettre de cachet, sous prétexte de folie. Par crainte d'une nouvelle évasion ou d'un suicide, ses parents le font sortir et décident de l'exiler le pour ses inconduites à l'Île de France, où il meurt de la fièvre jaune le à la paroisse Saint-Louis de Port-Louis..
Avant d'embarquer à bord du « Comte d'Artois », navire marchand de la Compagnie des Indes orientales, il aurait confié à sa mère une fille illégitime, Marie-Thérèse Adam (Paris, 1755 - Chenonceaux, 1836) qui deviendra plus tard l'épouse du médecin Pierre Bretonneau.
Documents Contrat de mariage Contrat de mariage (extraits) entre Jacques-Armand Dupin de Chenonceaux (1727-1767) et Julie de Rochechouart-Pontville (1730-1797), le chez Claude Aleaume, notaire à Paris.
La dernière page de cet acte notarié comporte des signatures prestigieuses dont celles de : Louise-Anne de Bourbon-Condé, Fontenelle, Claude Dupin, Louise Marie Magdeleine Guillaume de Fontaine, Jacques-Armand Dupin de Chenonceaux, Julie de Rochechouart-Pontville, Louis Dupin de Francueil ainsi que la plupart des membres de la famille de Rochechouart.
Pour la famille de Rochechouart, la mésalliance de Julie de Rochechouart-Pontville et qui deviendra une amie de Jean-Jacques Rousseau, était une honte et fait scandale.
Source : Archives nationales.
Dupin de Chenonceaux, l'ultime voyage Jacques-Armand Dupin de Chenonceaux embarque à bord du navire le « Comte d'Artois » dans le port de Lorient, le . Ce vaisseau a une capacité de et il est percé pour 64 canons mais il possède en réalité entre 24 et 26 canons effectifs. Il est construit à Lorient pour la Compagnie des Indes orientales le . Il est armé pour la première fois et part le à destination des Indes puis il est rentré à son port d'attache le .
Dupin de Chenonceaux, inscrit sur la liste des passagers, est arrivé à Lorient le . Il n'a pas que des bons souvenirs dans cette ville maritime. En tant que fermier général adjoint de son père, il se révèle malavisé dans ses inspections, en particulier dans ce port breton. Le marquis d'Argenson rapporte : . !
Le registre du rôle des équipages et des passagers précise par ailleurs en ce qui le concerne. : , ce qui sous-entend « à la table du capitaine et aux frais du voyageur » du fait de son rang social plus élevé. Il fallait d'autre part payer le prix forfaitaire de la traversée avant le départ.
Le « Comte d'Artois » est donc armé de nouveau et prend la mer une seconde fois le avec un équipage de et un certain nombre de passagers clandestins.. Après une traversée de cinq mois, Jacques-Armand Dupin débarque à l'Îsle-de-France à Port-Louis, le .
Mais le bateau est pris dans un orage frontal et il s'échoue à l'entrée de Port-Louis au lendemain de son arrivée, le . L'échouage a causé la mort par noyade du charpentier de marine en second, Jean Jacob. Les mauvais présages s’accumulent pour le « Comte d'Artois » : l'aumônier et officier du navire, Charles-Antoine Aquard (ou Alard suivant le registre des sépultures) meurt à l'hôpital de la ville, le La cause de la mort de l'aumônier est inconnue et rien ne permet d'affirmer ou d'infirmer de relier ce décès à l'échouage du navire.. Après le renflouement du vaisseau et les réparations nécessaires, il reprend son périple. Le bâtiment de la compagnie est rentré le à Lorient, désarmé et transformé comme ponton.
Dupin de Chenonceaux meurt de la fièvre jaune le à l'âge de 40 ans, dans cette lointaine colonie.
Bibliographie
Voir aussi
Articles connexes Château de Chenonceau Claude Dupin Louise Dupin
Liens externes
Notes et références Notes
Références
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